Header Critique : DENTS DE LA MER : LA REVANCHE, LES (JAWS : THE REVENGE)

Critique du film et du DVD Zone 2
DENTS DE LA MER : LA REVANCHE, LES 1987

JAWS : THE REVENGE 
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Il revient et il est pas content. Cette formule désormais consacrée (entre autre par KING KONG 2) s'applique à merveille à cette troisième séquelle du chef-d'œuvre aquatique de Spielberg : LES DENTS DE LA MER : LA REVANCHE. Le grand requin blanc de 1975 imaginé par Peter Benchley, est bel et bien de retour, cette fois pour se venger de la famille Brody. Martin Brody est mort et enterré ? Qu'à cela ne tienne, Bruce (si ce n'est lui, c'est donc son frère, s'il n'en a point, c'est donc l'un des siens !, car rappelez-vous qu'il est déjà mort plusieurs fois) a la rancune tenace. Cette fois, il s'en prend directement à la famille de son vieil ennemi, à commencer par le plus jeune des deux frères. Ce slasher version amphibie, a décidément une dent contre les Brody. Il semble bien décidé à exterminer cette famille et à finir le boulot commencé quelques 12 ans plus tôt.

Malheureusement, LES DENTS DE LA MER : LA REVANCHE, n'est qu'un pâle ersatz de l'original. On tente quand même, à plusieurs reprise, d'établir la connexion avec LES DENTS DE LA MER, allant jusqu'à intégrer une séquence "souvenir du bon vieux temps" en sépia, rappelez-vous, la scène où Michael imite son père préoccupé. Vous l'avez aimée dans le premier, on vous en remet une couche ici, dans une scène entre Michael et la fillette. Bien tenté, mais très insuffisant et surtout très inutile pour conquérir un public plutôt avide de grands frissons.

Ce film joue la carte de la saga, en réunissant trois générations de Brody, et tente de conquérir son public à grands renforts de bons sentiments familiaux et amicaux. Noël et sa chorale de fillettes, La mère, ses souvenirs, sa féminité et ses rejetons, Michael et son ami Jake… On verse à fond dans le sentimentalisme, et j'avoue que j'ai bien failli me faire avoir : le désespoir de la mère qui perd son plus jeune fils, ça titille quand même pas mal la fibre maternelle qui sommeille en moi. Les yeux m'ont picoté deux secondes... Et puis finalement, la suite démontre qu'en fait, il n'était pas nécessaire de s'apitoyer sur le triste sort de la dame, puisque à peine a t'elle enterré son rejeton qu'elle s'amourache d'un pilote à la petite semaine. Ce dernier, interprété par Michael Caine, relégué au rang de figurant, étant quantité négligeable dans cette histoire. Madame Veuve Brody, qui a pris quelques rides depuis le premier film, se découvre quant à elle des pouvoirs extra-sensoriels et une nouvelle jeunesse. En parfaite mère-courage, comme les affectionne tout particulièrement le cinéma américain, et digne de feu son mari, elle affronte seule le requin sur son territoire, au risque de provoquer une véritable catastrophe. On se demande d'ailleurs comment elle compte s'en tirer, jusqu'au moment où on réalise qu'elle se sacrifie tout simplement.

La série des DENTS DE LA MER s'essouffle de plus en plus, et ce dernier opus en est l'exemple le plus frappant. Ici, rien ne vient perturber le spectateur, à peine une petite montée d'adrénaline de temps en temps, mais tout est tellement téléphoné qu'on a du mal à se plonger dans cette intrigue, quasi inexistante au demeurant. Un scénario poussif, où se mêlent une sombre histoire de vengeance, un requin dont les mouvements ne sont pas sans évoquer la progression d'un ballon dirigeable, et le début d'une histoire d'amour du troisième âge qui nous dit que la vie est un éternel recommencement, rien vraiment ne vient ni passionner, ni terrifier le spectateur. Le seul élément nouveau de ce film réside dans l'idée de pourvoir Ellen d'une sorte de sixième sens grâce auquel elle perçoit le danger pesant sur sa progéniture. Lorsque son fils aîné se fait attaquer par le requin, elle perd son sourire, se fige, sait qu'il se passe quelque chose. Pourquoi pas, après tout. Sauf que cette idée n'est pas exploitée par la suite, ce qui a de quoi surprendre le spectateur.


