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 FILM INFOS

 Titre original

 VIOL DU VAMPIRE, LE

 Autres titres

 RAPE OF THE VAMPIRE, THE

 Année

 1967

 Nationalité

 France

 Réalisation

 Jean Rollin

 Scénario

 Jean Rollin

 Musique

 Yvon Gerault
 François Tusques
 Barney Wilen

 Acteurs

 Solange Pradel
 Bernard Letrou
 Catherine Deville
 Ursulle Pauly
 Nicole Romain
 Marquis Polho
 Louise Horn
 Doc Moyle
 Don Burhans
 Yolande Leclerc
 Philippe Druillet
 Jean Aron
 Mei-Chen
 Edith Ponceau Lardie
 Olivier Martin
 Jean Denis Bonan
 Eric Yan

 

 DVD INFOS

 

Editeur

LCJ

Format Disque

Simple Couche

Durée

91 minutes

Format Image

Format Sonore

Francais

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Interview de Jean Rollin
 • Bandes-annonces
  • Requiem pour un vampire
  • Le frisson des vampires
  • La morte vivante
  • Fascination
  • La nuit des traquées
  • Le viol du vampire
 • Galerie d'affiches
 • Bio/Filmographie de Jean Rollin

 

 ON AIME

• Un foisonnement d’idées
• Une image très soignée

 ON N'AIME PAS

• Les mêmes bonus sur tous les disques de la collection

 LE VIOL DU VAMPIRE

 

Un vieillard noble loge dans son château quatre jeunes femmes vampires. Thomas, accompagné de deux de ses amis Marc et Brigitte, mène l’enquête : il ne croit pas au vampirisme et est bien décidé à libérer les jeunes femmes. Il finit par comprendre son erreur : il est mordu par l’une d’elles dont il est tombé amoureux, et les deux amoureux sont abattus par Marc, rendu fou par la mort de Brigitte.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

La reine des vampires apparaît alors et tue le vieillard : il a échoué dans sa mission. Elle réunit après quelques péripéties tous les acteurs du drame dans une clinique où la secte vampirique s’adonne à des expériences sur les morts-vivants : Brigitte est l’un des nombreux cobayes.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Il est délicat de rendre compte de l’action du VIOL DU VAMPIRE en quelques lignes : en effet, le film foisonne de scènes liées entre elles par plusieurs actions simultanées, et pour couronner le tout, le film est divisé en deux parties (deux courts ou moyens métrages) dont les lieux, les intrigues sont éminemment distinctes.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

LE VIOL DU VAMPIRE est le premier long métrage d’horreur de Jean Rollin. Quelques films (courts métrages, documentaires) ouvrent sa carrière (deux seront disponibles sur l’édition américaine de PERDUES DANS NEW YORK annoncée sans date), mais c’est avec LE VIOL DU VAMPIRE qu’il se fait connaître, en pleine révolte de mai 68.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Pour compléter sa programmation d’un film américain jugé un peu trop court, le distributeur Jean Lavie propose en fait à Jean Rollin de tourner un court métrage. Il le finance grâce au producteur Sam Selsky et se lance dans l’aventure. Une fois le montage terminé, le producteur trouve le résultat plutôt réussi et il n'est plus question de le proposer en double programme. Il demande alors à Jean Rollin de tourner une suite dans les mêmes conditions financières et techniques. C’est ainsi que LE VIOL DU VAMPIRE se voit ajouté une seconde partie, LA REINE DES VAMPIRES, qui lui permet de passer du statut de court à celui de long métrage !

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

L’esprit poétique et fortement inspiré des romans feuilletons ne semble pas séduire les spectateurs, ni les critiques, puisque l’accueil du film fut exécrable et suscita un véritable scandale. Avec le recul, ce premier essai horrifique concentre presque tous les lieux communs des films de Jean Rollin, comme s’il était un manifeste, une réserve inépuisable dans laquelle le réalisateur a pu venir se servir pour ses autres métrages.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Les lieux, tout d’abord, sont marquants du cinéma de Rollin : le cimetière et la crypte réapparaîtront dans nombre de ses films (LA ROSE DE FER, dans lequel c’est l’unique lieu, LEVRES DE SANG…) ; la demeure perdue dans le parc (FASCINATION, LA MORTE VIVANTE…) ; enfin la plage de Pourville Lès Dieppe qui est le leitmotiv le plus clair des films de ce réalisateur, devient un lieu fondateur de son cinéma, sur lequel la vie se donne où se perd, qui prend plus d’importance que l’action qui s’y déroule. La scène finale se déroule dans un lieu en revanche inexploité par la suite par Jean Rollin, mais qui est un topos du film d’horreur : le théâtre (LE FANTÔME DE L’OPÉRA, BLOODY BIRD…). La messe noire de cette séquence atteint une dimension grand-guignolesque (rappelant Jess Franco dans la première séquence d’EXORCISME). Le bricolage filmique est totalement assumé dans cette séquence par Jean Rollin ; les décors sont caricaturaux et la mise en scène de la messe aussi amatrice et second degré que le film en lui-même (la mémorable fusillade finale). Dans le même objectif, la musique entre dans le champ (on voit l’orchestre en train de jouer la bande-son) de sorte que Rollin exprime que tous les éléments du film relèvent de la théâtralité.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Dans ce premier long métrage, Rollin fait montre d’une utilisation efficace du langage cinématographique mais il se permet en outre quelques trouvailles et pirouettes stylistiques qui font également la marque de fabrique de ses films : les plans inversés très connotés fin des années soixante, la caméra virevoltante autour du couple dans le salon des femmes vampires (une poussée à l’extrême de ce qu’a fait Hitchcock dans SUEURS FROIDES, lors de la séquence du baiser dans l’écurie de la mission), les cadres renversés… ces effets renforcent le côté psychédélique du film. En revanche, les raccords dans l’axe de la poursuite en voiture (extrêmement réussie) prouvent une véritable réflexion assez novatrice sur le cinéma proche de la nouvelle vague. Le premier épisode du film est plus innovant que le second ; c’est dans cette partie que les images, leur composition, leur couleur (le film est dans un très beau noir et blanc) prennent toute leur dimension poétique : un long rêve d’une heure et demi, c’est peut-être ainsi qu’il faut concevoir ce premier métrage de Rollin à la poésie assumée. L’utilisation de plans composés tels des tableaux, des métaphores visuelles étonnantes (le retour du jeu de quille scandant le métrage), la mise en situation presque surréaliste des personnages et de l’intrigue, voilà les caractéristiques poétiques les plus criantes de ce «mélodrame» (le terme est choisi par Jean Rollin en exergue du film). De plus, Rollin conserve les hésitations de ses acteurs amateurs, les imperfections qui renforcent l’aspect onirique de l’ensemble : dans ses forces et dans ses faiblesses, le film est un long voyage dans l’étrange, et à plusieurs reprises, il rappelle la force évocatrice de plusieurs plans des YEUX SANS VISAGE de Georges Franju (dont se réclame souvent Jean Rollin).

