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 FILM INFOS

 Titre original

 BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

 Autres titres

 BROTHERHOOD 5

 Année

 2009

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 David DeCoteau

 Musique

 Jerry Lambert

 Acteurs

 Maria Aceves
 Preston Davis
 Lindsey Landers
 Arthur Napiontek
 Brett Novek
 Nathan Parsons
 Oskar Rodriguez

 

 DVD INFOS

 

Editeur

E1 Ent.

Format Disque

Double Couche

Durée

86 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

English

 

 SUPPLEMENTS

 •Making Of (52mn02)
 • Bandes annonces£
 • Brotherhood V : Alumni
 • Little Ashes
 • Ciao
 • The Pit and the Pendulum§

 

 ON AIME

• La tarte aux mûres
• Dr ALIEN
• Un café ristretto

 ON N'AIME PAS

• Brotherhood 5

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 THE BROTHERHOOD V : ALUMNI

 

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Pourquoi arrter d'exploiter un filon alors que la demande existe toujours ? La chane de tlvision amricaine Here ! a donc pass un deal avec le ralisateur David DeCoteau, en lui commandant pas moins de six films pour la diffusion sur le cble. Parmi ces mtrages, on trouve donc la quatrime squelle de la populaire srie des THE BROTHERHOOD, savoir THE BROTHERHOOD V : ALUMNI.

Le soir du bal de fin d'anne du Lyce Sunnydale High, Leslie (Oskar Rodriguez), un jeune lycen sujet des moqueries, est retrouv mystrieusement assassin. Un an aprs, chacun des protagonistes prsents reoit une invitation qui les force revenir sur les lieux du crime. Ils vont se trouver pourchasss et tus par quelqu'un qui souhaite se dbarrasser d'eux.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Autant le dire de suite : ce film n'a qu'un lien plus qu'loign avec la srie des BROTHERHOOD. Pas d'initiation, pas de formation clanique? il doit beaucoup plus la structure d'œuvres comme BIZUTAGE MORTEL ou encore FINAL SCREAM. THE BROTHERHOOD IV : THE COMPLEX ayant bnfici d'un budget plutt confortable, d'un effort scnaristique et visuel vidents, il tait permis d'aborder ce nouvel avatar avec une certaine srnit. Aprs les deux visions qu'il a fallu faire pour rendre compte toi, cher lecteur, de l'tendue des dgts, il nous est possible de dire : oui, c'est le pire de la srie.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Comme le cahier des charges semble bien pourvu, faisons gaiement l'inventaire des passages obligatoires. Le groupe de garons dshabills avec sous-vtements blancs pour les gentils, noirs pour les mchants ? OK. Personnages fminins sortis tout droit de ROMY & MICHELLE HIGH SCHOOL REUNION, soit avec au moins dix ans de plus que l'age requis pour un bal de fin d'anne ? C'est bon. Je suis un homme et ds que j'entre dans un vestiaire, je vois une douche et une irrsistible envie de me laver pendant neuf minutes me saisit les tripes ? Prsent. Je suis une fille et je cours comme je peux sur mes talons hauts pour me cacher parce que je suis poursuivie par on ne sait quoi ? Yes. Les acteurs et actrices qui jouent comme des tartes ? Check. Scnario qui tient sur un timbre poste ? Absolument.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Il semble que tout soit en place? alors, o est-ce que a coince ? Tout d'abord la scne d'ouverture... Une pure merveille de non-sens, un supplice de lenteur avec un acteur (Oskar Rodriguez) qui joue horriblement mal - ou qui ne sait pas jouer. A moins qu'il ne soit mal dirig, au choix. Le rsultat est le mme : au secours ! Un huitime du mtrage est consacr une trs loooooooooooongue dambulation dans des couloirs vides entendre prononcer un prnom puis, joie, tiens, un vestiaire. Et si je prenais une douche ? il n'y a qu' demander et nous voil servi. Une scne de douche. Mais attention, ultra-soft et surtout l aussi, trs trs trs trs longue. Interminable. On se demande comment les acteurs ne sont pas atteints de desquamation aprs un tel tournage.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Ensuite le scnario. Pour la premire fois, le scnariste attitr de la srie, Matthew Jason Walsh, est absent du gnrique. Un obscur Moses Rutegar (pseudo ??) qui opre la spectaculaire performance d'crire un vritable vide scnaristique. Il s'agit d'un whodunit mais bricol de telle faon que tout semble en parfait dsquilibre la plupart du temps. Des poursuites molles, des pripties cules, des lignes de dialogues ahurissantes de stupidit et de dsintrt total, des scnes de fesses plates et anti-rotiques? pour se rveiller dans les dix dernires minutes du film, en effet, il va falloir tenir veill jusque l pour finalement avaler le peu de suspense que contient le mtrage. Avec la rvlation du tueur en fin de parcours et l'explication de texte de rigueur. Tout a pour a, pourra-t-on soupirer d'un air lelouchien dsempar. Et de se demander pourquoi le scnariste n'a-t-il pas dvelopp une amorce de suspense ds le dbut du film ?

