Snake Plissken est une nouvelle fois mis à contribution par les autorités
pour une course contre la montre où l'enjeu est sa vie et accessoirement
un boitier qui commande la mise à feu d'une arme EMP (Electro Magnetic
Pulse) en orbite.

Ceux qui ont vu ESCAPE FROM NEW YORK (NEW YORK 1997) verront tout de suite
que l'on a à faire à une sorte de 'remake' du premier film. C'est vrai
et c'est en même temps faux. Si les deux histoires sont plus ou moins
les mêmes, le traitement en est très différent. Le premier film etait
beaucoup plus sombre, beaucoup plus sec et direct ! Alors que pour cette
suite, ce serait plutôt un Remix B. D. (l'attaque en delta-plane, Surf,
les effets speciaux 'limite'...)
ESCAPE FROM L.A. contient
un grand nombre d'incohérences et situations irréalistes mais c'est
totalement assumé et voulu !

Snake n'est pas un héros.
Il n'agit pas pour sauver le monde. Il se lance à la poursuite d'un
engin qui pourrait donner le pouvoir total à un dictateur simplement
pour sauver sa peau. De même, ses commanditaires n'ont rien d'enfants
de chœur. A l'exemple du président des Etats-Unis, un personnage pitoyable,
qui part prier quand tout va mal et envoie sa propre fille sur la chaise
électrique. Un gars qui agit au nom d'une morale qu'il n'a pas lui même
!
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Entre la suprématie des uns ou des autres, Snake Plissken finit par
trancher net dans un final qui laisse bien loin derrière celui du
premier film.
Cette base
permet à Carpenter
et ses acolytes scénaristes de faire un portrait au vitriol de la
société américaine et de l'humanité en général. Dans le genre, il
y a cette scène ou Valeria
Golino (Taslima), en parlant d'un groupe de personnes, explique
qu'ils sont nouveaux, qu'ils ne font partie d'aucun gang (groupes)
et qu'ils ont simplement peur... Le conformisme en ligne de mire !

Pas le meilleur film de Carpenter,
il est vrai. Mais il s'agit tout de même un film sympathique aux relents
de 'Western' dont le réalisateur est un grand fan. Quoiqu'il arrive,
rien de plus jouissif que de voir un film hollywoodien à gros budget
être détourné de cette manière !
Christophe
"Arioch" Lemonnier.
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