
Cette édition
Collector est riche d'enseignements. On a d'abord droit à la quasi obligatoire
piste de commentaires par le réalisateur et le monteur. Passionné, Stephen
Sommers l'est assurément car il nous livre ses petits secrets et anecdotes.
On pourra apprendre que la scène de pendaison avec Brendan
Fraser faillit tourner au drame. Toujours au chapitre des suppléments
habituels : bandes annonces (ma préférence va à la deuxième, sublimée
par la musique) et scènes supprimées (pas instructives pour un grain
de sable).

Le making-of
de 50 minutes, "Building a better mummy", commence un peu comme une
featurette pour ILM : on est les meilleurs, on est les plus forts (depuis
LA
MENACE FANTOME, je me demande s'ils ne font pas un peu profil
bas), mais cela ne dure que quelques instants et on plonge rapidement
dans toutes les phases de l'élaboration des effets spéciaux numériques.
Vous aurez deviné qu'on y parle essentiellement de la momie elle-même
et on doit reconnaître que le travail sur les muscles est impressionnant
(HOLLOW
MAN repoussera encore plus les limites).

Pour compléter
ce making-of, cinq scènes sont analysées de la prise de vue au résultat
final en passant par la post-production en studio. Certaines font doublon
avec le documentaire et il est regrettable de ne pouvoir visionner les
explications les unes à la suite des autres.
Autre Bonus fort intéressant, même s'il n'a pas de relation
avec l'élaboration du film, Egyptology 101 est une collection
de textes prennant des allures de mini-encyclopédie sur l'ancienne
Egypte.... A un point
où lister la totalité des sujets abordés dans les
cinq catégories serait bien trop long ici.
Pour les suppléments
un peu moins évidents à trouver il y a des bandes-annonces dans les
biographies ; dans le menu de sélection des langues, si vous êtes suffisamment
patient, vous pourrez découvrir la bande originale de Goldsmith.

Au moment où
LE
RETOUR DE LA MOMIE arrivait sur les écrans américains, l'éditeur
a cru bon de sortir une "Ultimate Edition". Au vu de ses caractéristiques,
seuls les adeptes du DTS auront une bonne raison de se tourner vers
celle-ci. En effet vous ne pourrez profiter de la bande-son française
(certes en 5.1) qu'en regardant le film en Pan & Scan ! Vous gagnerez
aussi d'autres commentaires mais vous perdrez la musique du film. Un
coup marketing de plus à la limite du désolant.
Pierre-Yves
Taczynski