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 FILM INFOS

 Titre original

 DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

 Année

 1976

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Christopher Barry

 Scénario

 Terrance Dicks
 Robert Holmes

 Musique

 Dudley Simpson
 Ron Grainer

 Acteurs

 Tom Baker
 Elisabeth Sladen
 Philip Madoc
 Colin Fay
 Cynthia Grenville
 Gilly Brown

 

 DVD INFOS

 

Editeur

2 Entertain

Format Disque

Double Couche

Durée

99 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

English

 

 SUPPLEMENTS

 •Commentaire audio
 • Getting a Head (32mn06)
 • Designs on Karn (6mn10)
 • Set Tour (2mn10)
 • Galerie de photos
 • Galerie de dessins
 • Bande annonce : The Trial of a Time Lord

 

 ON AIME

• Un véritable ovni télévisuel
• Des suppléments pointilleux

 ON N'AIME PAS

• Trop d'ingrédients pour une intrigue tirée par les cheveux

 DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

 

Le Docteur et Sarah arrivent par inadvertance sur la planète Karn. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’échouer à cet endroit puisqu’un cimetière de vaisseau spatial se trouve justement à côté de leur point d’arrivée. Non loin de là, une sinistre demeure semble être le seul lieu habité des environs…

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

La série britannique DOCTOR WHO est à l’origine un programme familial de science-fiction qui, au fil des ans, va gagner en popularité mais aussi rencontrer une certaine résistance auprès de détracteurs britanniques. Entre 1963, lors de la première diffusion d’un épisode en Grande Bretagne, et les années 70, la série va explorer diverses races extraterrestres et narrer un très grand nombre d’histoires sous la forme d’un serial. C’est justement durant les années 70 que la série va rencontrer des critiques concernant la violence rencontrée dans les épisodes avec ces monstres et autres créatures meurtrières. Evidemment, ce sont les détracteurs qui vont certainement donner une aura plus aguichante à la série qui s’en trouvera renforcé alors que les producteurs vont intensifier le côté horrifique. Dans le genre, THE BRAIN OF MORBIUS semble ainsi être une date en ce qui concerne la représentation de l’horreur au sein de la série. Pourtant, les ambiances horribles ou les expériences terrifiantes ne sont pas nouvelles. THE BRAIN OF MORBIUS semble même être un essai fortuit puisque son histoire originale déviait énormément de ce qui sera finalement diffusé sur les petits écrans britanniques en 1976.

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Le scénariste Terrance Dicks navigue depuis peu dans l’écriture télévisuelle lorsqu’il est amené à collaborer à la série DOCTOR WHO dès 1969. Il écrira ainsi plusieurs aventures de la série et deviendra même auteur de livres adaptés d’épisodes de la série ou narrant des aventures totalement inédites du fameux personnage. En 1975, il écrit un scénario où un robot en vient à reconstruire, avec des morceaux d’autres créatures, son ancien maître suite à un crash sur une planète. L’idée paraît séduisante mais la production est obligée de prendre une décision nécessaire face à l’impossibilité technique de produire un robot crédible tel que décrit dans l’histoire originale. Terrance Dicks étant injoignable pour cause de congé, le scénario est réécrit par Robert Holmes. A son retour, Terrance Dicks découvre que son histoire a été totalement revue et a pris des directions qu’il n’apprécie pas forcément. Il considère que son nom ne doit pas apparaître au générique et suggère que l’on utilise un nom passe-partout («bland name»). Au générique, le scénariste va découvrir, plus tard, que l’épisode est effectivement signé, comme il l'avait voulu, d’un énigmatique Robin Bland.

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Partant d’une histoire de science-fiction où un robot réinvente un corps pour le cerveau de son ancien maître, THE BRAIN OF MORBIUS va dévier carrément vers l’horreur gothique. L’ouverture du récit marque le ton avec des paysages désolés baignés d’une brume où un sbire difforme trucide les naufragés pour en tirer des parties de corps. Deux voyageurs se dirigent alors vers un château lugubre et en partie délabré pour y trouver refuge face aux intempéries. L’histoire reste ancré dans l’univers science fictionnelle de la série mais va donc s’orienter très nettement vers l’horreur. THE BRAIN OF MORBIUS propose un mélange de THE BRAIN THAT WOULDN’T DIE et du FRANKENSTEIN de James Whale tout en empruntant ici ou là de petits éléments à d’autres métrages horrifiques. Tête coupée, créature assemblée à partir de membres disparates ou encore un cerveau vivant dans un bocal, cet épisode de DOCTOR WHO n’a pas du passer inaperçu lors de sa diffusion au début de l’année 1976. Surtout que l’ambiance assez lourde de l’épisode tire définitivement l’histoire vers l’épouvante. Plus surprenant encore, THE BRAIN OF MORBIUS se laisse aller à quelques débordements gores, très surprenant pour la télévision de l’époque, avec par exemple un cerveau qui s’écrase sur le sol ou encore l’impact d’une arme à feu sur la cage thoracique d’un protagoniste. Certainement plus inoffensif aujourd’hui, les images paraissent extrêmement surréalistes dans le contexte d’une série télévisée diffusée il y a plus de trente ans et dont la vocation, à l’origine, est de s’adresser à un large public.

