Header Critique : VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL (FRIDAY, THE 13TH : THE FINAL CHAPTER)

Critique du film
VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL 1984

FRIDAY, THE 13TH : THE FINAL CHAPTER 

Après le récent massacre de Crystal Lake, le corps de Jason est emporté à la morgue. Il revient à la vie, massacre des infirmiers et se rend dans la forêt, où des jeunes gens en vacances occupent une maison...

MEURTRES EN TROIS DIMENSIONS, troisième volet des VENDREDI 13, est une excellente affaire pour Paramount. Il rapporte presque dix fois son budget de quatre millions de dollars ! Le studio ne se fait pas prier pour ajouter un quatrième volet : VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL.

Parmi ses jeunes acteurs, certains ont fait carrière ensuite. Le plus reconnaissable est Peter Barton qui deviendra une Star de la télévision, spécialisé dans les séries à l'eau de rose comme «LES FEUX DE L'AMOUR» ou «SUNSET BEACH». Dans le rôle de Tommy, nous trouvons Corey Feldman, acteur enfant qui multipliera les rôles au cours dess années quatre-vingts : GREMLINS de Joe Dante, LES GOONIES de Richard Donner, STAND BY ME de Rob Reiner... Nous remarquons aussi Crispin Glover, quasi-débutant, lui qui sera consacré un an plus tard pour son rôle dans RETOUR VERS LE FUTUR. Il se spécialisera ensuite dans des apparitions et rôles insolites, comme dans SAILOR ET LULA de David Lynch, DEAD MAN de Jim Jarmusch ou encore WILLARD.

La réalisation de VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL est assurée par Joseph Zito. Après un petit thriller (PATRICIA de 1975, dans lequel une jeune fille est prise en otage par un commando d'extrême-gauche), il réalise ROSEMARY'S KILLER, slasher influencé par LA NUIT DES MASQUES de John Carpenter. Un vétéran de la seconde guerre mondiale y commet un massacre à la fête d'un collège Ce film bénéficie d'effets spéciaux signés Tom Savini, comme le premier VENDREDI 13.  

ROSEMARY'S KILLER convainc les producteurs des VENDREDI 13 de confier à Joseph Zito la succession du réalisateur Steve Miner (qui a enchaîné deux épisodes de cette saga avec LE TUEUR DU VENDREDI et MEURTRES EN TROIS DIMENSIONS).

Le spectateur ayant vu MEURTRES EN TROIS DIMENSIONS sait à quoi s'attendre avec VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL. La structure du récit est tout à fait semblable. Voici le programme. Fin de la première nuit : Jason s'évade de la morgue. Journée : les jeunes se rencontrent, se baignent tout nu et se font des blagues. Début de soirée : ils commencent à fricoter ; fin de soirée : Jason arrive et massacre tout le monde jusqu'à ce qu'au petit matin, on finisse par le tuer (jusqu'au film suivant).

Nous notons quelques innovations. Un puceau complexé, l'"affligé" de la bande (nous avions un paraplégique dans LE TUEUR DU VENDREDI et un garçon enrobé dans MEURTRES EN TROIS DIMENSIONS), s'en tire mieux sexuellement que le frimeur de service, lequel finit la soirée à se saouler dans son coin.

Nous remarquons aussi la présence de Tommy, enfant passionné par les films d'horreur et les effets spéciaux. Il s'agit d'un clin d’œil au jeune public d'alors, lequel est grand consommateur des films de Jason (les interdictions aux mineurs non accompagnés qui affligent alors les VENDREDI 13 ne sont que mollement appliquées par les salles américaines).

Nous apprécions quelques séquences d'effets spéciaux gore très spectaculaires mitonnées par Tom Savini. Mais certains plans (l'infirmière se faisant éventrer) sont passés à la corbeille, en vue d'éviter une classification X sur le marché américain. Nous avons aussi quelques scènes d'action un peu réussies, comme ce jet de cadavre au ralenti à travers une fenêtre.

VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL se conclut sur une course-poursuite relativement efficace venant sauver le spectateur de l'ennui profond qui l'accable jusqu'à ce moment. En plus, VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL se clôt sur une pirouette inquiétante.

Cette œuvre est néanmoins un produit de confection, globalement dénué de toute originalité et de tout intérêt, qui s'évite sans remord. VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL n'a rien de final puisque sa fin reste ouverte pour une suite. Ainsi, VENDREDI 13 CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE TERREUR de Danny Steinmann arrive dès l'année suivante.

Joseph Zito se rend ensuite fameux en réalisant le premier volet de la trilogie PORTÉS DISPARUS. Inspiré par RAMBO de Ted Kotcheff avec Sylvester Stallone, il annonce nettement RAMBO II de George P. Cosmatos. Ce film Cannon consacre le champion d'arts martiaux Chuck Norris vedette d'un cinéma d'action américain porté sur l'anticommunisme primaire. Ainsi, Zito récidive avec INVASION U.S.A. dans lequel Chuck Norris interprète un ancien de la CIA qui prend les armes pour défendre les États-Unis contre une invasion soviétique. Enfin, Joseph Zito livrera encore LE SCORPION ROUGE en 1989 mettant en vedette Dolph Lundgren. Un implacable tueur d'obédience communiste, envoyé en Afrique pour abattre un révolutionnaire, se rend compte que les Russes et les Cubains s'y comportent comme des barbares et se révolte contre ses maîtres.

Rédacteur : Emmanuel Denis
Photo Emmanuel Denis
Un parcours de cinéphile ma foi bien classique pour le petit Manolito, des fonds de culottes usés dans les cinémas de l'ouest parisiens à s'émerveiller devant les classiques de son temps, les Indiana Jones, Tron, Le Dragon du lac de feu, Le Secret de la pyramide... et surtout les Star Wars ! Premier Ecran fantastique à neuf ans pour Le retour du Jedi, premier Mad Movies avec Maximum Overdrive en couverture à treize ans, les vidéo clubs de quartier, les enregistrements de Canal +... Et un enthousiasme et une passion pour le cinéma fantastique sous toutes ses formes, dans toute sa diversité.
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