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 FILM INFOS

 Titre original

 DEATH MACHINE

 Année

 1995

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Stephen Norrington

 Scénario

 Stephen Norrington

 Musique

 Crispin Merrell

 Acteurs

 Brad Dourif
 Ely Pouget
 William Hootkins
 John Sharian
 Martin McDougall
 Andreas Wisniewski
 Richard Brake
 Alex Brooks
 Stuart St. Paul
 Rachel Weisz

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Trimark

Format Disque

Simple Couche

Durée

99 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Bandes-annonces
  • Death Machine
  • Family of Cops

 

 ON AIME

• Une série B sympathique shootée au système D
• L'humour pour mieux faire passer un scénario sous influences

 ON N'AIME PAS

• Des carences de rythme, essentiellement dans la première partie
• Une édition DVD crasseuse, recadrée en plein écran

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 DEATH MACHINE

 

Après le fiasco du projet de soldat cybernétique «Hardman», la compagnie d'armements militaires expérimentaux Chaank Industries décide de limoger son ingénieur en chef, Jack Dante (Brad Dourif). Psychotique et rancunier, ce dernier lâche dans les locaux de la société un jouet de sa confection : un robot géant et ultra-vindicatif repérant ses victimes grâce à leur degré de peur. Le «Warbeast» va ainsi se lancer à l'assaut des hautes instances de Chaank, mais aussi d'une jolie conseillère en communication en pleine crise d'éthique face aux activités de son employeur, ou encore d'une bande de saboteurs antimilitaristes infiltrés dans le bâtiment.

Photo : DEATH MACHINE

Daté de 1995, DEATH MACHINE arrive cinq ans après la petite bombe anglaise de Richard Stanley, le fameux HARDWARE. Ce film, au budget très modeste, parvenait à mixer habilement relecture futuriste (avec une histoire de robot fou dans un univers très post-apocalyptique), ficelles classiques du monstre en huis-clos style ALIEN de Ridley Scott, le tout lié par un vrai regard de jeune cinéaste à l'imagination visuelle hors-norme. La réussite de HARDWARE ouvrira les vannes financières à des séries B du même tonneau, dont ce DEATH MACHINE qui marche plus que de raison sur ses plates-bandes. Ce dernier n'aurait sans doute été qu'un sous-SATURN 3 s'il n'était pas écrit et réalisé par un jeune chien fou passionné de science-fiction et de contre-cultures, Stephen Norrington. Initialement maquilleur prosthétique et créateur d'effets spéciaux entre autre sur ALIENS de James Cameron, GREMLINS 2 de Joe Dante et justement sur HARDWARE de Richard Stanley, Norrington passe ici à la réalisation avec l'idée d'en remontrer à ses modèles malgré des moyens extrêmement réduits. Ses efforts sur ce premier film lui offriront en 1998 les rênes de BLADE avec Wesley Snipes, une grande réussite préfigurant le succès de MATRIX ou de X-MEN. Après un petit thriller malheureusement peu distribué, THE LAST MINUTE, Norrington revient à la tête d'une grosse production Hollywoodienne avec LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES en 2003. L'échec du film et les nombreux déboires de la production (on parle d'une dispute «musclée» entre Norrington et Sean Connery) écarte le metteur en scène des plateaux jusqu'à aujourd'hui. Régulièrement cité sur des projets au long court (comme AKIRA version live ou le remake du CHOC DES TITANS), nous attendons encore le retour officiel de ce réalisateur talentueux et atypique.

Photo : DEATH MACHINE

DEATH MACHINE n'est pas pour autant un coup de maître. C'est pour Norrington un galop d'essai qui tient autant de l'exercice technique que d'un défouloir à citations et influences. Le scénario est un prétexte pour revisiter les trames narratives de classiques du genre ou pour accumuler les hommages aux réalisateurs mentors. Le film s'ouvre sur un projet de robot militaire devenant incontrôlable à l'instar de la démonstration calamiteuse de L'ED 209 du ROBOCOP de Verhoeven. La chasse au monstre d'acier se réclame autant du ALIEN de Scott que de sa séquelle réalisée par James Cameron (le look du «Warbeast» reprend d'ailleurs le design de la créature imaginée par Giger). L'ombre des deux premiers TERMINATOR est absolument omniprésente, notamment dans la direction artistique des décors qui rappellent les locaux du conglomérat responsable de la création des cyborgs (comble du geek, Norrington fait même prononcer à l'un de ces personnages «I'll be back», célèbre réplique de la saga de Cameron). La mise en scène est également sous hautes influences puisque l'utilisation de la fumée et de la pluie pour «habiller» certains plans se réfère grandement à l'esthétique du Ridley Scott de BLADE RUNNER, tandis que la manipulation de la lumière évoque à nouveau Cameron. Quant aux quelques mouvements de caméra frénétiques, ils sont directement inspirés du Sam Raimi des EVIL DEAD. Pour être certain que le spectateur puisse reconnaître ses goûts cinématographiques, Norrington baptise ses personnages du nom de ses réalisateurs préférés : Jack (Joe) Dante, Sam Raimi, John Carpenter... Les noms de Yutani et Weyland étant, quant à eux, des références à la compagnie de transport de ALIENS. Une idée amusante, malheureusement déjà utilisée en 1986 dans NIGHT OF THE CREEPS de Fred Dekker.

