Header Critique : DEAD CALM (CALME BLANC)

Critique du film et du DVD Zone 1
DEAD CALM 1988

CALME BLANC 
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John, officier de carrière dans la Marine, revient chez lui à Noël. A la gare, il attend sa femme et son enfant, mais ils n'arrivent pas. Un terrible accident est survenu et l'enfant n'a pas survécu. Pour surmonter cette épreuve, le couple décide de partir en mer sur un voilier. L'occasion, espèrent-ils, d'oublier un peu la tragique mort de leur enfant. Mais leur solitude est bientôt troublée par la survenue d'un étrange bateau.

On est surpris par les premières minutes du film, qui montrent des images qu'on n'a pas coutume de voir au cinéma. La mort de l'enfant fait froid dans le dos, le décor est posé, on s'attend à passer un moment difficile. En effet, l'ambiance du début tend à mettre le spectateur dans le bain tout de suite : ça ne va pas être tendre. On sait d'ores et déjà qu'il va se passer quelque chose de terrible, lorsqu'on voit John à la gare, cherchant du regard son épouse qui n'arrive pas et constatant que deux policiers viennent à sa rencontre. La scène suivante se passe à l'hôpital, comme dans un mauvais rêve. John, accompagné d'un médecin, traverse les couloir jusqu'à une pièce où il découvre sa femme, grièvement blessée. Ensuite, un flash-back dans la mémoire de Rae nous la montre au volant de sa voiture, sous une pluie battante, poussant la chansonnette à son enfant, installé à l'arrière. Le drame survient de manière crue et choquante. On s'arrête là, pour retrouver le couple en pleine mer, tentant de vaincre son désespoir en se ressourçant dans l'immensité de l'océan pacifique.

On ne manquera pas de remarquer la maîtrise de Billy Zane dans ce thriller pour le moins inquiétant. Il abuse de son sourire parfait et de sa gueule d'amour et se transforme à l'envi, dans la seconde, en fou dangereux, ceci avec une aisance redoutable. Ce qui est étonnant, c'est qu'on se laisse souvent attendrir par la fragilité qui se dégage du personnage, oubliant presque les atrocités dont il s'est rendu coupable. C'est le cas par exemple dans la scène où il voit Rae en larmes : il est particulièrement tendre avec elle, ses gestes se font extrêmement doux, ce qui contraste incroyablement avec la sauvagerie dont il a fait preuve seulement quelques secondes plus tôt.


L'idée originelle de ce film n'est pas sans rappeler celle de THE HITCHER, où un homme, mû par on ne sait quelle pulsion, assassine froidement toutes les personnes qui se mettent en travers de sa route alors qu'il semble lier une étrange relation avec celui qui l'a pris en auto-stop. La motivation n'existe pas de façon explicite. Ici, on comprend vaguement que ce qui a servi de détonateur à cette violence est l'humiliation qu'il aurait subie pendant sa croisière. En effet, le photographe n'hésite pas à le remettre à sa place en public, devant les ravissantes jeunes femmes qui participent au voyage. On sent qu'il ne supporte pas d'être la risée de l'équipe, que son ego en prend un coup. Le résultat est là : un homme qui passe "de l'autre côté", subitement, comme ça arrive parfois, sans qu'il y'ait de véritable raison, sans que l'entourage en voie, en tous cas.

On ne manquera pas de remarquer que le fil conducteur du scénario consiste à démonter le mécanisme qui pousse un homme à commettre les pires actes. Combien de personnes ayant subi des vexations sont devenues des forcenées, lorsqu'elles ne se sont pas purement et simplement donné la mort ? Qu'est ce qui pousse un bon père de famille à tuer sauvagement femme et enfants, un soir comme tous les autres soirs, en rentrant chez lui ? Doit-on chercher une explication rationnelle à de tels actes ? Dans DEAD CALM, on devine plus qu'on ne voit réellement ce bouleversement, grâce à la vidéo tournée sur l'Orpheus. Les images sont saccadées, entrecoupées de plans sur le visage effaré de John, qui réalise plus ou moins ce qui s'est passé sur le bateau. Les voix de la vidéo sont indistinctes, on perçoit des rires, des cris, tout ceci créant une sorte de malaise chez le spectateur, qui ne découvre que par bribes les raisons qui ont poussé Hughie à quitter cet endroit. Clairement, ce dernier fuit ses actes, mais il est poursuivi par ces horreurs qu'il a commises, il veut fermer les yeux, il se saoule de musique, il danse, comme pour exorciser ce passé si proche. Il veut aller très loin, tout recommencer, repartir à zéro, comme il le dit à Rae.

Ce huis-clos est rendu encore plus inquiétant grâce à la musique de Graeme Revell et à une mise en scène maîtrisée dont les images sont retranscrites fidèlement sur ce DVD. L'un des meilleurs films de Phillip Noyce, marquant le début de l'ascension de Nicole Kidman au rang de star.

Rédacteur : Nadia Derradji
Cofondatrice du site DeVilDead en l’an 2000, Nadia Derradji s’est, depuis, orientée vers d’autres projets personnels et professionnels.
54 ans
84 critiques Film & Vidéo
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La prestation de Billy Zane.
On n'aime pas
Le sale cabot ! ;-)
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L'édition vidéo
DEAD CALM DVD Zone 1 (USA)
Editeur
Support
DVD (Simple couche)
Origine
USA (Zone 1)
Date de Sortie
Durée
1h36
Image
2.35 (16/9)
Audio
English Dolby Digital Stéréo Surround
Francais Dolby Digital Stéréo Surround
Sous-titrage
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