SATURN 3 fait partie de ces films que j'ai vus dans ma jeunesse.
Bien entendu, j'avais été marqué et l'envie de le redécouvrir en DVD
était assez forte. Sans cela, vous verrez en lisant ces lignes que le
film est assez étonnant pour qu'on ait envie d'y jeter un oeil curieux.

SATURN 3 apparait
sur les écrans en 1980, soit un an après le ALIEN
de Ridley Scott.
Dès les premières images, on peut se demander s'il n'y aurait pas comme
une large inspiration. Le plan du vaisseau qui passe lentement au dessus
du spectateur fait lourdement penser à celui du Nostromo. Si on ajoute
le succès de STAR WARS
quelques années auparavant, on peut se demander si SATURN 3 n'est
pas un pur produit de commande. De ceux qui, sans grande originalité,
essaient de surfer sur la vague d'un succès ou d'un effet de mode. Dans
ce registre, on a parfois du bon et souvent des choses innommables.

Parmi les choses improbables
de ce film, on a de quoi s'interroger sur la présence de Stanley
Donen à la réalisation. Je n'ai rien contre cet illustre réalisateur.
Au contraire, j'adore CHARADE. Mais le monsieur est tout de même
plus connu pour ses comédies musicales (SINGIN'
IN THE RAIN, ROYAL
WEDDING...) que pour ses incursions dans le fantastique. Non
pas qu'on lui demande d'organiser un numéro de claquettes avec
le robot mais un peu plus de la légèreté et de
la maestria dont il avait fait preuve dans le passé auraient
été les bienvenues.

Le casting est la grande
attraction de ce film. Kirk
Douglas dans l'espace. Farrah
Fawcett souvent en petite tenue et même à certains moment nue tout
court. Et pour terminer, Harvey
Keitel en psychopathe libidineux, instructeur d'un robot. Si on
avait déjà vu Farrah
Fawcett dans un film de science-fiction (LOGAN'S
RUN), les deux autres sont, comme le réalisateur, des petits
nouveaux dans le genre. Un genre qu'ils ont d'ailleurs préféré éviter
par la suite.