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 FILM INFOS

 Titre original

 LORDS OF SALEM, THE

 Année

 2012

 Nationalité

 Etats-Unis /  Angleterre /  Canada

 Réalisation

 Rob Zombie

 Scénario

 Rob Zombie

 Acteurs

 Sheri Moon Zombie
 Bruce Davison
 Jeff Daniel Phillips
 Ken Foree
 Dee Wallace
 Meg Foster
 Maria Conchita Alonso
 Andrew Prine
 Michael Shamus Wiles
 Torsten Voges
 Michael Berryman
 Judy Geeson
 Sid Haig

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Seven 7

Format Disque

Blu-Ray (Simple Couche)

Durée

97 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Francais Audio3D

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Bandes-annonces

 

 ON AIME

• Visuellement très réussi
• Métrage atypique

 ON N'AIME PAS

• Un film qui a le défaut de ses qualités
• Transfert 1080i

 VIDEOS

 Bande-annonce

 

 POSTERS

 
 THE LORDS OF SALEM

 

Animatrice dans une émission de radio, Heidi reçoit de manière anonyme un disque 33 tours dans une boîte en bois. La musique qu'il contient est pour le moins bizarre et marque le début d'étranges événements qui seraient liés aux sorcières qui ont été exécutées à Salem au XVIIème siècle...

Photo : THE LORDS OF SALEM

Après THE DEVIL'S REJECTS, Rob Zombie se lance dans le remake de LA NUIT DES MASQUES de John Carpenter. Mais le musicien et cinéaste américain va alors découvrir à ses dépends les contraintes de travail au sein d'un studio commercial avec HALLOWEEN. Bien que déçu par le manque de liberté, il va tout de même continuer en réalisant HALLOWEEN 2, toujours pour le compte de Dimension Films. S'ensuit alors une période durant laquelle Rob Zombie va travailler sur divers projets cinématographiques dont une nouvelle version de DANGER PLANETAIRE (THE BLOB). Ce remake avorté va mettre un terme assez brutal à la collaboration entre Rob Zombie et Dimension Films, le cinéaste ne voulant plus se battre sans arrêt pour imposer ses idées et faire d'incessants compromis. C'est à ce moment que Blumhouse Productions entre en contact avec Rob Zombie. Les producteurs de PARANORMAL ACTIVITY et INSIDIOUS lui proposent une totale liberté artistique à condition de livrer un métrage réalisé avec des moyens très limités et dont le sujet surfera sur la vague à la mode, c'est à dire le surnaturel ! C'est le bon moment pour Rob Zombie de dépoussiérer une idée qu'il avait laissé de côté depuis plusieurs années. A l'origine, il avait envisagé un film intitulé THE LORDS OF SALEM pour lequel il avait rédigé quelques idées. Pendant un temps, il se demande si ce ne serait pas mieux d'en faire une bande dessinée et il finit par utiliser le titre pour l'une de ses chansons de l'album «Educated Horses». Rob Zombie ressort donc ses notes et se lance avec enthousiasme dans l'aventure cinématographique de THE LORDS OF SALEM !

Photo : THE LORDS OF SALEM

Après HALLOWEEN et HALLOWEEN 2, Rob Zombie retourne à un travail cinématographique plus personnel sur lequel il est le seul maître à bord. Néanmoins, il va être face à l'inverse de ce qu'il a vécu au sein de Dimension Films. Ce que le cinéaste gagne en liberté, il le perd dans les moyens mis en œuvre. Le tournage de THE LORDS OF SALEM va se transformer en marathon sur lequel Rob Zombie va être obligé de revoir ses prétentions à la baisse. Le cinéaste se rend compte, assez vite, qu'il ne lui sera pas possible de tourner certains passages du scénario pourtant indispensable. Il est alors obligé d'improviser et modifier son film en cours de route. Mais il va aussi être confronté à une situation inattendue qui provoquera de gros changements tout en compliquant le tournage. Rob Zombie donne un rôle assez important à Richard Lynch avec qui il a déjà travaillé sur HALLOWEEN. Malheureusement, le comédien est grandement diminué par des problèmes de santé et après quelques jours de tournage, il est décidé de remettre à plus tard les séquences avec l'acteur, le temps qu'il se repose. Richard Lynch ne reviendra jamais sur le tournage et décèdera quelques mois plus tard. Dans l'intervalle, comprenant que l'état de santé de Richard Lynch l'empêchera de travailler sur THE LORDS OF SALEM, Rob Zombie remplace le comédien par Andrew Prine. Mais cela provoque une profonde modification dans la structure du métrage. Impossible d'utiliser ce qui a été tourné avec Richard Lynch et l'argent manque, tout comme le temps, pour tout refaire. THE LORDS OF SALEM ne fut donc pas une expérience de tout repos ce qui explique, en partie, ce qu'est devenu le film à l'arrivée !