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Cette aventure du DOCTOR WHO est coupée en quatre épisodes dans la grande tradition du serial. Chacun des segments se termine ainsi sur un «cliffhanger» laissant nos héros dans une situation périlleuse. De plus, l’histoire ne se contente pas de confronter nos deux héros, le Docteur et Sarah, à une version futuriste de Frankenstein. D’ailleurs, ’est peut être là une des failles de THE BRAIN OF MORBIUS. Non loin de l’habitation du vilain scientifique, la planète Karn abrite aussi une assemblée de femmes gardiennes d’une flamme sacrée leur donnant un élixir d’immortalité. Cette intrigue parallèle rappelle vaguement «La Source de Feu» de H. Rider Haggard adapté à plusieurs reprises au cinéma. L’introduction de cette faction féminine sur une planète isolée paraît tout de même peu convaincant mais sert surtout à développer beaucoup plus une intrigue qui serait trop simpliste pour être étiré sur quatre épisodes. De plus, elles incarneront, à la fin de l’histoire, les villageois en furie, torche à la main, assiégeant la demeure du scientifique tout comme ce fut le cas auparavant dans FRANKENSTEIN. Mais c’est aussi l’occasion, probablement, pour la série de développer un peu plus l’univers des «Time Lord» sur bien des aspects. Cette assemblée de femmes aurait eu maille à partir avec les résidents de Gallifrey par le passé alors que de son côté le chirurgien essaie de reconstruire un corps pour un dénommé Morbius qui s’avère être un criminel d’envergure condamné à mort par les «Time Lord». Des méandres de liens se tissent donc entre les éléments disparates de l’histoire de façon à produire une aventure essayant de s’insérer de façon cohérente dans l’expansion toujours plus importante de l’univers de la série.

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Le Docteur est incarné par Tom Baker, l’acteur ayant interprété de façon régulière le personnage entre 1974 et 1981. Pour suivre le personnage, on trouve ici Sarah Jane Smith, probablement l’un des compagnons les plus appréciés de la série, joué par Elisabeth Sladen. Outre nos deux héros, les figures les plus remarquables de THE BRAIN OF MORBIUS sont le chirurgien Solon et son homme de main à l’allure grotesque. Ce couple évoque inévitablement Frankenstein et son bossu. Le savant est joué avec conviction par Philip Madoc alors que Colin Fay interprète son pathétique sbire. Enfin, il est difficile de ne pas évoquer Morbius dont le nom est manifestement emprunté directement au film PLANETE INTERDITE. Toutefois, le personnage n’est pas interprété par un acteur mais plusieurs dissociant d’un côté sa voix et, de l’autre, son corps extravagant et impossible à prendre à sérieux. L’idée s’avère d’ailleurs fort amusante puisqu’un chirurgien de talent va donc donner un corps inepte à un criminel qui fut autrefois une figure charismatique. Situation ironique qui donne une idée de l’humour très second degré d’une série de science-fiction qui s’est fait avec des bouts de ficelles et beaucoup d’imagination par un système télévisuel en pleine ébullition. Néanmoins, THE BRAIN OF MORBIUS affiche tout de même beaucoup ses défauts en étant découvert de nos jours surtout si l’on ne fait pas l’effort de replacer l’œuvre dans son contexte particulier !

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Entièrement tourné en studio et, à l’évidence, en vidéo, THE BRAIN OF MORBIUS n’arrive pas avec une image parfaite. Montré aujourd’hui en DVD, les quatre épisodes exposent donc les limitations du format utilisé à l’époque de sa création. Le rendu est donc assez particulier et le DVD se fait oublier en proposant une compression invisible. L’image est donc d’époque et il en sera de même en ce qui concerne la piste sonore en mono d’origine. Dans ce dernier cas, on ne trouvera pas grand chose à redire puisque les dialogues sont clairs même si la prise de son, très studio, donne un rendu très artificiel à l’ensemble. Pour ceux qui ont des soucis de compréhension de la langue, un sous-titrage anglais est disponible sur tous les épisodes et tous les suppléments à l’exception du commentaire audio !

Photo : DOCTOR WHO : THE BRAIN OF MORBIUS

Comme toujours chez l’éditeur, les quatre épisodes «historiques» sont livrés avec un grand nombre de suppléments qui donnent une idée de la façon dont sont respectés les fans de la série de l’autre côté de la Manche. Galerie de photos et dessins de préparation, interview du designer des décors… Le niveau des suppléments est pointu et laisse de côté la langue de bois. Ainsi, le commentaire audio regroupe les acteurs principaux, le producteur et le scénariste pour une discussion soutenue et très détendue sur l’intégralité des quatre épisodes. Ne soyez pas tenté d’écouter ce commentaire audio avec le sous-titrage factuel affichant des informations sous forme de texte. En effet, que ce soit le commentaire audio ou ce sous-titrage informatif, le flot de renseignements, anecdotes et précisions est astronomique. Encore une fois, il y a de quoi sourire face aux suppléments produits en France se limitant le plus souvent à l’extrême minimum ! Surtout que l’on peut encore visionner un documentaire d’une trentaine de minutes où les intervenants du commentaire audio ainsi que quelques autres viennent raconter l’histoire de ces quatre épisodes. L’intervention du créateur des décors est d’ailleurs un extrait d’un plus long segment qui lui est entièrement consacré et se déroulant sur un peu plus de six minutes. Les décors, on les retrouve avec une vidéo en image de synthèse qui explique leur mise en place à l’intérieur d’un studio vide. Pas forcément très utile, cette petite vidéo réalisée spécialement pour le DVD donne une idée de la création de la série. Quelques bonus sont disponibles au format PDF mais il s’agit des extraits du journal où sont indiquées les diffusions. Enfin, on peut encore découvrir un avant-goût du prochain DVD dédié à la série originale qui fut donc diffusé entre 1963 et 1989.

Antoine Rigaud

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