La version contenue sur ce disque est celle de la sortie en salles européenne, mais il existe une fin alternative aux USA. En effet, lors de sa sortie en salles outre-atlantique, le film nous laissait avec la mort de Jake (Mario Van Peebles en scientifique-rasta-rigolo) ce qui s'avérait être logique. Dans la version française (donc européenne), Jake s'en sort. Malheureusement, le rattrapage de cette version est tellement grossier que ça en devient risible. Difficile de croire qu'un homme happé par un grand requin blanc particulièrement violent s'en tire indemne. Pourtant, c'est ce qui arrive ici. On n'en croit pas nos yeux, mais le requin haineux aurait tout simplement recraché le gars en explosant.
(NDLR : Normal, ce n'est pas un Brody !)

Etonnement ! Alors que l'on pensait que le film avait été tourné dans un format cinéma standard (1.85), l'image de ce DVD nous propose un transfert en écran large (2.35). Erreur de l'éditeur ? Pas si sûr puisque après vision du film, les plans semblent tous relativement bien cadrés tout en utilisant l'intégralité du cadre. Le DVD américain disponible depuis quelques années présentait lui-même un transfert 1.85. Voilà un joyeux imbroglio dont nous ne détenons pas les clefs si ce n'est qu'il semblerait que le film fût tourné dans l'optique d'être diffusé en format large. Ce transfert réhabiliterait le film, d'un point de vue technique s'entend, grâce à ce DVD. Une affirmation sur laquelle nous ne pouvons être certains à 100%. Surtout que le logo Universal au début du film tendrait à prouver tout le contraire !

Enregistré à l'origine en Dolby Stéréo, la bande sonore originale de ce DVD peut donc être décodée grâce à un décodeur Pro Logic. A l'écoute, pas de quoi sursauter ou s'emplir de joie. En dehors de la musique et de très rares effets (l'amerrissage de l'avion...), le rendu est singulièrement plat. La version française est en gros du même acabit mais est un peu plus puissante. Nous avons déjà vu l'image en ce qui concerne son format. A propos de la qualité de celle-ci, nos yeux n'ont pas eu de quoi se plaindre. Une image de bonne tenue qui est, peut-être, un poil terne. En plus, avec le DVD et ses pauses parfaites, vous pouvez vous amuser à repérer les défauts du requin comme l'apparition du bras qui le soutient à la 57ème minute !

Pour les suppléments, Universal a bien compris qu'à choisir, il valait mieux mettre le paquet sur les prédécesseurs des DENTS DE LA MER : LA REVANCHE, ce dernier n'étant qu'une piètre tentative de surf sur les vagues provoquées par Bruce quelques dix ans plus tôt ayant un faible impact commercial. On aura donc pour tout bonus que les seules bandes annonces des trois séquelles éditée par le studio.

LES DENTS DE LA MER : LA REVANCHE est, s'il était utile de le préciser, le segment le plus faible de la série. LES DENTS DE LA MER : DEUXIEME PARTIE et LES DENTS DE LA MER 3 lui étant bien supérieurs.

Rédacteur : Nadia Derradji
Cofondatrice du site DeVilDead en l’an 2000, Nadia Derradji s’est, depuis, orientée vers d’autres projets personnels et professionnels.
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L'édition vidéo
JAWS THE REVENGE DVD Zone 2 (France)
Editeur
Support
DVD (Double couche)
Origine
France (Zone 2)
Date de Sortie
Durée
1h26
Image
2.35 (16/9)
Audio
English Dolby Digital Stéréo Surround
Francais Dolby Digital Stéréo
Italian Dolby Digital Stéréo
Spanish Dolby Digital Stéréo
Sous-titrage
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