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 FILM INFOS

 Titre original

 MORKE SJELER

 Autres titres

 DARK SOULS
 ZOMBIE DRILLER KILLER

 Année

 2010

 Nationalité

 Norvge

 Réalisation

 Csar Ducasse
 Mathieu Peteul

 Scénario

 Csar Ducasse
 Mathieu Peteul

 Musique

 Wojciech Golczewski

 Acteurs

 Morten Rud
 Kyrre Haugen Sydness
 Ida Elise Broch
 Johanna Gustavsson

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Norsk Film

Format Disque

Double Couche

Durée

95 minutes

Format Image

Format Sonore

Norwegian

Sous-titrages

English
Norwegian

 

 SUPPLEMENTS

 •9 Scenes coupées
 • Interviews équipe du film (15mn26)
 • 3 films en Super 8 (2mn14)
 • Film annonce norvégien
 • Film annonce international
 • Début alternatif (5mn17)
 • Effets spéciaux (6mn06)

 

 ON AIME

• Le ton et le sujet sont originaux
• Des zombies à la bouche baveuse noirâtre du plus bel effet

 ON N'AIME PAS

• Une narration bancale
• L’absence de sous-titres pour les bonus

 VIDEOS

 Bande-annonce

 

 POSTERS

 
 MORKE SJELER

 DARK SOULS

Lors d'un jogging matinal, la jeune Johanna Ravn (Johanna Gustavsson) se fait agresser par un inconnu qui la tue en lui enfonçant une perceuse dans le crâne. Son corps est retrouvé dans un marais et transporté à la morgue. Son père Morten (Morten Ruda) ne croit pas à sa mort lorsqu'on lui annonce au téléphone. Et pour cause, sa fille vient de rentrer, hagarde, expectorant une substance noire. Elle est victime d'une étrange épidémie dont l'origine serait un tueur en série. Face à l'incurie de la police, il décide de mener sa propre enquête.

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

Dans la pléthore de films de zombies qui déferlent sur nos écrans depuis près d'une décade, MORKE SJELER est très clairement un cas à part. De plus, les tueurs armés d'une perceuse, le cinéma en compte peu : DRILLER KILLER et LA FOREUSE SANGLANTE viennent tout de suite a l'esprit. Mais, à vrai dire, nous ne sommes ni dans un polar urbain glauque, ni dans un film de tueur fou. Des tueurs comme zombifiés en combinaison orange qui tuent à la perceuse avec des accents environnementaux, c'est inattendu et totalement nouveau. A l'image du film, tentant de renverser certains stéréotypes propres aux films de genre.

Si le film démarre avec la sempiternelle victime féminine qui se fait trucider en courant, la suite s'avère nettement plus intéressante. Le ton oscille gentiment entre action, gore et une presque comédie à l'humour scandinave qui n'a pas vraiment de correspondance dans nos contrées. Ne serait-ce que le héros du film, un cinquantenaire dépassé par les événements et par une police quelque peu pataude. On s'éloigne assez des COLD PREY ou autres ROVDYR ou encore de la série des VARG VEUM, avec ses héros et héroïnes au physique parfait et vendeur.

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

Le métrage regorge d'idées. La menace écologique qui précipite le règne de l'homme n'est pas spécialement nouvelle. PIRANHAS de Joe Dante développait plus ou moins le même message il y a 35 ans. Ici, ce n'est plus seulement la pollution ou le réchauffement climatique qui nous guettent comme simple résultat de l'exploitation pétrolifère. L'analogie du destin tragique qui nous attend avec l'utilisation même du pétrole s'accompagne de sa noirceur. Ténèbres qui patientent avant de nous exploser à la figure, noir destin pour l'humanité, régurgitation d'entrailles noirâtres ? Tout en apportant un semblant d'explication médicale à la propagation de la maladie, de métastases se développant à grande vitesse et provoquant un cancer.

