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 FILM INFOS

 Titre original

 BURIED

 Année

 2010

 Nationalité

 Espagne /  Etats-Unis /  France

 Réalisation

 Rodrigo Corts

 Scénario

 Chris Sparling

 Musique

 Vctor Reyes

 Acteurs

 Ryan Reynolds

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Studio 37

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

91 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Les dessous d'un tournage (17mn)
 • Le doublage du film (6mn)
 • Les effets 3D (2mn40)
 • Les effets sonores (6mn)
 • Ryan Reynolds face au serpent (7mn)
 • Les mouvements de caméra (13mn)
 • Les effets spéciaux du film (7mn)
 • Bandes-annonces

 

 ON AIME

• Un suspens efficacement réussi

 ON N'AIME PAS

• Transfert 1080i/50hz !

 VIDEOS

 Bande-annonce franaise

 
 BURIED

 

Film espagnol tourné en anglais, BURIED fit parler de lui dans divers festivals, notamment celui de Sundance en 2010, par sa nature de micro-production dans tous les sens du terme. Le budget est relativement modeste, les éclairages sont naturels, le tournage s'étale sur moins de trois semaines dans un studio de Barcelone, le décor s'avère unique et réduit au minimum puisqu'il s'agit d'une simple caisse dans laquelle est enfermé le seul protagoniste visible du récit ! C'est l'acteur américain Ryan Reynolds qui relève l'inconfortable défi, sous la direction du réalisateur espagnol Rodrigo Cortés...

Photo : BURIED

Paul Conroy se réveille parmi les ténèbres, séquestré dans un cercueil de planches grossières enfoui sous le sable. S'éclairant avec son briquet et considérant sa situation tragique, il rassemble péniblement ses souvenirs. Conducteur de camion pour une société américaine en Irak, il a vu son convoi attaqué par des insurgés avant de perdre conscience. Comment pourra-t-il sortir de ce tombeau rustique ?

L'enterrement vivant s'avère un grand classique de la phobie humaine, son chantre littéraire le plus fameux étant sans doute Edgar Poe. Celui-ci le mit en mots à plusieurs reprises, dans «La chute de la maison Usher», «La Barrique d'Amontillado» et bien entendu «L'enterrement prématuré» ! Au cinéma, cette atrocité a été déclinée par les plus grands : hystérique chez Fulci (FRAYEURS), subjectif pour Dreyer (VAMPYR), obsessionnel dans L'HOMME QUI VOULAIT SAVOIR, enrubanné dans LA MOMIE version Karl Freund, les yeux écarquillés dans LA CHAMBRE DES TORTURES de Roger Corman, boueux dans A BITTERSWEET LIFE... L'obscurité, l'inconfort, l'air qui vient à manquer, les ongles qui grattent les parois jusqu'à se briser, les cris d'angoisse inaudibles à la surface... Une mort ignoble, en effet !

Photo : BURIED

BURIED approche ce martyr avant tout sous l'angle du pari technique. Comment, au moyen des diverses ficelles dont dispose le metteur en scène, raconter un suspens dans un lieu unique aussi exiguë, en temps réel, sans perdre l'intérêt du spectateur. Le défi rappelle ceux auxquels s'astreignait parfois Alfred Hitchcock, tel le plan séquence unique de LA CORDE ou surtout LIFEBOAT et son thriller cantonné à une simple barque. Pour s'assurer que la référence n'échappe à personne le générique de BURIED scande des motifs musicaux à la Bernard Hermann sur des graphismes inspirés de Saul Bass. Une pré-affiche américaine reprend avec quelques retouches celle de SUEURS FROIDES !

Pour varier les ambiances, BURIED utilise quelques astuces. Les sources d'éclairage varient selon les situations : briquet, tubes phosphorescents, téléphone portable, lampe torche se succèdent ainsi, tandis que la bande son et les cadrages exploitent toutes les possibilités imaginables d'un contexte aussi restrictif. Contrairement au récent 127 HEURES de Danny Boyle qui sur un sujet assez proche accumule les flash-back et hallucinations, BURIED se fixe des règles strictes, la caméra ne sortant ainsi jamais du cercueil.

Photo : BURIED

Au-delà de la technologie, BURIED s'inscrit dans le contexte précis de la guerre d'Irak, abordant plus précisément le marché des kidnappings, les rançons âprement négociées sur le dos de proies faciles comme les civils occidentaux. Le scénario tente rapidement d'apporter un peu de subtilité. Le geôlier ne se voit pas dépeint comme un simple terroriste sorti de nulle part, mais comme un homme avec un passé, une colère (la mort de la plupart de ses enfants dans le conflit). Il y a une tentative de critique sur certains aspects de la guerre d'Irak. Mais, soyons bien franc, elle reste dans le superficiel et n'approfondit pas grand chose.

