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 FILM INFOS

 Titre original

 MIO CARO ASSASSINO

 Autres titres

 FOLIE MEURTRIERE
 MY DEAR KILLER

 Année

 1971

 Nationalité

 Italie /  Espagne

 Réalisation

 Tonino Valerii

 Scénario

 Franco Bucceri
 Roberto Leoni
 José Gutiérrez Maesso
 Tonino Valerii

 Musique

 Ennio Morricone

 Acteurs

 George Hilton
 Salvo Randone
 Piero Lulli
 Tullio Valli
 Dana Ghia
 Alfredo Mayo
 Monica Randall
 William Berger
 Dante Maggio
 Marilu Tolo
 Patty Shepard
 Helga Line
 Lara Wendel

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Neo

Format Disque

Double Couche

Durée

94 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Interview de Roberto Leoni (45mn10)
 • Galerie de photos
 • Filmographies
  • Tonino Valerii
  • George Hilton
  • Salvo Randone
  • Patty Shepard
  • Danièla Rachèle Barnes
 • Fiche technique

 

 ON AIME

• Un giallo dans la bonne moyenne

 ON N'AIME PAS

• Des indices pas toujours cohérents
• Pas de piste italienne

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 POSTERS

 
 FOLIE MEURTRIERE

 MIO CARO ASSASSINO

Quand un ancien enquêteur d'assurance est retrouvé en deux morceaux, l'inspecteur Perretti va à son tour enquêter sur cette mort accidentelle qui conduit à un suicide qui a pourtant tout d'un meurtre. A l'évidence, un mystérieux tueur est en train de faire le ménage. Reste encore à la police à découvrir ses raisons ce qui mènera inévitablement à trouver l'assassin...

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

Tonino Valerii, lui, il voulait tourner une romance sociale sur le milieu des mineurs. Mais en Italie, la mode est au Western et il sera donc happé par le genre auquel il donnera, entre autres, LE DERNIER JOUR DE LA COLERE et TEXAS. Son film le plus connu sera MON NOM EST PERSONNE parrainé par Sergio Leone qu'il connaît bien puisque Tonino Valerii fut son assistant sur les premiers Westerns spaghetti mettant en scène Clint Eastwood. Le giallo FOLIE MEURTRIERE, c'est donc une parenthèse, une sorte de bouffée d'air frais pour le cinéaste, au milieu de ses Westerns. A cet effet, le réalisateur se permet une pointe d'humour lorsqu'il fait dire à Patty Shepard qu'elle est en train de regarder «un de ces mauvais Western» à la télévision. Pour FOLIE MEURTRIERE, le réalisateur italien va donc prendre à son compte les clichés du thriller à l'italienne avec quelques soupçons bien plus anglo-saxons.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

L'inspecteur Perretti hérite d'une enquête qui prend ses racines au centre d'une affaire plus ancienne et non élucidée où une petite fille avait trouvé la mort. Des histoires de meurtres d'enfants, le giallo en connaîtra d'autres après FOLIE MEURTRIERE. Fait divers déclencheur d'une vague de meurtres dans le film de Tonino Valerii, l'infanticide sera encore plus marquant dans LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME de Lucio Fulci ou encore dans CHI L'HA VISTA MORIRE d'Aldo Lado. Car si la figure de l'enfant apparaît comme un leitmotiv du film, les meurtres se dirigent vers des adultes dans une intrigue purement policière. Comme tout bon giallo, FOLIE MEURTRIERE va donc nous présenter une galerie de personnages qui sont, pour certains, de parfaits coupables. A la police de démêler tous les indices en sa possession pour désigner le coupable qui élimine pendant ce temps là quelques témoins.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

Le film ne laisse donc pas vraiment le temps au spectateur de se poser trop de questions avec son enquête qui prend des airs de course contre la montre. En effet, chacune des déductions de l'inspecteur mène irrémédiablement à de nouvelles victimes et il apparaît assez urgent de trouver le coupable avant qu'il ne disparaisse à jamais. Toutefois, et c'est là le gros défaut de FOLIE MEURTRIERE, la logique vient à se perdre dans le flot des événements. Car l'issue du film fonctionne sur une coïncidence alors que d'autres éléments de l'enquête resteront un peu nébuleux ou deviendront totalement caduque. A l'arrivée, on a donc un peu l'impression d'avoir suivi une enquête où les indices ne sont que des prétextes pour désigner de nouveaux coupables ou de nouvelles victimes (Pour quelle raison le dessin fait avant l'enlèvement contiendrait il des indices ? Que fait le morceau de statuette sur l'une des victimes ? ...). Le scénario ne fait donc pas preuve d'une grande cohérence.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

