DVD (1)

Reviews (2)

DVD Covers

Videos (1)

Posters

Lobby Cards

 FILM INFOS

 Titre original

 BEASTLY BOYZ

 Autres titres

 BEASTLY BOYS

 Année

 2006

 Nationalité

 Canada

 Réalisation

 David DeCoteau

 Scénario

 David Grove
 David DeCoteau

 Musique

 Joe Silva

 Acteurs

 Sebastian Gacki
 Emery Wright
 Kyle Schwitek
 Charlie Marsh
 Andrew Butler
 Tyler Burrows
 Neil William Hrabowy
 Dean Hrycan
 Valerie Murphy

 

 DVD INFOS

 

Editeur

RC

Format Disque

Double Couche

Durée

74 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

English
Francais
German, Swedish, Finnish, Portuguese & Spanish

 

 SUPPLEMENTS

 •Commentaire audio de David DeCoteau
 • Making of (69mn)

 

 ON AIME

• Les cabanes au Canada et ceux qui y habitent

 ON N'AIME PAS

• Un scénario vide, un ennui permanent, un concept raté.

 FORUM

Donnez-nous votre avis et discuter du film dans notre Forum. Pour cela, cliquez sur
SUJET CONSACRE AU FILM SUR LE FORUM
 

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 BEASTLY BOYZ

 

Dans la vraie vie, j'aime faire du VTT. Traverser des paysages verdoyants, par monts (par mon quoi ?) et par vaux, foncer dans la campagne. En rentrant, parce que l'effort fait suer comme une bte, prendre une bonne douche, c'est ce qu'il existe de mieux. Troy, lui, n'est pas dans la vraie vie. Il joue le rle d'un cycliste dans BEASTLY BOYZ. Et quand il rentre de randonne en VTT, il se met en caleon et s'allonge sur son lit, sans se laver, le sale. Troy ne se lave pas. Troy ne sue pas. Troy est parfait. C'est beau, un film.

Photo : BEASTLY BOYZ

Tourn en Super 16mm pendant sept jours, BEASTLY BOYZ tmoigne de la prise d'une nouvelle direction artistique prise par David DeCoteau. Tournage en dcor naturels, matriel lger rduit au minima, comme pour le budget, les dialogues ?il n'y en a pratiquement aucun-, les fringues des acteurs et le scnario. Souhaitant exprimenter et adapter les demandes des nombreux fans qui visitent le site Internet de sa socit (Rapid Heart Pictures), DeCoteau a ainsi chang son fusil d'paule. A savoir, mettre l'emphase sur plus de nudit, plus de violence et aller au cœur du sujet sans dtour. Que les spectateurs esprant qu'il revienne ses bimbos dnudes du dbut de sa carrire remontent leur pantalon, il n'y a que des himbos esprer sur BEASTLY BOYZ. En fait? il n'y a que a.

Photo : BEASTLY BOYZ

L'approche est exprimentale pour sre, comme il l'indique dans son commentaire audio. Le scnario est rduit sa plus simple expression : un vague synopsis en crise d'anmie qui relve de l'excuse cinmatographique. Un jeune homme venge la mort de sa sœur. Elle lui communique lors de sances de spiritisme le nom de ses agresseurs qu'il tuera l'un aprs l'autre. Et sur cet argument basique, ses aspirations (et celles de ses fans) prennent le fan sur l'exercice filmique qui consiste suivre les corps de ses acteurs.

Photo : BEASTLY BOYZ

On assiste un peu mdus un entranement gymnique qui dure huit minutes(les gymnopdies d'Erik Satie ne sont pas loin), un semblant de tai chi? en fait, on s'en contrecarre totalement, le but ultime tant de faire profiter au spectateur la plastique impeccable de ses acteurs. Le hros, Sebastian Gacki, est galement le hros de BROTHEROOD IV : THE COMPLEX, largement plus russi que cette bande destination quasi exclusive du public gay ou gay-friendly. Gacki est un gars qui fait tout ce qu'il peut mais qui n'y peut rien : ses roulements d'yeux, ses dshabillages successifs et son obsession de laisser courir la lame de son couteau sur le corps des assaillants de sa sœur ne changent en rien la donne. On s'ennuie ferme.