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

La mise en scne n'arrange hlas pas grand-chose. Si la marque de fabrique soigne de l'image est toujours de rigueur, DeCoteau retombe dans les travers d'une pnibilit et d'un lenteur pesantes. Clairement, ds qu'un scnario montre des signes de fatigue, le cinaste se croit oblig d'user et d'abuser de scnes de ralenti, d'exposition statique avec camra visse sur le sol ou de marche nocturne sans but rel. Puis bien sr, il aligne de longs panoramiques sur les corps masculins de ses modles acteurs, prenant le soin de s'arrter soigneusement au-dessus de la ceinture. Cette pudeur reste par ailleurs assez curieuse, la chaine Here ! ayant diffus des sries comme DANTE'S COVE ou encore THE LAIR, bien plus hardies en reprsentation corporelle et quota de chairs dnudes, toutes sexualits confondues. Ici, les jeunes hommes sont certes gaillardement films mais ils semblent s'ennuyer fermes. Et ce qui faisait la nouveaut et donc l'originalit, il y a dix ans de cela, de mtrages comme VOODOO ACADEMY ou encore THE FRIGHTENING apparat ici ct de la plaque, comme si le cinaste n'y mettait plus du sien. Il filme mcaniquement des scnes pitrement agences et l'homo rotisme n'y est mme plus titillatoire. Voir la scne entre les deux garons dans le gymnase, absolument pathtique et s'arrtant pile poil o il ne faut pas (ou au contraire, o on aimerait bien que a continue). Et rebelote avec la scne trois avec Maria Aceves, peine digne de la srie rose de France 3, datant d'il y a 25 ans. DeCoteau, un puritain en devenir ?

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

DeCoteau souffrirait-il du syndrome du cinaste stakhanoviste qui tourne en rond ? Panne d'inspiration ? Panne tout court ? Car la pente descendante amorce depuis quelques temps (depuis un GRIZZLY RAGE de sinistre mmoire) n'est pas loin du bord du gouffre, tant on sent une conomie de talent quasiment tous les tages. Cela rappelle des œuvres tout aussi vides de narration comme BROTHERHOOD III ou encore SPEED DEMON, d'une mollesse sans nom. Il y va aussi du choix de ses protagonistes. C'est bien joli de les prendre (sans jeu de mots, bien sr !) sur leur physique, mais encore faut-il qu'il aient pris des leons de comdie. Entre la fille de Judy Landers (qui avait tourn avec David DeCoteau l'excellent DR. ALIEN !) qui a t trs probablement choisie pour son statut de fille de avec la prsence outrancire d'un jambonneau en phase terminale et la ribambelle de belltres interchangeables qui rivalisent d'inexpressivit, le spectateur n'est vraiment pas gt. Hagard, il peut regarder sa montre ralentir au fur et mesure que les 86 minutes s'grnent. Car, en effet, l'impression d'assister un mtrage deux fois plus long qu'il n'est rellement se fait cruellement sentir. Aucun sens de l'urgence, suspense l'encphalogramme plat, des attaques pitoyables, pas une goutte de sang, pas de chair transperces? Rien de pire qu'un film se voulant horrifique et n'offrant aucun acte horrible se mettre sous la dent !

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

A noter qu'il s'agit toujours du fidle Danny Draven qui s'occupe du montage du film. Honte du produit ou obscures raisons de syndicat local, il signe sous le pseudo de Jack Harckness (comme il le fit pour THE INVISIBLE CHRONICLES, par exemple). Peut-tre a-t-il mont cela la hte ? Car le rsultat n'est vraiment pas probant. La seule chose sauver, comme l'habitude, reste le cadre et l'image toujours trs soigns. Un bien maigre bilan et notre patience qui commence se trouver mise rude preuve.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Fini le format scope qui lui permettait d'explorer son got du cadre choisi et de la profondeur de champ que David DeCoteau affectionne gnralement (quoique apparemment PUPPET MASTER : AXIS OF EVIL a t tourn en format anamorphique ?). A l'instar des autres tlfilms tourns pour Here ! (THE INVISIBLE CHRONICLES, PLAYING WITH FIRE, THE PIT AND THE PENDULUM, THE RAVEN...), BROTHERHOOD V se prsente en format 1.78, dot d'un signal 16/9me. Tourn en DV, le transfert demeure honorable, faisant la part belle aux clairages bleuts et lumineux. Ceci dit, il ne faut pas chercher trop loin, les contrastes demeurant limits et quelques effets de moirage se font remarquer dans les scnes les plus sombres. Un mixage en 5.1 peine honorable vient complter le tableau, avec en point d'orgue les invitables orages et clairs. Mais les dialogues restent orients vers les voies avant, les canaux arrire s'animant que trop irrgulirement.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Ct bonus, on se trouve gratifi du tournage d'une scne en intgral, celle de l'agression de Lindsay Landers dans la scne du bal dserte. Rptition, filmage? sans aucun montage. Prs d'une heure prise sur le vif soit presque autant que la dure du film lui-mme ! Aprs quelques dizaines de minutes, il faut avouer qu'il faudra beaucoup de courage pour aller au-del et on peut tre amen se demander quelle peut tre la finalit de tout mettre sur la galette, hormis pour les fans les plus hardcore. Nanmoins, cela donne tout de mme un indice sur la pauvret du budget globale. Accessoires, costumes, quipe : tout est l'conomie maximale.

Photo : BROTHERHOOD V : ALUMNI, THE

Ce qui n'empcha pas David DeCoteau d'enchaner sur une cinquime squelle tourne en parallle et nomme THE BROTHERHOOD VI : INITIATION qui devrait dbarquer sans crier gare sur le march du DVD incessamment sous peu. Et comme si la soif de sries B made in David DeCoteau ne suffisait pas, il faudra aussi compter sur l'arrive prochaine de pas moins de sept autres films en plus de ceux dj noncs plus haut tancher sa soif ! STEM CELL, ALIEN PRESENCE, BODY BLOW, SON OF A WITCH, FOOD OF THE GODS, NIGHTFALL et le trs attendu PUPPET MASTER : AXIS OF EVIL. Ca fait pas mal de boulot qui nous attend. Mais en aurons-nous encore envie ? Serons-nous encore en vie ? Dans quel tat j'erre ? L'avenir nous le dira !

Francis Barbier

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