Photo : DEATH MACHINE

Avec seulement 3 petits millions de dollars et un planning serré, Norrington va essayer de se hisser au plus près du rendu visuel de ses idoles en mobilisant ses compétences de technicien dans les effets spéciaux. Le résultat est extrêmement honorable compte tenu de l'aberration du défi. Certes, DEATH MACHINE fait parfois pauvre dans certains de ses décors. Il se montre néanmoins très généreux en action, et livre des séquences de destruction que l'on ne croirait pas possible avec un budget si limité. Le «Warbeast» est omniprésent, même si rarement montré d'un seul tenant, et ses agressions font particulièrement mal (comme lors d'une attaque dans un ascenseur laissant un protagoniste déchiqueté par les griffes du monstre de métal). En guise de bouquet final, le dernier tiers du film fait enfiler les extensions cybernétiques du projet «Hardman» à l'un de nos héros (joué par John Sharian, vu dans THE MACHINIST) pour une empoignade entre robots. On est certes loin du duel entre les cyborgs de ROBOCOP 2, mais il faut avouer que l'on se prend vite au jeu du crêpage de chignon de nos héros bioniques tandis que l'héroïne du film (un croisement de Ripley et de Sarah Connor interprétée par Ely Pouget, vue dans quelques épisodes BRISCO COUNTY avec Bruce Campbell) va débusquer notre cabotin de Brad Dourif pour lui faire passer un mauvais quart d'heure. Détail amusant, on reconnaît Rachel Weisz (LA MOMIE de Stephen Sommers, THE FOUNTAIN de Darren Aronofsky) dans sa première apparition au cinéma après des débuts à la télévision.

Photo : DEATH MACHINE

Si l'enthousiasme communicatif de Norrington reporte au final l'adhésion, il faudra parfois se faire violence devant DEATH MACHINE, notamment sa première partie un peu mollassonne et face à une interprétation inégale. Une entrée en matière sous le signe d'un pseudo discours antimilitariste débité mécaniquement entre deux bouffées de pétard. Le scénario prétexte à citations est particulièrement pénible de nos jours, maintenant qu'une nouvelle génération de cinéastes geeks a déjà bien abusé du procédé plus que de raison. Contrairement à ces derniers, Norrington a cependant l'intelligence de saupoudrer ses hommages d'un humour maison bienvenu, comme de faire se cogner bêtement un personnage principal tandis que le monstre est à ses trousses (on est pas loin du JACK BURTON de Carpenter), ou encore d'utiliser son slip pour se faire un bandage de fortune. Un bon esprit, parfois à la limite de la parodie, qui fait de DEATH MACHINE rien de plus que ce qu'il est, un petit divertissement du samedi soir à destination des fans de science-fiction en manque à force d'attendre d'hypothétiques nouveaux volets d'ALIEN ou TERMINATOR.

Photo : DEATH MACHINE

DEATH MACHINE a été distribué dans le monde directement en vidéo à l'époque de la VHS, y compris en France. Malheureusement, le film n'a pas passé le cap du numérique chez nous et il faudra se tourner vers l'import pour le voir ou le revoir. Le disque américain que nous avons entre les mains n'est cependant pas le moyen le plus glorieux de visionner le film. L'image est recadrée en plein écran, violant sérieusement un cadrage original en 2.35. Une pilule d'autant plus dure à avaler que les éditions anglaises et allemandes offrent une image au format original. Mais seul le disque teuton propose l'anamorphose pour le 16/9 avec le défaut de ne sonoriser l'image qu'en langue allemande. Sur notre DVD américain, la qualité de la copie n'est pas des plus propre, et la compression est juste passable. La piste sonore unique est un stéréo en langue anglaise d'honnête facture (à noter que l'édition ne propose aucun sous-titre). La section bonus fait honneur à un disque destiné au fond de bac à soldes en proposant la bande-annonce du film dans une qualité exécrable, ainsi que le trailer d'un Charles Bronson ! Inutile de dire que nous sommes loin de la meilleure édition du film à ce jour surtout que les éditions anglaise et allemande proposent une version allongée d'un bon quart d'heure qui renvoie très logiquement à la version Director's Cut disponible sur le Laserdisc japonais depuis quelques années.

Eric Dinkian

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