En effet, BURIED se veut avant tout un suspens, une mécanique destinée à relancer régulièrement l'intérêt du spectateur. Celui-ci saisit vite la combine, employée jusqu'à nuire à la cohérence de l'ensemble. Déjà, la méthode employée par le kidnappeur pour obtenir sa rançon paraît pour le moins tordue et peu susceptible de réussir.

Photo : BURIED

Certains épisodes – il n'y pas d'autre mot – pourraient se voir retirés du métrage sans que le récit n'en soit affecté (le serpent, le dernier appel de l'employeur de Paul). L'artifice devient trop palpable : pourquoi le preneur d'otage place-t-il la «notice» du téléphone aux pieds de Paul, là où il ne peut pratiquement pas l'atteindre ? Tout simplement pour que l'otage ne les trouve pas dès son réveil et permette ainsi à Rodrigo Cortés d'avoir une révélation de plus à apporter à tel ou tel étape de son récit. Le procédé l'emporte sur la logique.

Au-delà de cette limite, reconnaissons que BURIED gère son suspens avec efficacité, baladant le spectateur avec savoir-faire et lui offrant un divertissement globalement prenant, porté par une interprétation en tout point intense de Ryan Reynolds. L'effort se salue et mérite un regard attentif.

Photo : BURIED

En France, BURIED s'est vu distribué en Blu-ray par l'éditeur Studio 37 en 2010. Commençons tout de suite par les choses qui fâchent : le film n'est pas en vraie HD cinéma, mais bien dans le format bâtard 1080i/50hz, c'est-à-dire entrelacé et calé sur la fréquence 50hz.

Au lieu de défiler à la vitesse classique de 24 images par seconde, tel que le film a été enregistré et voulu par son metteur en scène, son défilement se voit légèrement accéléré à 25 images par seconde tandis que la bande son remonte légèrement dans l'aiguë. Qui plus est, le fait que le film soit entrelacé au lieu d'être en progressif natif force votre lecteur ou votre écran a effectué lui-même une étape de désentrelacement, ce qui peut créer des artefacts discrets, mais réels, comme de légers effets de rémanence dans les scènes agitées. Ce Blu-ray (dont la jaquette annonce crânement un 1080p mensonger) ne correspond donc pas à l'exploitation optimale des capacités du Blu-ray et de la Haute Définition.

Photo : BURIED

Une fois passé ce constat énervant, cette copie en format scope 2.35 se laisse quand même regarder, avec une bonne restitution d'une image 35mm assez soignée. Seules quelques traces fugitives de compression gâchent un peu la fête, mais elles restent marginales.

La bande son DTS Master Audio anglaise non compressée, sur 5.1 canaux, s'avère réussie, le mixage exploitant astucieusement la spatialisation de votre système pour vous faire partager la claustrophobie de Paul Conroy. Le doublage français bénéficie aussi d'une piste non compressée en DTS Master Audio 5.1. Des sous-titres français amovibles sont bien évidemment disponibles.

Photo : BURIED

En terme de suppléments, ce Blu-ray propose une interactivité (en définition standard) pour le moins fournie. «Les dessous du tournage» s'avère une featurette de 17 minutes revenant sur le déroulement global des dix-sept journées de tournage. Nous accédons ensuite à une série de petits modules abordant divers aspects de la création de BURIED. «Le doublage du film» (6 minutes) s'intéresse aux voix avec lesquels communique Paul par téléphone. «Les effets 3D» (2 minutes) n'est qu'un simple montage montrant l'évolution de divers plans truqués numériquement. Comme son nom l'indique, «Les effets sonores» (6 minutes) disserte sur la prise de son et le mixage des bruitages, tandis que «Ryan Reynolds face au serpent» (7 minutes) montre la conception de la scène ophidienne. «Les mouvements de caméra» et «Les effets spéciaux du film» approchent les aspects les plus techniques de la mise en image. Le tout forme «un making of» aussi complet qu'intéressant, accompagné par le «Trailer» américain ainsi que par une bande annonce française.

Photo : BURIED

Comme nous l'avons vu, la copie 1080i/50hz étant rédhibitoire, nous ne pouvons que conseiller à nos lecteurs de se tourner dans la mesure du possible vers d'autres éditions. Le Blu-ray américain sorti par Lionsgate s'avère a priori un excellent choix avec une vraie copie 1080p/24 images par seconde. Mais il est tout de même verrouillé strictement sur la région A et ne propose pas de sous-titres français. S'il offre un doublage francophone, celui-ci est en Dolby Digital classique, et donc compressé. Les bonus sont aussi moins pléthoriques que le disque français. Bref, pas mal de petites réserves qui écartent le disque américain du choix des non-anglophones ou des acheteurs ne bénéficiant pas d'un lecteur multi région... Ces derniers devront donc se rabattre sur ce disque français, faute de mieux.

Emmanuel Denis

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