Photo : BEASTLY BOYZ

Les Boyz en question ne sombrent pas vraiment dans la bestialit non plus. Le plus de nudit s'avre une gageure, savoir que lorsqu'on parle de nudit, il faudrait qu'on parle le mme langage. Oui, les jeunes hommes en boxer moulant sont largement plus l'cran que dans ses autres films. Mais non, ils ne sont pas nus. En fait, DeCoteau indique clairement l aussi dans son commentaire qu'il trouve beaucoup plus sexy de ne rien dvoiler de facto la camra. Le film tomberait alors dans le crneau du film rotique softcore, ce que BEASTLY BOYZ ne souhaite pas tre. Il est ainsi ais de voir que DeCoteau ne filme que ses propres fantasmes, au dtriment de son audience. Quoique, finalement, vu que le DVD a t tir uniquement 5.000 exemplaires? tous signs de la main du matre et avec une ribambelle de sous-titres tous effectus par les amis de DeCoteau travers le monde? on se dit que l'opration, certes dlicate d'tre rentable, ne sera peut tre pas si difficile que cela ?

Photo : BEASTLY BOYZ

Plus de violence ? Ce qu'on peut tre bte, parfois. Elle n'est prsente que dans la titillation ou la rigueur dans la premire scne o le sang gicle partout. Pas de plaie, pas de gorge tranche, juste un geyser de sang dans une douche. Bien maigre, comme bestialit. Le tout se veut provocant, mais rien de viscral ne se dclenche. L'attente du meurtre ne devient en aucun cas synonyme de peur ou d'effroi. Et la sensation d'isolement que DeCoteau souhaite donner ses personnages dans cet univers bois loin de tout ne fonctionne que de manire pisodique.

Photo : BEASTLY BOYZ

Au-del de cet exercice, au-del de la notion de cinma se trouve la question : pour qui DeCoteau filme-t-il tout cela ? Il prcise s'tre autofinanc, faute de n'avoir pu trouver de fonds ncessaires pour filmer ce BEATSLY BOYZ, les financiers ventuels taient effrays par la nature trop explicite du projet. Pour cause de vide intersidral de l'ensemble ? La scne de sduction dans BROTHEROOD IV : THE COMPLEX tant autrement plus troublante que ces interminables squences de couteau qui se ballade sur des abdos certes irrprochables. Et jamais l'analogie "couteau = pnis" ne se sera faite aussi vidente que pendant l'attente du meurtre. La lame parcours l'chine dorsale des victimes potentielles, jusqu' la base du postrieur, descend un chouia plus bas pour remonter jusqu' la base du cou? pas moins de sept fois, le tout en plan squence sous les yeux hallucins de Sebastian Gacki et du spectateur qui se demande quant est-ce que tout cela va s'achever. Et rebelote sur un autre assaillant ligot ?une tentative de bondage rate- une poutre en hauteur, idem pour un autre sous la douche? le ct rptitif de l'entreprise prend le pas sur le reste. Et aucun dispositif filmique n'arrange cette draison scnaristique.

Photo : BEASTLY BOYZ

A propos de douche, David a tout de mme compris que prendre une douche en sous-vtement comme dans BROTHERHOOD 3, c'est totalement ridicule. La scne se fait donc ici poil, mais avec la camra s'arrtant juste quant il faut. Ce qui rsume ce BEATLY BOYZ, savoir une combinaison d'nervement et de frustration. Enervement car la mise en image naturelle, sans fioriture, peut sembler une nouveaut pour qui connat les effets de lumires, orages, clats et autres filtres lgants que le pre DeCoteau utilise comme de fabrique. Mais la vacuit de ce qui est film laisse perplexe. Et la frustration de voir qu'il ne s'agit qu'un talage de mise mort qui ne laisse transpirer qu'un rotisme certes sr, mais dpass, et d'o ne s'chappe aucune violence?