Photo : THE LORDS OF SALEM

Bien que THE LORDS OF SALEM soit un projet entièrement porté par Rob Zombie, il s'écarte grandement de ses deux premiers longs métrages : THE HOUSE OF 1000 CORPSES et THE DEVIL'S REJECTS. On peut, bien sûr, établir quelques points communs inhérents à la patte du cinéaste mais THE LORDS OF SALEM navigue dans un univers complètement différent. Le rythme du film se montre, lui aussi, plus posé tout comme la violence, plus exacerbée dans ses films précédents. Car si jusque là, le cinéaste rendait hommage au cinéma d'exploitation, ce nouveau film lorgne du côté de cinéastes prestigieux. Quand il parle de son film, Rob Zombie évoque des noms comme Stanley Kubrick, David Lynch ou encore Roman Polanski. C'est d'ailleurs surtout ce dernier auquel on pense en découvrant THE LORDS OF SALEM. En effet, le film se rapproche pas mal de ROSEMARY'S BABY, on retrouve ainsi une jeune femme entourée d'un voisinage trop sympathique pour être honnête. La filiation avec ce film est d'ailleurs si évidente que cela gâche en partie quelques révélations de THE LORDS OF SALEM. Pourtant malgré les noms lâchés par Rob Zombie, le film n'est pas sans rappeler des métrages moins renommés. L'idée générale de THE LORDS OF SALEM ravive ainsi le souvenir de THE CITY OF THE DEAD. A l'instar de Michael Winner avec LA SENTINELLE DES MAUDITS, Rob Zombie cherche aussi à provoquer le malaise et à placer le spectateur dans une situation inconfortable où la nudité de corps disgracieux côtoie des passages scabreux comme une scène de masturbation masculine visuellement explicite. A ce niveau là, THE LORDS OF SALEM est un film plutôt osé. Rob Zombie tentant à l'évidence de trancher radicalement avec l'image très calibrée du cinéma d'épouvante d'aujourd'hui. Même lorsqu'il met en scène sa propre femme, Sheri Moon Zombie, dans le rôle principal, il la filme dans des situations peu glamour comme lorsqu'au réveil, elle fait ses besoins sur les toilettes. Dans THE LORDS OF SALEM, le spectateur n'assiste donc pas à l'exposition d'un monde fantasmé où les protagonistes évoluent dans un monde tout beau, tout rose, à l'américaine. Le problème, c'est qu'il tombe aussi dans certains clichés qui le ramènent directement à du déjà trop vu. Le personnage principal a ainsi des problèmes d'addictions, le truc bateau par excellence. Sans compter que cette histoire de drogue provoque une source d'ambiguïté dans l'intrigue. Plus le film avance et plus les événements étranges se multiplient tout comme les visions surréalistes. Tout cela pourrait donc être simplement résumé aux effets des stupéfiants au même titre que le repli sur lui-même du personnage principal. L'issue de THE LORDS OF SALEM sera d'ailleurs laissée dans le flou total puisque Rob Zombie ne donne pas d'explication à son film. Ce sera donc à chacun d'interpréter ce qu'il vient de voir sur l'écran en fonction de sa sensibilité. En tout cas, avec l'envie très nette de choquer, le film place des ecclésiastiques dans des situations peu catholiques comme pour mieux fustiger les croyances religieuses, le Bien n'étant pas une évidence. Le film évoque ainsi le satanisme, les wiccans et la sorcellerie et va même jusqu'à nous offrir la vision d'une madone apocalyptique ! Rob Zombie donne ainsi l'impression de nous livrer une réflexion ironique sur les religions et la manière dont elles sont mises en scène. Cela s'avère plutôt logique puisque le cinéaste a une approche artistique fortement influencé par le spectacle visuel, y compris dans sa musique. D'ailleurs, dans THE LORDS OF SALEM, il va même jusqu'à nous livrer un faux clip de métal extrême interprété par un groupe de satanistes totalement fictif et plus vrai que nature ! Quoi qu'il en soit, le dernier tiers du film regorge de tableaux surréalistes assez difficiles à décrypter en regards du reste du métrage. Toutefois, Rob Zombie fait ici preuve d'un véritable sens esthétique, alternant passages grotesques et séquences poético-macabres. Rien de très surprenant, le cinéaste l'avait déjà prouvé avec ses premiers longs-métrages mais aussi dans ses clips musicaux (au sein du groupe White Zombie puis en solo). THE LORDS OF SALEM affiche donc des images très soignées même lors des passages les plus anodins, donnant au métrage une facture bien au-dessus des films à petits budgets que l'on voit habituellement. Cela s'avère toutefois assez peu pour être réellement emporté par THE LORDS OF SALEM à moins de se laisser bercer par l'atmosphère assez particulière du métrage. Impossible pour autant de ne pas reconnaître que ce film de Rob Zombie est une anomalie dans un genre très formaté !

