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 FILM INFOS

 Titre original

 ARACHNOQUAKE

 Autres titres

 ARACHNOIDE
 

 Année

 2012

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Griff Furst

 Scénario

 Paul A. Birkett
 Eric Forsberg

 Musique

 Andrew Morgan Smith

 Acteurs

 Tracey Gold
 Edward Furlong
 Bug Hall
 Ethan Phillips
 Olivia Hardt
 Megan Adelle

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Signature

Format Disque

Double Couche

Durée

83 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Bande-annonce

 

 ON AIME

• Le second degré
• Des dialogues marrants
• Une première partie rythmée
• Le final branque

 ON N'AIME PAS

• Un scénario con comme la lune
• Une seconde partie qui part en sucette

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 ARACHNOQUAKE

 

Depuis TARANTULA, les araignées ont terrorisé bon nombre de spectateurs. Des perles comme des bouses, le 7ème art en est perclus. Le cinéphile averti, qui en vaut deux, a eu l'occasion de s'extasier devant L'HORRIBLE INVASION, L'INVASION DES ARAIGNEES GEANTES, ARACHNID, ARACHNOPHOBIE, ARAC ATTACK, le SPIDERS et SPIDERS 2 chez Nu Image ou le tout récent SPIDER 3D de Tibor Takacs, qui avait dejà oeuvré sur le sympathique ICE SPIDERS. Il y en a pour tous les goûts. Aussi, lorsque SyFy annonce l'arrivée d'ARACHNOQUAKE... Bon... SyFy, quoi. Donc un peu d'appréhension, un peu de curiosité, pas trop d'attente démesurée.

Photo : ARACHNOQUAKE

En Louisiane, des araignées albinos, aveugles et de toutes tailles sortent des entrailles de la Terre suite à un séisme. Elles attaquent le bayou et La Nouvelle Orleans. Deux groupes isolés vont se trouver faces aux bébêtes qui se nourrissent de cerveau humain.

Aux manettes de cette splendeur numérique : G.E Furst. Connu sous le nom de Griff Furst, s’étant rongé les ongles chez The Asylum et responsable de choses comme LAKE PLACID 3 chroniqué il y a peu (pour lequel il y aura un clin d’œil dans ce présent métrage !), mais aussi de SWAMP SHARK, quand il n'est pas acteur pour des petits rôles dans GREEN LANTERN ou BATTLESHIP. Vous voilà prévenus.

Photo : ARACHNOQUAKE

Problème: comment intéresser encore le spectateur lambda dont le cerveau en bouillie regorge déjà de classiques arachnéens ? Un bon effet shaker, il n'existe rien de mieux. Donc, pour un concentré de connerie à huit pattes, prendre les ingrédients suivants : le ton déconnant d'ARAC ATTACK, un soupçon des INSECTES DE FEU (oui, ici, les araignées déclenchent des incendies et crachent du feu!), saupoudrez de L'HORRIBLE INVASION, un petit coup de CROCODILE version Hooper, la structure du ROGUE (re-titré SOLITAIRE de par chez nous) pour le groupe de touristes en goguette, bateau attaqué par les monstres rougeoyants. Et en cherchant bien, on pourra retrouver une bonne demi-douzaine d'autres références et idées repiquées ça et la. Secouez le shaker avec des donzelles au short moulant, un acteur hollywoodien à la carrière vacillante voire éteinte et qui ne sert a rien dans l'histoire (pauvre Edward Furlong, bouffi et cuit à point), un héros idiot mais valeureux, l'inévitable personnage asthmatique qui va se trouver en manque de ventoline... And Voilà ! Servez tout chaud un bon ARACHNOQUAKE des familles.

Photo : ARACHNOQUAKE

Lancé comme ça, on dirait presque que c'est mauvais. Sous certains aspects, indéniablement. Le scénario ne va nulle part et quand il décide de choisir une direction, c'est pour respecter un cahier des charges couru d'avance. Quelques morts, un grosse araignée géante et une attaque finale. Rien de surprenant. Le film égrène quelques somptueux clichés et injecte des personnages, comme le militaire qui sauve le bus des donzelles effrayées (bien sûr), de manière gratuite, sans que cela ait un effet sur la suite des événements. Infiniment mal écrit dans la seconde partie, aux effets spéciaux souvent grossiers, ARACHNOQUAKE perd en pression bizarrement là où les effets spéciaux et les attaques se déchaînent.