Vivants ? Morts ? Entre les deux ? Le film tente une tentative d'humanisation du mort-vivant, de sa domestication, qui rappelle quelque peu Bub dans LE JOUR DES MORTS VIVANTS. La symbolique apparaît assez curieuse, le mal venant d'une plate-forme pétrolière et sa transmission de matière noirâtre, assimilée à un cancer, veut-il indiquer une parabole sur le pétrole, nouveau cancer de notre société ? Le forage pétrolier étant l'une des forces économiques de la Norvège, le parallèle est assez bien vu, voire risqué. Le forage en mer est assimilé à un forage de crâne et donc à une perte d'humanité. Le final est ainsi au diapason

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

D'autant que le film ne s'arrête pas à l'enquête et aux attaques, mais bifurque vers une autre voie, qui ressemble quelque peu au NOT OF THIS EARTH de Roger Corman dans sa mécanique médicale. Le tout entremêlé de messages d'archives. En fait, le récit brasse de multiples sujets et s'en sort honorablement eu égard au budget que l'on devine relativement bas. Surtout, le film maintient une crédibilité dans son approche et dans ses enjeux qui maintiennent l'intérêt.

Le film démarre cahin-caha comme un thriller mais construit doucement son suspense malgré des cassures rythmiques évidentes. Alternant la tragédie d'une homme pas si ridicule que cela et la progression inéluctable du mal étrange qui frappe la Norvège, il installe une atmosphère horrifique réaliste assez peu usitée dans le film de genre. Exit les bimbos aux gros seins qui hurlent partout, les teen-agers débiles qui enfilent joints sur alcool, baisouillent dans tous les coins et autres hommages parodiques avec anti-héros grassouillets a la con. MORKE SJELER tente d'insérer l'horreur dans le quotidien, sans céder a la facilité. Une grisaille prépondérante, dans le ciel comme dans le coeur de ce père qui plie mais ne rompt pas malgré l'état de sa fille. On assiste a un véritable drame humain, mais dépassionné du mélodrame dont le film n'emprunte aucun code. Voir la scène ou la meilleure amie de Johanna vient lui rendre visite et voit l'étendue des dégâts: bâches plastiques qui recouvrent l'appartement et une Johanna en train de dégénérer en créature vomitive. Et la seconde partie, plus axée sur l'enquête policière, suit une logique narrative à la FRANKENSTEIN, par exemple. A savoir que le lieu "sacré" d'où vient l'origine de la création (la plate-forme pétrolière ici, le laboratoire du Dr Frankenstein dans le film de James Whale, entre autres) qui s'est échappée vers les lieux profanes (la société) sera le lieu final de la confrontation entre les deux logiques qui s'affrontent.

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

Ceci posé, le film n'est pas exempt de facilités et de stéréotypes propres au genre. L'inévitable victime prostituée, la police qui ne fait rien, voire qui ne sert à rien. Pourquoi cette interminable conversation téléphonique du policier au début du film ? Le rôle est par ailleurs très pauvrement écrit et rapidement évacué... Autant de clichés inutiles. D'autant que certaines scènes semblent gratuites et surtout servant difficilement la cause de la menace décrite au coeur de MORKE SJELER. Pourquoi diable l'un des zombies monterait-il avec une travailleuse du sexe ? Pourquoi jouer au voyeur avec un passant qui urine ? Certes, c'est une idée du quotidien dans sa splendeur nocturne, mais on ne saisit pas vraiment la finalité de ces choix.

La progression dramatique s'attache à une alternance des agressions avec la «vie» de Johanna auprès de son père. Un enracinement dans le quotidien qui souhaite montrer la dégénérescence. La première moitié du film privilégie justement cet aspect de vie au jour le jour et le fait de positionner la caméra à l'épaule proche des personnages la rend mobile. Une photographie donnant dans un quotidien grisonnant ajoute à un sentiment quasi-documentaire sur certaines scènes. Un style fluide, souvent proche des visages, cette camera mobile qu provoque un quasi-détachement de la fiction. A l'instar de COLD PREY, MORKE SJELER a été tourné en Super 16. Un plus indéniable dans la souplesse d'utilisation du matériel, ce qui donne en grande partie ce cachet technique si particulier. Ce qui n'excuse pas une narration parfois disjointe, des scènes qui semblent s'enquiller vaille que vaille. Le très probable résultat d'un tournage qu'on devine chaotique, à l'arrache et (trop) étalé dans le temps

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

Enfin, le film donne à voir des moments autres, comme celui de l'ingestion de la substance par les créatures/zombies. Et le résultat sur leurs visages. De très beaux maquillages, par ailleurs, entre l'horreur et la pitié qu'ils inspirent. Et grâce au soin apporté au cadre, le rythme et à l'action, la seconde partie s'affranchit des risques de Bis qui louchent dangereusement vers le Z. A savoir la multitude de Bisseries transalpines techniquement pauvres comme VIRUS CANNIBALE ou le TERMINATOR 2 de Bruno Mattei. Un budget bas ne signifie pas forcement la perte de ses moyens. Et les zombies sont convaincants !.

