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 FILM INFOS

 Titre original

 SANGRE DE VIRGENES

 Autres titres

 BLOOD OF THE VIRGINS

 Année

 1967

 Nationalité

 Argentine

 Réalisation

 Emilio Vieyra

 Scénario

 Emilio Vieyra
 Raul Zorrilla

 Musique

 Víctor Buchino

 Acteurs

 Ricardo Bauleo
 Suzana Beltran
 Gloria Prat
 Rolo Puente
 Walter Kliche

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Mondo Macabro

Format Disque

Simple Couche

Durée

73 minutes

Format Image

Format Sonore

Spanish

Sous-titrages

English

 

 SUPPLEMENTS

 •Argentinian Exploitation : Documentaire (23mn56)
 • Notes de production

 

 ON AIME

• Une rareté dans une édition soignée

 ON N'AIME PAS

• Un film franchement passable

 BLOOD OF THE VIRGINS

 SANGRE DE VIRGENES

Suite à une panne d'automobile, Raul et sa bande de copains se réfugient, pour la nuit, dans un chalet réputé hanté. Au matin, ils se rendent compte que les filles ont disparu, victimes de la malédiction du vampire Gustavo...

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Mondo Macabro nous invite donc à découvrir un nouveau film fantastique d'origine exotique : SANGRE DE VIRGENES, réputé comme le premier et dernier film argentin dédié au vampirisme.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Des films Lumière sont montrés en Argentine en 1896, et, l'année suivante, des métrages commencent à y être tournés. Les premiers studios sont construits en 1908 et, en 1914, ce pays produit son premier long-métrage de fiction : AMALIA. Profitant de l'effondrement de la production cinématographique des nations prises dans la première guerre mondiale, le cinéma argentin se développe et connaît de beaux succès à l'exportation, notamment en Amérique latine. NOBLEZA GAUCHA inaugure un genre à succès : le film mettant en scène des gauchos, c'est-à-dire les gardiens de troupeaux typiques de cette nation. Le succès du cinéma argentin sera encore renforcé par l'arrivée du parlant (MUNEQUITAS PORTENAS, de 1931, est son premier film sonore). En effet, tournés en langue espagnole, ces oeuvres vont s'imposer sans difficulté sur les marchés hispanophones. Cet âge d'or du cinéma argentin va connaître un terme au début des années 1940, lorsque les USA vont punir ce pays pour son manque d'entrain à partir en guerre à leurs côtés (l'Argentine est restée neutre dans le second conflit mondial jusqu'en 1944) : un embargo est infligé, qui rend très difficile l'accès à de la pellicule. Par contre, les Etats Unis soutiennent très fortement l'industrie cinématographique mexicaine, qui va finir par complètement dominer l'Amérique du sud.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Après la guerre, la nouvelle production argentine, marquée par un goût pour les adaptations d'oeuvres littéraires européennes ou les mélodrames bourgeois, n'intéresse plus vraiment le grand public de son pays ou des autres nations hispanophones. Qui plus est, des mesures protectionnistes ferment le marché espagnol aux films étrangers, ce qui réduit encore les débouchés du cinéma argentin. De nouveaux réalisateurs importants apparaissent, mais ils seront rapidement tentés par l'exil, comme Hugo Fregonese (MAN IN THE ATTIC avec Jack Palance) ou Léon Klimovsky (LA FURIE DES VAMPIRES avec Paul Naschy). En 1955, le président Peron est renversé par des millitaires, qui vont imposer une censure de plus en plus sévère sur le cinéma. Des systèmes de quotas et de financements des films par l'état se maintiennent néanmoins, et, au cours des années 1960, le pays produit environ une trentaine d'oeuvres par an.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