Photo : ARACHNOQUAKE

Car le meilleur reste la première moitié du film. Le métrage s'avère drôle, mettant en scène des personnages savoureux et plantant l'action intelligemment. Le groupe de touristes conduit par un trentenaire beau gosse imbibé d'alcool et incapable notoire vaut le détour. Entre le grand-père qui raconte ses souvenirs d'araignée suceuse d'oeil lors de la bataille de Guadalcanal, le pseudo-gangsta et sa biatch aux cheveux lissés de service, l'asthmatique et ses deux gosses amateurs de vitamines, les interactions fonctionnent bien. Les premiers assauts arachnoïdes devant un cinéma, où une faille s'est creusée, donnent le ton et une fuite dans un supermarché offre des digressions amusantes. De plus, le film bénéficie d'effets spéciaux mécaniques de toute beauté. Non seulement les araignées piquent mais elle pondent aussi dans le corps de leurs victimes. Résultat, de bien jolies pustules explosent pour laisser placent à de mini-araignées bien agressives. Le rythme est rapide, l'action fun : L'idée des araignées marchant sur l'eau à grande vitesse est certes saugrenue, mais la poursuite en bateau qui suit sait profiter de ce choix grotesque. Peu de gore, mais on se surprend à penser que, finalement, ça n'est pas si mal que cela !

Photo : ARACHNOQUAKE

Malheureusement, le soufflé retombe dans la seconde partie. L’humour est laissé de côté afin de commencer à zigouiller les membres du groupe. Un changement de ton assez curieux, par ailleurs, et rare dans ce type de productions. Las, ce n’est pas pour quelque chose de meilleur. Des personnages inutiles, Edward Furlong en tête, que la narration compartimente sur un toit d'immeuble, spectateurs de l'action qui se déroule. Pour quoi faire ? Rien. Dès lors que les deux groupes se trouvent réunis, la routine prend le dessus. Donc attaque de la plus grosse bébête sur la ville, sur un schéma bien connu des amateurs que nous sommes (pensez à TICKS, entre autres, voire même CRITTERS pour la formule). Une armée réduite a un semblant de Hummer customisé et à une poignée de soldats pour combattre la reine à huit pattes. Enfin, combattre... S'agiter sur le toit de l'immeuble, stationnée en compagnie d'Edward Furlong et ses enfants - ce qui là aussi apparaît difficilement crédible. Et pour le climax final, les auteurs ont du probablement se dire que, si on fait une bonne grosse daube, autant aller jusqu'au bout. Et de voir le héros enfiler un scaphandre, se faire chopper par l'araignée géante et lui rentrer dedans sur sa toile tissée entre deux immeubles, fallait y penser.

Photo : ARACHNOQUAKE

Pour le final complètement ahurissant, hésitant entre un debiloff profondikoum cher à Edika et le hiéroglyphe filmique, la boussole du raisonnable se trouve explosée. ARACHNOQUAKE assume sa connerie, son budget à minima (un peu supérieur a la moyenne du genre, ceci dit), son second degré qui fait passer le pilule. Il ne cherche pas à se démarquer du reste, aligne les stéréotypes les plus éculés, ne surprend guère. Si bien qu'on attend patiemment la fin qui relève le goût de par son côté hautement exagéré. Hommage à KING KONG ou fumette de varech séché, l’assaut final vaut le coup d’attendre. ARACHNOQUAKE est un plaisir coupable, générant un frisson s’il on est dans un bon jour et une bonne tranche de rigolade au second degré. Fun et décomplexé au meilleur de sa forme, idiot et pataud la plupart du temps. Mais un bon cran au-dessus de l’ensemble des récents films produits pour SyFy.

Photo : ARACHNOQUAKE

Le DVD anglais de chez Signature fournit une galette acceptable. Format d'origine 1.78:1 avec signal 16/9ème, d'une durée complète de 83 minutes et 29 secondes. A noter que Signature a aussi sorti une édition Blu-ray de la chose. On a quand même affaire à du minimum syndical. Un menu fixe tout moche, un accès via six chapitres, pas de sous-titres (et encore moins d’audio-description, faut pas rêver). Un seul bonus : le film annonce. Certes, ARAHCNOQUAKE n’est pas le CITIZEN KANE du film d’horreur, mais on pourrait quand même espérer un peu plus d’interactivité. Le mixage Dolby Digital 5.1 anglais est superficiel dans la spatialisation sonore. Très peu d’arrières, le son provient surtout du canal central, avec de rares effets stéréo. On peut également se passer du caisson de basses, très peu sollicité. Curieusement la piste en simple stéréo s’en sort un peu mieux. Côté visuel, c’est strictement du même tonneau que la cohorte de films produits à la chaîne pour Syfy. Il a ce côté infiniment manufacturé, lisse, ordinaire. En même temps, c’est loin d’être désagréable, tant la définition est belle à l’oeil. Et avec un bon upscaling, les araignées rosâtres matinées de blanc qui courent sur l’eau ont un joli effet mais, même avec une image soignée, les mâchoires tombent toujours à terre à la vision de cette scène.

Francis Barbier

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