Photo : THE LORDS OF SALEM

Aux Etats-Unis, THE LORDS OF SALEM a connu, sans succès, une sortie dans les salles avant d'être proposé en vidéo. Pour la France, à l'exception d'une seule et unique projection française lors d'une nuit consacrée à Rob Zombie, le film est proposé directement en vidéo. Seven Sept donne le choix entre des éditions DVD et Blu-ray qui s'avèrent assez minimalistes. Pas de véritable supplément en dehors de la bande-annonce de THE LORDS OF SALEM ainsi que celles d'autres titres commercialisés par l'éditeur. Il existait pourtant un commentaire audio de Rob Zombie, disponible sur l'édition américaine. Le DVD ou le Blu-ray français n'apporteront donc pas plus d'information. Dommage, il aurait été intéressant d'avoir l'avis du cinéaste à propos de son film et de sa création. Il aurait aussi été intéressant d'en apprendre plus sur un métrage où certains comédiens se sont investis à fond comme Meg Foster, dans le rôle difficile et très osé de la sorcière qui mène la danse.

Photo : THE LORDS OF SALEM

Sur le Blu-ray, on peut découvrir THE LORDS OF SALEM dans son format cinéma avec un transfert 16/9 en haute définition. Il y a néanmoins un petit souci puisqu'il s'agit ici d'un transfert 1080i alors qu'il aurait été plus pertinent de proposer l'image en 1080p/24 puisqu'il s'agit d'un film produit spécifiquement pour le cinéma. Heureusement, l'image est plutôt jolie même si l'on perçoit durant tout le métrage un grain qui semble un peu curieux pour un film tourné en numérique. Le spectacle est quoi qu'il arrive assuré. Il en va de même avec le son qui donne la sensation d'être, au départ, très timide. C'est seulement une impression qui permet de créer un véritable contraste dans le film. Par exemple, la première fois où le 33 tours passe sur une platine, l'étrange musique emplit l'espace de manière forcément étonnante et impressionnante. Les pistes sonores, la version originale sous-titrée et le doublage français, se montrent donc particulièrement subtiles et très réussies ! Enfin, une troisième piste audio est disponible en Audio3D, codée sur deux canaux et optimisée pour une écoute au casque.

Antoine Rigaud

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