MORKE SJELER demeure au final un film d'horreur plaisant, qui ne prend pas le spectateur pour un demeuré. Aujourd'hui, c'est déjà beaucoup. Doté d'une jolie photographie naturelle, il marche sur des traces illustres mais n'empiète sur aucune plate-bande. Les auteurs cultivent une certaine originalité, voire même une fraîcheur dans le propos archi-rebattu. Malgré les quelques défauts apparents inhérents à l'élaboration du projet, un tournage difficile et certaines maladresses, on a du bon zombie sous les yeux ! Des effets sanguinolents du plus bel effet, des perceuses de crânes, des bouches arrachées (entre autres) et un vrai ton à part. On vote pour.

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

C'est en Norvège, pays d'adoption, que le duo Ducasse et Péteul a trouvé matière à monter leur premier long métrage, MORKE SJELER ou DARK SOULS pour son titre international, soit les "Ames Ténèbreuses". Depuis, ils ont officié sur le montage du tout récent DEAD SHADOWS de David Cholewa. Distribué sur un petit nombre de salles norvégiennes, MORKE SJELER est sorti naturellement par la suite en DVD et Blu-ray sur le marché local via l'éditeur Norsk Films Distribusjon. Il est aussi sorti en DVD du côté de la Grande-Bretagne sous un titre racoleur et assez idiot, ZOMBIE DRILLER KILLER !

L'édition en Blu-ray de chez Norsk Films Distribusjon est codée région «B» ce qui permet de le lire sur les lecteurs français sans aucun problème. Présenté en format 1.78:1, avec un transfert 1080i, le métrage s'écoule sur une durée totale de 94 minutes et 55 secondes. Il est proposé en version originale norvégienne mais des sous-titres anglais viennent à la rescousse. La piste est en DTS HD Master Audio 5.1 dynamique, parfois avare cependant en effets arrière, mais distille des dialogues clairs et bien détachés de l'action. La copie souffre de différences de tons entre certaines scènes, mais la définition est agréable à l'oeil. Notamment dans le contour des personnages, des teintes de peau naturelles ou bien le grain bien visible par moments, notamment sur les scènes ayant un fond blanc, ce qui ne dérange pas spécialement. Les amateurs de DNR sauvage n'apprécieront pas mais l'éditon semble respecter le matériau d'origine sans dénaturer la vision du métrage.

Par contre, ce sera la connaissance du norvégien qui sauvera le spectateur pour la suite des événements, car l'ensemble des nombreux bonus ne sont hélas pas sous-titrés. Exit donc les neuf scènes coupées (à lancer en une seule fois ou scène par scène), le début alternatif (en simple définition et Dolby Digital 48Hz), les films en Super 8, diverses interviews croisées des acteurs et des réalisateurs, les deux films annonces ou encore le making of des effets spéciaux.

Photo : MORKE SJELER (DARK SOULS)

Ceci dit, pour les plus curieux et les cinéphiles pure race, l'interview de Morten Ruda, César Ducasse (en norvégien) et les autres est intéressante à plus d'un titre. Elle alterne d'abord des photos de tournage, mais également dès la quatrième minute, une intervention de Mathieu Peteul qui est, cette fois, en français avec des sous-titres norvégiens. Il revient ainsi à quelques reprises avec des précisons techniques plutôt intéressantes, tout comme il recommande fortement de ne pas commander du stock de film à bas prix sur internet... Il est donc impératif de regarder jusqu'au bout malgré tout et ce même si l'on ne comprend pas la langue norvégienne !

Le making des effets spéciaux se passe de commentaire, présentant les plans originaux et leur modification jusqu'au plan final dans le film. Les détails abondent (voir notamment la scène du scanner à l'hôpital, allant jusqu'à la couleur du stylo qui a été retouchée !). Là aussi, on sent le soin apporté au travail de longue haleine. Enfin, le début alternatif, à la qualité plus que discutable, ne requiert pas non plus de connaissances étendues en norvégien. Toutefois, on espère qu'une éventuelle édition française digne de ce nom puisse reprendre cet ensemble et nous le proposer dans son intégralité dans une langue accessible !

Francis Barbier

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