Sur une petite île isolée, des créatures inconnues
s'attaquent à la population. Le docteur du coin a juste le temps
d'aller chercher deux autres médecins avant qu'il ne soit plus
possible de sortir de l'île. Les trois hommes n'ont plus qu'à
résoudre l'énigme avant qu'il ne soit trop tard !

Terence
Fisher est avant tout connu pour avoir été le réalisateur
vedette de la Hammer. On lui doit la plupart des grands films de la
maison de production britannique dont ceux qui auront lancé l'âge
d'or de l'épouvante anglaise des années 60. Le réalisateur
du CAUCHEMAR
DE DRACULA signe tout de même pas mal de films en dehors
de la Hammer et c'est le cas de L'ILE DE LA TERREUR qui est,
il faut bien le dire, très éloigné du style qui
aura fait le succès de Terence
Fisher.

Se déroulant dans
les années 60, l'action se rapproche bien plus de la série
des QUATERMASS de Nigel
Kneale dont la Hammer a d'ailleurs produit trois aventures pour
le cinéma : LE
MONSTRE, LA
MARQUE et LES
MONSTRES DE L'ESPACE. Tout d'abord enquête policière
et scientifique, les héros de l'histoire vont être confrontés
assez rapidement au surnaturel. Le métrage essaie de garder le
mystère enveloppant la découverte de cadavres dont la
particularité se situe dans la disparition totale de leurs ossements.
Reste donc à savoir qui peut bien réussir à absorber
les os d'un être humain sans qu'il n'y ait aucune incision pratiquée
sur le corps. Les trois hommes seront bientôt confrontés
à des créatures nommées "Silicates".

Le gros point faible de L'ILE
DE LA TERREUR n'est certainement pas son casting. Tous les acteurs
sont plutôt convaincants, Peter
Cushing en tête. Ce dernier fait un peu office de faire valoir
pour Edward Judd qui interprète ici un docteur plus jeune et
au tempérament de séducteur. On le découvre d'ailleurs
en charmante compagnie dans son appartement avant qu'il ne décide
d'écourter sa soirée pour s'embarquer dans l'aventure.
Au passage, sa compagne suit le trio, histoire d'apporter une touche
féminine à l'histoire !

Le talent des acteurs n'arrivera
pas pour autant à nous persuader de l'existence des "Silicates".
Sortes de gâteaux ratés et amorphes dont le seul appendice
est un tentacule. Dès que toutes ces petites bestioles sont cadrées
en plan large dans une forêt, le résultat n'est pas folichon.
Et, ne me demandez même pas comment l'un d'entre eux peut grimper
dans un arbre tant le bidule a l'air rigide. Passé le look surprenant
des créatures, il faut aussi noter une séquence tout aussi
étonnante que les créatures lorsque les deux personnages
principaux mettent des combinaisons anti-radiations qui donnent l'impression
qu'ils ont enfilé des préservatifs géants ! Passé
cela, il faut tout de même reconnaître que le métrage
est dans son ensemble plutôt sympathique.