Surprise au niveau de l’interprétation qui tombe rarement dans les excès
grand guignolesques à la Anthony
Wong par exemple (EBOLA
SYNDROME ou DAUGHTER
OF DARKNESS). Les différences de culture sont bien présentes
entre le public asiatique et européen, mais celles-ci sont peu dérangeantes
dans HORRIBLE HIGH HEELS alors qu’elles l’étaient beaucoup plus
dans ALL NIGHT
LONG qui avait un message plus ancré dans la réalité de la société
japonaise.

Au registre
des regrets pas grand-chose si ce n’est qu’il faut, comme l’indiquait
Nadia dans sa critique d’EBOLA
SYNDROME, prendre ce genre de films au Xième degré. Pourquoi
le chef de gang est en fauteuil roulant ? Pourquoi le réalisateur cadre
de traviole ? On doit vraiment ne pas en tenir rigueur, remplir le saladier
de chips, appeler les potes et se fendre la poire pendant un peu plus
d’une heure trente.

Le DVD en lui-même
est encore un niveau en dessous de ce que j’avais pu découvrir avec
UNCLE SAM
(la référence pour moi jusqu’à présent). Pas de menu ! Ce qui explique
la pauvreté de la section technique de notre fiche. En audio ce sera
du mandarin et du cantonais en Dolby Digital mono. Mais le petit plus
qui vous donnera le sourire est quand vous lisez sur la jaquette «chinese
and english subtitles» et que vous vous retrouvez effectivement avec
les sous-titres affichés en même temps et inévitablement affichés puisque
brûlés sur le master. Et pour vous achever ils sont quasiment illisibles.
Ne faisons pas trop la fine bouche pour la qualité de l’image, le début
fait peur mais les défauts s’estompent considérablement par la suite.

HORRIBLE
HIGH HEELS remplit son contrat haut la main avec des scènes que
le spectateur aurait eu du mal à imaginer avant sa vision. N’oublions
pas l’érotisme quasiment gratuit et obligatoire pour un tel film et
nous obtenons ce qui ce fait de mieux en catégorie III. Un must
pour les (a)mateurs de ce genre.
Pierre-Yves
"Lord Taki" Taczynski