C'est à ce moment que travaille le réalisateur Emilio Vieyra. Après avoir notamment oeuvré dans le domaine du cinéma policier, il propose, en 1967, trois films nettement orientés vers l'épouvante, genre que n'avait jamais vraiment approché l'Argentine. Il tourne successivement plusieurs oeuvres de ce style (rehaussés par quelques semi-nudités) au milieu des années 1960 : PLACER SANGRIETO (un maniaque masqué drogue et assassine des jeunes femmes) ; LA BESTIA DESNUDA (aux vagues relents, semble-t-il, de "Le fantôme de l'opéra") ; et surtout LA VENGANZA DEL SEXO (un savant fou, aidé par un monstre, mène des recherches délirantes sur les activités sexuelles humaines), sans doute son oeuvre la plus "connue", dont l'éditeur américain Something Weird a proposé un DVD "Special Edition". A cette série de films mêlant épouvante et érotisme vient s'ajouter SANGRE DE VIRGENES, qui a la particularité de mettre en scène des vampires, créatures alors fort à la mode à travers le monde.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Il y a longtemps... Gustavo est amoureux d'Ofelia, qui l'aime en retour. Mais les parents d'Ofelia la marient de force à Eduardo, un homme riche. La nuit de leurs noces, Gustavo surgit dans leur chambre et révèle ses canines de vampire, avant de tuer les nouveaux époux. Quelques temps plus tard, Ofelia revient à la vie. Elle est devenue elle-aussi un vampire ! Gustavo et Ofelia, les deux amants maudits, vont désormais hanter la demeure de la jeune femme. 1967... Un groupe de jeunes en vacance goûte aux joies des sports d'hiver, de la musique rock et du sexe en plein air. Malheureusement, un soir, leur voiture tombe en panne d'essence. Ils se réfugient dans un chalet abandonné : il s'agit de la maison hantée par les vampires !

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Avec son prologue "gothique", SANGRE DE VIRGENES s'ouvre, a priori, comme un film d'épouvante vaguement prometteur. La réalisation hésite entre le zoom tremblotant et le panoramique saccadé, l'interprétation fait de la peine, et les éclairages sont d'une complète insignifiance. Néanmoins, quelques passages fonctionnent à peu près, comme le meurtre des jeunes époux ou la résurrection d'Ofelia. Puis, on se retrouve catapulté à "notre époque", où l'on suit une bande de copains qui font du ski, dansent nus, font l'amour au bord des lacs de montagne... tout cela étant monté au rythme d'une musique twistante, à la manière d'un scopitone. Le spectateur commence à se poser des questions... Les jeunes arrivent rapidement à la maison hantée, dont l'architecture et le décor, très communs, ne suscitent aucune espèce d'inquiétude, malgré quelques tentatives d'éclairage lugubre. Plus cela va, plus les séquences fantastiques vont se raréfier. Le film s'englue alors dans un récit très peu palpitant, tandis que les bavardages et les séquences de pelotage se multiplient, aux dépends de la notion de rythme.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Humour éléphantesque, laideur générale, acteurs au jeu très approximatif, faux-raccords abondants, intrigue ennuyeuse... Il faut bien reconnaître que ce SANGRE DE VIRGENES n'a pas grand chose pour séduire. Certes, on y trouve quelques plans poétiques (les vampires dans le bois). Certes, l'érotisme bon-enfant dans lequel il baigne sollicite la sympathie. Le film a aussi le mérite de ne pas trop puiser dans des classiques étrangers (seule la mort des vampires a un arrière-goût Hammer-esque très prononcé).

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Hélas, il faut bien reconnaître que les 73 minutes de cette oeuvre passent bien lentement. Elle ne sera, en fin de compte, vraiment intéressante que pour les collectionneurs de raretés exotiques ou les obsédés du vampirisme. Le dénouement de ce métrage semble promettre une suite. Toutefois, SANGRE DE VIRGENES n'aura pas de descendance dans son pays : complètement interdit par la censure, il ne sortira en Argentine qu'en 1974, après le retour de Peron au pouvoir et la réforme de la censure qui en découla.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Mondo Macabro a sorti ce SANGRE DE VIRGENES en DVD (Multizone, PAL) dans une édition qui inspire, à nouveau, le respect. Tiré, d'après ce qu'affirme la jaquette, du négatif original, l'image (format 4/3 d'origine) a tout de même subi des dégâts (rayures, points...) Mais le rendu des lumières, des couleurs et de la définition est de très bonne facture. La bande-son est proposée, en espagnol seulement, dans un mono d'époque assez correct. Le sous-titrage anglais est amovible.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

Non content de proposer une véritable rareté dans des conditions techniques satisfaisantes, Mondo Macabro offre, comme toujours, des bonus extrêmement intéressants. On trouve d'abord un documentaire d'une vingtaine de minutes consacré au cinéma argentin, présentant l'oeuvre d'Emilio Vieyra d'une part, puis celle d'Armando Bo (portée sur l'érotisme) d'autre part. Enfin, des notes écrites sur Vieyra, signées Pete Tombs, terminent cette interactivité, peu fournie, certes, mais dont la qualité vaut largement le coup.

Photo : BLOOD OF THE VIRGINS (SANGRE DE VIRGENES)

SANGRE DE VIRGENES n'est pas, à mon sens, un film très intéressant. Toutefois, Mondo Macabro propose, à nouveau une édition très soignée, avec des bonus, eux, toujours passionnants.

Emmanuel Denis

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