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 FILM INFOS

 Titre original

 SCARECROW

 Année

 2002

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Emmanuel Itier

 Scénario

 Emmanuel Itier
 Bill Cunningham
 Jason White

 Musique

 Vincent Gillioz

 Acteurs

 Roxanna Bina
 Tiffany Shepis
 Richard Elfman
 Mark Irvingsen
 Jen Richey
 Tim Young
 Todd Rex

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Simple Couche

Durée

86 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Bande-annonce

 

 ON AIME

• L’épouvantail ninja comique troupier ! Il fallait l’inventer !!

 ON N'AIME PAS

• C’est quand même très mauvais

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 Bande-annonce

 
 SCARECROW

 

Lester est un jeune qui n’a pas de chance dans la vie. Il vit dans une caravane avec sa mère alcoolique. Taillé comme une crevette, il est la risée des sportifs de sa classe. Timide, il n’en touche pas une avec les filles. Artiste (dépressif) dans l’âme, il se fait hurler dessus par ses professeurs. Autant dire que lorsque le pauvre Lester meurt étranglé au pied d’un épouvantail par l’amant demeuré de sa mère, son esprit n’a qu’une envie : se réincarner dans le corps empaillé pour se venger de tous ces salopards ! Crénom !

Photo : SCARECROW

Daté de 2002, SCARECROW est un tout petit budget qui a l’idée de propulser la figure de l’épouvantail tueur au rang de véritable croquemitaine à la Freddy Krueger. Pourtant, l’idée ne date pas d’hier ! Batman en personne doit se battre avec un super vilain nommé «l’épouvantail» dès 1941 (le personnage est d’ailleurs repris dans le BATMAN BEGINS de Christopher Nolan). A l’écran, on se souvient du téléfilm DARK NIGHT OF THE SCARECROW datant de 1981, où l’on voit Larry Drake en idiot du village se réincarner dans un mannequin empaillé pour se venger de ses assassins. En 1988, le SCARECROWS de William Wesley égare des mercenaires dans un champs de maïs peuplé d’épouvantails tueurs. La série LES CONTES DE LA CRYPTE se perd dans un champs de maïs le temps d’un épisode en 1990, où Patricia Arquette va développer une étrange relation avec un épouvantail prenant vie. KAKASHI (épouvantail en japonais) de Norio Tsuruta adapte en 2001 une histoire de village assiégé par des hommes de paille tirée d’une bande dessinée du génial Junji Ito (déjà auteur de Tomié et Uzumaki). Puis c’est l’escalade vers la série de plus en plus Z : NIGHT OF THE SCARECROW de Jeff Burr ou encore la chaotique série des DARK HARVEST (qui semble être une fausse franchise de films épars d’horreur campagnarde).

Photo : SCARECROW

En bref, notre SCARECROW du jour n’a donc pas inventé la machine à courber les bananes, et ce n’est pas son scénario éculé jusqu’à l’absurde qui nous fera changer d’avis. A quoi bon se voiler la face plus longtemps, cette bobine n’est qu’un produit fagoté à la vitesse de la lumière (on parle de huit jours de tournage, une aberration pour de la pellicule) et d’une centaine de milliers de dollars. Bref, la meilleure volonté du monde ne pourrait résister à cette production à l’arraché, où le pire des résultats n’a que peu d’importance à partir du moment où il y a matière à bidouiller un métrage d’à peu près 90 minutes à destination du câble et des vidéo clubs.

Photo : SCARECROW

Le film est pourtant signé d’un français amoureux du genre, un certain Emmanuel Itier. Exilé aux Etats-Unis, il occupe des postes de co-producteur ou de consultant notamment sur LE DENTISTE et PROGENY de Brian Yuzna. Il passe discrètement à la réalisation avec un thriller érotique de troisième partie de soirée, THE MIDNIGHT HOUR en 2000. En parallèle de ses activités dans l’industrie cinématographique, Itier est journaliste de rock et de cinéma pour des revues françaises, dont Mad Movies qui lui consacrait deux pages dithyrambiques à l’occasion d’une visite sur le plateau de SCARECROW. L’homme s’octroie d’ailleurs un petit rôle de patron de snack, juste histoire de faire le crétin face caméra le temps de quelques plans.

