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Critique du film et du DVD Zone 2
BLOODY MALLORY 2002

 
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La vie de Mallory a été bouleversée lorsqu'elle a découvert que son jeune mari était en fait un démon buveur de sang. Elle a alors tué son époux à coups de hache et, ensuite, est devenue membre d'une brigade française spécialisée dans les enquêtes sur les phénomènes surnaturels. Lorsque le Pape se fait enlever en plein Paris par des personnages mystérieusement invulnérables aux armes à feu, c'est naturellement à Bloody Mallory et ses amies que s'adresse le Ministère de l'Intérieur...

BLOODY MALLORY est un des films français de la compagnie "Bee Movies", fondée afin de lancer des films français "de genre", produits avec des petits budgets, écrits et réalisés par des personnes relativement peu expérimentées, mais néanmoins passionnées. Le slasher PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS de Lionel Delplanque donne l'idée de créer à Fidélité Production une ligne de films de genre nommé "Bee movie" dont le premier à être sorti en France fut UN JEU D'ENFANTS de Laurent Tuel. Le film d'arts martiaux SAMOURAÏS est d'abord prévu comme un "Bee Movie", mais son budget finit par devenir si élevé qu'on préfère en faire une oeuvre relevant de Fidélité Production, structure plus prestigieuse. Ses producteurs misent à fond sur ce film et lui attribuent la date de sortie habituelle des "Bee Movies" , en juin, pour bénéficier de la Fête du Cinéma. Par conséquent, BLOODY MALLORY sera un peu sacrifié et distribué en plein mois de juillet, à une période particulièrement creuse en matière de fréquentation des salles. Précédée par des critiques globalement très sévères, son exploitation en salles se soldera par un bide.

BLOODY MALLORY est réalisé par Julien Magnat, qui venait de terminer la FEMIS, célèbre école de cinéma française, dans le cadre de laquelle il avait pu réaliser le film de sa promotion : CHASTITY BLADE. Il est d'abord contacté par Bee Movies pour écrire et réaliser un slasher. Mais ce projet tombe à l'eau, et il se met à l'écriture de la comédie fantastique BLOODY MALLORY. Le rôle-titre est confié à Olivia Bonamy, particulièrement remarquée dans LE CIEL, LES OISEAUX... ET TA MÈRE !. On reconnaît à ses côtés, dans le rôle du Pape, Laurent Spielvogel, habitué des seconds rôles comiques (PÉDALE DOUCE, ASTÉRIX ET OBELIX CONTRE CÉSAR...). Le production de ce film bénéficiant de l'appui d'une firme espagnole, on trouve aussi l'acteur ibérique Adria Collado (SOUVENIRS MORTELS...). Malgré un budget réduit et un tournage limité à trente-huit jours, BLOODY MALLORY multiplie les difficultés en incorporant des scènes de combat, des maquillage et des changements de décors relativement fréquents. D'ailleurs, le tournage ne s'est pas fait sans mal, le chef-opérateur initial (qui était celui de CHASTITY BLADE) s'étant même vu "remplacé" en cours de route, quand l'équipe a commencé à prendre du retard par rapport au planning.

BLOODY MALLORY se veut un mélange de film d'action et d'épouvante, s'inspirant en grande part, pour son personnage principal, de séries télévisées récentes mettant en valeur des femmes fortes (mais néanmoins sensibles...), comme BUFFY CONTRE LES VAMPIRES ou XENA, LA GUERRIÈRE. De nombreux clins d'oeil sont adressés à la culture populaire japonaise (jeux vidéo, manga, dessins animés...) à travers la direction artistique (costume, maquillage...) ou les scènes d'action. Néanmoins, Magnat inscrit aussi fortement son film dans un cadre très français, avec la mise en valeur de décors typiquement hexagonaux, comme cette vision futuriste de Notre-Dame de Paris, ou ces petits villages campagnards. On s'inspire même de l'actualité récente : la visite du pape évoque aussi bien les JMJ que les sinistres manifestations anti-PACS.


BLOODY MALLORY commence relativement bien. Certes, on sent, dans la direction artistique et dans un découpage pas toujours très rigoureux, le manque de temps et de moyens. Néanmoins, la réalisation est tout de même variée, et le tout est relativement rythmé et interprété avec un certain entrain. Pourtant, les limites du film commencent à devenir sérieusement sensibles à partir de la descente dans les limbes. Dès lors, l'action se cantonne dans quelques étroites portions de décor, tandis que les péripéties significatives se raréfient drastiquement. Malgré l'abattage des comédiens et quelques idées amusantes (l'identité du démon Abaddon), c'est l'ennui qui finit par l'emporter... Tout cela ne sera pas sauvé par le dénouement devant le Palais de Tokyo, particulièrement décevant par son absence de passages vraiment spectaculaires, et ce malgré une volonté intéressante de mettre en valeur ce décor typiquement parisien.

En ce qui concerne l'image de ce DVD, la qualité est globalement correcte. Certains plans souffrent d'un noir manquant légèrement de profondeur et ont un peu tendance à fourmiller, mais cela reste globalement très acceptable.

La bande-son n'est disponible qu'en français, en Dolby Digital 5.1, et n'inclut aucun sous-titrage.

La section bonus est relativement réduite. On y trouve le bande-annonce de BLOODY MALLORY, ainsi que celle de deux autres Bee Movies : REQUIEM et UN JEU D'ENFANTS. Puis on accède à un making-of de 17 minutes, surtout axé sur les scènes de combat et les effets spéciaux. Le bonus le plus intéressant est sans aucun doute le moyen métrage CHASTITY BLADE, réalisé par Julien Magnat en 2000 au sein de la FEMIS, et interprété par Lisa Wilcox : bien réalisé, bien interprété, il bénéficie d'un scénario assez fin, dont l'approche des rapports fiction-réalité peut rappeler un peu LAST ACTION HERO.

BLOODY MALLORY, malgré certains atouts (réalisation dynamique, interprétation entraînante, volonté délibérée de ne pas se prendre au sérieux...), souffre vraiment de son caractère brouillon et peine, au-delà de sa première demi-heure, à intéresser le spectateur. Dommage...

Rédacteur : Emmanuel Denis
Photo Emmanuel Denis
Un parcours de cinéphile ma foi bien classique pour le petit Manolito, des fonds de culottes usés dans les cinémas de l'ouest parisiens à s'émerveiller devant les classiques de son temps, les Indiana Jones, Tron, Le Dragon du lac de feu, Le Secret de la pyramide... et surtout les Star Wars ! Premier Ecran fantastique à neuf ans pour Le retour du Jedi, premier Mad Movies avec Maximum Overdrive en couverture à treize ans, les vidéo clubs de quartier, les enregistrements de Canal +... Et un enthousiasme et une passion pour le cinéma fantastique sous toutes ses formes, dans toute sa diversité. S'il fallait faire mienne une maxime en la matière, je reprendrais (de mémoire !) une citation de Roman Polanski : «les personnes qui aiment vraiment le cinéma aiment le fantastique» !
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L'édition vidéo
BLOODY MALLORY DVD Zone 2 (France)
Editeur
H2F
Support
DVD (Double couche)
Origine
France (Zone 2)
Date de Sortie
Durée
1h32
Image
1.85 (16/9)
Audio
Francais Dolby Digital 5.1
Sous-titrage
  • Aucun
  • Supplements
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