Header Critique : HALLOWEEN (COLLECTION ANGOISSE)

Critique du film et du DVD Zone 2
HALLOWEEN 1978

(COLLECTION ANGOISSE) 

Une nuit d'Halloween de l'année 1963 à Adonfield, petite ville des Etats-Unis, un petit garçon, Michael Myers, tue sa soeur aînée en la poignardant sauvagement. Suite à ce tragique évènement le jeune garçon est interné dans un asile psychiatrique. Quinze années passent, durant lesquelles Michael, muré dans son silence, est suivi par le Dr Loomis. Un soir, alors que le docteur s'apprête à effectuer son transfert, un incident se produit et Michael s'échappe de l'asile. Il retourne alors à Adonfield la ville où s'est produit le triste évènement de 1963 et la nuit d'Halloween s'en prend à un groupe d'adolescents.

Que dire du film HALLOWEEN (LA NUIT DES MASQUES en français) ? Ce mythe fondateur du slasher moderne qui posa alors les bases et les règles d'un genre naissant et qui allait engendrer l'imposante descendance cinématographique que l'on connaît (ses suites, la série des VENDREDI 13, SLEEPAWAY CAMP, etc.). Tourné en vingt deux jours par un John Carpenter plus qu'inspiré et se contentant d'un budget de 325 000 $ l'intention avouée de l'auteur étant de faire un film plus terrorisant que L'EXORCISTE de William Friedkin. HALLOWEEN marquera une génération.

Il y a d'abord Michael Myers, tueur paré d'un masque blanc inexpressif, croquemitaine sans âme car sans regard, deux orbites d'un noir profond, insondables, marquant son faciès de faucheur moderne. La chose («it» comme le désigne Le Dr Loomis) tue sans mobile, sans passion, ni animé par le moindre désir de vengeance. Plus qu'un tueur Michael est le Mal personnifié, vision du diable moderne qui punit les pêcheurs (des adolescents peu vertueux qui boivent, font l'amour en cachette et fument). Quant au Dr Loomis lancé à sa poursuite il participe grandement à la mythification du croquemitaine. Joué par un Donald Pleasence parfait dans son rôle il s'avère être un médecin terrorisé, à l'objectivité envolée depuis des lustres (à raison), et dont les tirades cultes sont plus empreintes de mysticisme que de références à de quelconques pathologies médicales véritables. Il y a enfin Jamie Lee Curtis la Baby Sitter qui fera front à Michael .Un rôle qui lui vaudra d'être l'objet d'un véritable culte de la part des amateurs de cinéma fantastique, campant une Scream Queen particulièrement réussie.

Quand on parle d'Halloween comment ne pas évoquer sa bande son ? Comme dans nombre de ses œuvres, le réalisateur cumule les postes et signe ici une bande son superbe, devenue culte elle aussi, en parfaite adéquation avec l'univers du film. Le génialissime thème principal constitué de quatre notes magnifie les images. Il reste une référence dépassant en popularité l'ouvre elle-même tel le thème de JAWS par John Williams. Mais que vaut le film de nos jours ? A t'il vieilli ? Il est difficile de répondre car selon la sensibilité et l'âge de chacun, la réponse variera. Je dirai à une personne qui ne l'aurait pas encore vu qu'il est évident que le film ayant été copié et recopié à l'infini, les ficelles inhérentes à ce genre maintenant codé et au scénario devenu banal sont connues. Les meurtres du film peuvent paraître «gentils» pour la nouvelle génération. Certains pourraient le trouver long voire ennuyeux, le rythme n'étant pas effréné. Cependant Carpenter n'a jamais voulu faire un film aux scènes choc mais bien une ouvre où la terreur soit proche du quotidien, du banal, où la tension va crescendo et demeure palpable dans chaque scène du film.

La présence de Michael Myers est perceptible dans chaque plan du film. On ne compte plus les scènes où l'on aperçoit «the shape» en arrière plan. Il est partout ou plutôt «c'est» partout, ce qui le propulse finalement comme véritable héros de l'ouvre. Comment ne pas succomber au charme de ce mythe ? Pour peu que l'on soit fan de ce genre horrifique à part entière, toutes les constantes dont nous nous régalons sont de la partie (il faut dire aussi qu'elles proviennent en grande partie de ce film) : la petite ville américaine, ses allées caractéristiques des quartiers résidentiels, la Baby Sitter, les autorités peu compréhensives…

L'édition de la collection angoisse est similaire à celle sortie par Opening. Ce disque fut ensuite édité par la société DVDY Films, connue pour sa politique de prix très agressifs et ayant par ailleurs racheté une partie du catalogue d'Opening pour une durée déterminée. Enfin, le DVD qui nous intéresse, un clone des deux premiers, fait l'objet d'un accord pour sa distribution en kiosque. Le DVD nous propose donc la version cinéma de LA NUIT DES MASQUES (une version remaniée ajoutant les plans du montage TV américain supérieur en temps de 10 minutes ayant déjà été éditée en zone 1) dans une copie à l'image un peu terne présentant une certaine granulation mais à la définition correcte. Cependant il faut savoir que la copie de la deuxième édition du DVD en zone 1 éditée par Anchor Bay présentait une photographie différente mais sûrement plus proche de la vision originelle car supervisée par le directeur de la photo ayant à l'époque travaillé sur le film, Dean Cundey, qui travaillera également sur THE THING et THE FOG du même réalisateur.

Du côté du son, le film est accessible en version originale Dolby Digital 5.1 mais dans laquelle les sous -titres français sont imposés (!). La version française, elle, est en mono. En ce qui concerne les bonus peu de choses à se mettre sous la dent : une brève filmographie du triptyque John Carpenter, Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence ; de petits topos écrits sur la fête d'Halloween, la saga cinématographique et un recueil de résumés de critiques parues dans la presse française de l'époque. Des bonus plus symboliques, donc, qu'autre chose.

En conclusion une édition réduite au strict minimum mais à l'image correcte permettant de découvrir un film devenu une légende dans des conditions acceptables et pour un prix plus que dérisoire (2.99 euros) et accompagné d'un livret informatif sur HALLOWEEN. A noter que l'édition vendu par DVDY et Opening ne contenait pas le livret ajoutés pour la vente dans les kiosques. Enfin, les passionnés eux se tourneront vers l'édition zone 1 bien plus complète mais sans aucun sous-titrage ou version française !

1 critiques Film & Vidéo
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Un mythe du cinéma fantastique
Michael Myers
La musique…
Le prix
On n'aime pas
Les sous-titres imposés dans la V.O
A peut être un peu vieilli…
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L'édition vidéo
HALLOWEEN DVD Zone 2 (France)
Editeur
DVDY
Support
DVD (Double couche)
Origine
France (Zone 2)
Date de Sortie
Durée
1h27
Image
2.35 (16/9)
Audio
English Dolby Digital 5.1
Francais Dolby Digital Mono
Sous-titrage
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