Photo : SCARECROW

On ne va pas se mentir non plus, malgré les bons sentiments, SCARECROW est un nanar taillé dans l’idiotie. Premier défi lancé au spectateur : survivre au long générique de début, soit quatre minutes de noms défilant sur une poignée d’images du film ralenties de deux à trois fois leur vitesse initiale. Ensuite c’est l’enfilade de clichés avec des incongruités maison. Comme de donner le rôle de Lester, l’étudiant tourmenté et introverti, à un comédien d’une trentaine d’année plus que bien tassée. Itier a beau nous faire quelques plans d’oiseaux volant dans le crépuscule (du genre «Terrence Malick pour les Nuls»), aucune ambiance ne parvient à s’instaurer pendant les longues trente minutes où Lester va perdre la vie avant d’être réincarné en épouvantail.

Photo : SCARECROW

Heureusement, l’arrivée du croquemitaine va sortir le pauvre spectateur de sa torpeur. Car lorsque l’esprit du frêle et timide Lester a investi le corps de l’épouvantail, il a visiblement fusionné avec les chakras d’un ninja et le restant d’âme d’un comique troupier. Contre toute attente, notre Lester ressuscité coince ses victimes avec des cabrioles «shaolin-karaté» et les occis en balançant «des petites phrases qui tuent» ! «Je vais vous mettre du plomb dans la tête», dit-il avant d’enfoncer deux faucilles dans le crâne de deux ados. «J’ai toujours aimé le poulet à la broche», lance t’il en empalant un policier. «Je vous en remets une tranche ?», ou encore «il avait bon cœur» en arrachant la cage thoracique d’un figurant, notre épouvantail est donc un fieffé blagueur ! Ne manque plus que trois bruitages de grelots et deux pouets, et l’on se croirait devant vidéo gag !

Photo : SCARECROW

Mais reconnaissons à SCARECROW sa générosité, même dans ses embardées les plus grotesques. Avec un si petit budget, le réflexe premier aurait été de monter un film de couloir saturé de blabla. SCARECROW a le mérite d’enchaîner les scènes d’action, même si les conditions infernales de production ne permettent pas d’aboutir à un résultat correct. Les cascades sont approximatives, les effets spéciaux de maquillage se limitent la plupart du temps à une giclette de rouge sur le front des acteurs, les comédiens se débattent dans des scènes visiblement jamais répétées (on reconnaît d’ailleurs Richard Elfman, frère de Danny et réalisateur de FORBIDDEN ZONE, dans un rôle de shérif). Et ce n’est pas la timide mise en abîme opérée par une petite bande de fumeurs de joints (ils racontent le film en flash-back en se moquant de certains de ses ressorts) qui va sortir le scénario du trou de nullité dans lequel il s’est empêtré. Reste le design vraiment réussi du scarecrow, que l’on doit au comédien/cascadeur Todd Rex.

Photo : SCARECROW

SCARECROW est disponible à prix discount dans une édition française qui ne croit pas du tout en son produit. L’image est plein cadre et de qualité juste médiocre. Les pistes sonores sont en stéréo d’origine, en version originale et française. Pour seul bonus, nous trouvons la bande-annonce du film.

Photo : SCARECROW

Il ne suffit pas toujours d’assumer sa bêtise pour paraître intelligent, ce que nous démontre brillamment SCARECROW. Malgré sa frénésie et ses références à l’horreur des années 80, le film n’est qu’une vautrade de plus visant le cœur de cible «gore-bimbo-bière». Cet anti-chef d’œuvre sera suivi dans la foulée de deux séquelles, SCARECROW SLAYER et SCARECROW GONE WILD.

Eric Dinkian

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