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Ce disque fait partie de la collection Jean Rollin éditée par L.C.J. et distribuée depuis quelques temps par un magasin de VPC. La vente dans un circuit plus traditionnel est prévue pour la rentrée 2003. Le premier film de Jean Rollin avait déjà fait l’objet d’une édition chez Salvation : la comparaison des deux éditions n’est pas au désavantage de l’éditeur français. Le format est sensiblement le même ; l’image est au format 4/3 dans un ratio de 1.66:1. Une petite perte d’image dans l’édition Salvation est causée par un détourage sur la droite de l’image, alors que l’image apparaît entière dans l’édition L.C.J.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE
DVD français
DVD anglais

Là où la différence est plus notable, c’est dans le montage choisi pour ces deux éditions : la version L.C.J. montre en effet 90 minutes et 40 secondes de métrage, métrage amputé de 43 secondes dans la version Salvation. La scène coupée est celle du supplice par le fouet de l’infirmière traîtresse (chapitre 6 pour L.C.J., chapitre 8 pour Salvation). Le montage diffère aussi par la séquence de la morte-vivante disséquée : le montage Salvation montre le plan de la morte-vivante non dénudée (elle se couvre d’un drap en se levant de la table d’opération), alors qu’elle se lève nue dans le montage L.C.J.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE
DVD français
DVD anglais

Malheureusement, le plan alternatif choisi dans ce montage, même s’il montre un des effets spéciaux les plus réussis du film, ne s’enchaîne pas avec le plan suivant ou la morte-vivante est de nouveau couverte du drap, qu’elle a abandonné deux plans avant. Pour écarter cette incohérence, l’éditeur aurait pu privilégier l’autre montage de cette séquence mais joindre absolument le plan alternatif en bonus ou en tout cas donner quelques explications ce que nous faisons ici même ! Autre différence, les contrastes sont plus poussés dans la version Salvation, ce qui fait davantage ressortir les usures de la pellicule, alors que la teinte plus terne choisie par L.C.J. les adoucit. Restent quelques tâches sur la pellicule, quelques flous ou grésillements minimes dans le fond de l’image.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Les disques de la collection offrent tous les mêmes bonus et utilisent la même présentation. Les bandes-annonces font un rapide tour du meilleur de Jean Rollin (ou du moins du plus marquant) mais on peut regretter qu’elles soient presque identiques sur tous les disques : elles sont enchaînées en un seul programme heureusement chapitré, ce qui permet l’accès direct à une bande annonce. Sur ce titre, l’éditeur a cependant rajouté la bande-annonce du VIOL DU VAMPIRE à la fin du programme (chapitre 6). L’interview de Jean Rollin, proposée en ratio 1.77:1, est identique à celle des autres disques ; elle apporte néanmoins quelques précisions intéressantes sur son travail, et sur sa propre perception de ses œuvres. Les bonus sont plus fournis dans la collection éditée par L.C.J. que sur les disques édités par Salvation ; THE RAPE OF THE VAMPIRE se voyait complété seulement par la bande-annonce (la même que sur le disque français) et une galerie.

Photo : VIOL DU VAMPIRE, LE

Le film le plus marquant de Jean Rollin, annonciateur de ses chefs-d’œuvre à venir, sort dans une édition surpassant l’édition anglaise de Salvation. C’est véritablement un film à voir, dérangeant mais aussi enthousiasmant puisqu’il impose un rythme et une narration propre à leur auteur, qu’il ressuscite le surréalisme et n’hésite pas à tenter des expériences inédites.

Jérôme Peyrel

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