L'enquêteur est donc un inspecteur de police qui a parfois des éclairs de génie, il trouve la solution à l'histoire du suicide rapidement, et qui est, dans le même temps, empreint de doute. En plus de l'intrigue policière, on le retrouvera souvent au milieu de ses soucis relationnels avec sa compagne. Passages d'autant plus importants que l'une de ses scènes provoquera l'illumination permettant à notre inspecteur d'être enfin placé sur la bonne piste qui finira par le mener rapidement à trouver l'identité du tueur. Curieusement, il est choisi de rassembler tous les coupables dans une même pièce alors que l'inspecteur leur fait un discours dans la grande tradition des enquêtes policières d'Agatha Christie. Toutefois, plutôt que d'exposer une théorie, évoquer les nombreux indices qui le mènent à déduire l'identité du coupable, il ne détient qu'une preuve accablante. Encore une fois, c'est donc la gratuité de la scène qui l'emporte sur la cohérence.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

Mais, comme dit auparavant, FOLIE MEURTRIERE avance sans heurt et sans ennui jusqu'à son épilogue. Le rythme est soutenu et les victimes s'accumulent de façon régulière et parfois en proposant quelques originalités. Plutôt que s'occuper de ses victimes avec un banal rasoir ou le sempiternel couteau, le tueur élimine ses victimes de manière singulière. L'exemple du meurtre qui ouvre le film est pour le moins frappant puisque même aujourd'hui les ce type de scènes reste pour le moins originale ! Une autre mise à mort sera orchestrée, comme on peut le voir clairement sur les affiches ou sur la jaquette du DVD, à la scie circulaire. Une façon de se mettre en décalage avec les méthodes habituelles employés par les mystérieux meurtriers dans le domaine du giallo ! Enfin, on notera aussi la connotation pédophile de certains protagonistes comme l'artiste manifestement trop attentionné avec ses modèles ou encore celui qui se voit la cible d'un chantage policier car on l'aurait pris, par le passé, lors d'une rafle dans un bordel en compagnie d'une enfant de douze ans. Mais ces ajouts s'avèrent aussi gratuits que d'autres indices dans l'intrigue. Pour bien apprécier FOLIE MEURTRIERE, il faudra donc surtout se laisser porter par cette enquête policière relativement bien rythmée sans y chercher une logique inattaquable !

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

George Hilton, campant avec un certain flegme l'inspecteur Perretti, n'a jamais vraiment apprécié la violence ni même les chevauchées sauvages puisqu'il préférait le confort et la légèreté de la comédie. Mais ça ne l'a pas empêché, au gré des modes, d'être à l'affiche de nombreux Westerns (JE VAIS... JE TIRE... ET JE REVIENS, LE TEMPS DU MASSACRE...) ou encore d'avoir pas mal oeuvré dans le thriller à l'italienne (LA QUEUE DU SCORPION, L'ALLIANCE INVISIBLE, THE KILLER MUST KILL AGAIN...). Bien que son rôle soit assez court, William Berger ne passe pas inaperçu. La jolie Marilù Tolo dévoile ses charmes tout en se disputant avec l'inspecteur sous la couette. Mais, en fait, les acteurs qui donnent la réplique à George Hilton sont quasiment tous des têtes connus du cinéma populaire ayant oeuvré dans le giallo, le Western ou les autres genres en vogue à ce moment là à l'exception de Salvo Randone, grand acteur de théâtre en Italie.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

Neo propose le film dans son format cinéma respecté avec un transfert 16/9. La copie utilisée comporte pas mal de défauts de pellicule, tâches et griffures, qui s'affichent ici ou là sans que cela ne gâche la vision du film et il en va de même du grain qui donne surtout à l'image un coté résolument cinéma. Pour sonoriser le tout, pas de trace d'une piste italienne et il faudra donc opter soit pour un doublage anglais peu convaincant ou bien le doublage français plutôt sympathique. Les deux pistes sont en mono.

Photo : FOLIE MEURTRIERE (MIO CARO ASSASSINO)

Aux Etats-Unis, Shriek Show avait pris le parti d'interviewer George Hilton et Tonino Valerii pour l'édition DVD de MY DEAR KILLER (titre anglais de FOLIE MEURTRIERE). Pour le DVD français, Neo a choisi plutôt d'aller questionner le co-scénariste Roberto Leoni. Une interview de trois quart d'heure qui aborde en gros tout ce qu'il y a à savoir sur le film y compris quelques anecdotes que ce soit sur la polémique après la sortie du film ou bien la réalisation de certains effets spéciaux. Dans ce dernier cas, et plus particulièrement sur la scène de la scie, les explications de Tonino Valerii sur le disque americain étaient tout de même plus complètes. On sera en tout cas déjà plus circonspect quant à la façon dont il se met en avant en tant que scénariste de Alejandro Jodorowsky puisque cette collaboration se résume jusqu'ici, et à notre connaissance, à un seul et unique film. En plus de cette longue interview, le DVD propose une galerie de dix clichés (photos et affiches) ainsi que des filmographies.

Antoine Rigaud

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