Photo : BEASTLY BOYZ

Le DVD est ici prsent dans sa version Director's Cut et en format original 1.85. Le tlcinma a t effectu directement en haute Dfinition depuis le ngatif original, aucune copie n'ayant t tire. On peut remarquer une sensation de voile lgrement gris et quelques griffures le long du film. Une compression pas toujours optimale et quelques lgers tremblements se font galement sentir (pour tre tout fait juste, on pourra aussi mettre ces tremblements sur le compte d'une camra parfois instable, ce que semble confirmer David DeCoteau dans son commentaire.) Le transfert est en 4/3 et David DeCoteau justifie l'absence de 16/9 du fait du nombre d'emails ngatifs reu des prcdentes ditions de ses films propos dans ce format ( savoir, en Zone 1, LEECHES et SPEED DEMON). Faut-il couter ce que le public veut de manire unilatrale ? Il y a des jours o il vaudrait mieux trbucher sur une trononneuse tourne vers le haut plutt que de rpondre oui.

Photo : BEASTLY BOYZ

Toujours sous la supervision du ralisateur/co-scnariste/producteur, le DVD ne contient qu'un seul chapitre. Trouvant le choix des chapitres inutile, le spectateur se trouve rduit une option : voir le film d'une seule traite, ce qui demeure rude (dans le choix comme dans la vision). Il aurait aussi pu superviser la jaquette du DVD : une splendide faute d'orthographe en plein milieu : la traduction littrale franaise aurait du tre "Garons Bestiaux" et non pas "Garons Bestial" !

Photo : BEASTLY BOYZ

Dans le commentaire audio (parfois difficilement audible, il faut bien tendre l'oreille !) DeCoteau crache son venin sur l'ensemble de socits d'ditions de DVD qui font mal leur travail. A savoir lancer sur le march des ditions merdiques (ce sont ses termes !), en plein cadre et sans aucun bonus, comme certaines ditions de ses films. Selon lui, ce que veulent les fans, ce sont des films en version originale, au format respect et des bonus qui en valent la peine. Et cette dition canadienne de BEATSLY BOYZ vaut largement le dtour. En effet, en dehors du trs riche commentaire audio, on y trouve un Making of de 69 minutes (un hasard ?) sur les conditions extrmes de tournage du film. Ralis par Graham Kosakoski, (un des acteurs sur BROTHEROOD IV et directeur de production sur BEASTLY BOYZ), on y trouve interviews des acteurs, du directeur photo? le documentaire effectue un tour trs complet (et non format) de tous les protagonistes & intervenants durant la production du film. Y compris sur l'enregistrement des voix off et la direction d'acteurs !

Photo : BEASTLY BOYZ

Des sous-titres en rafale compltent le tout, pas de zonage. Tout est fait pour la vente du produit (pourtant hors des circuits habituels) un plus large public fan des films du Seigneur des Boxers. L o il a du fumer un peu trop le coton des sous-vtements de ses acteurs, c'est quand il annonce que BEATSLY BOYZ est une sorte de mlange entre KILL BILL, UN JUSTICIER DANS LA VILLE, HOSTEL et du? Jean Rollin ?!?!!!???

Photo : BEASTLY BOYZ

Car le film se termine (heureusement) au bout de 74 minutes et on se dit que, peut tre, on est pass ct de quelque chose. Et si ce cinma favorisait uniquement le sensoriel et le sensuel ? BEASTLY BOYZ est une dclaration d'amour des corps humains. O.K. Mais aussi sensuel que cela soit, fallait-il que ce soit aussi ennuyeux ? Dsol, David, je t'aime bien, mais BEASTLY BOYZ se rsume un grand cri muet dans un jour silencieux.

Francis Barbier

MENUS

BEASTLY BOYZ - Menu DVD BEASTLY BOYZ - Menu DVD

 

 ESPACE MEMBRE

Connexion

Si vous n'avez pas de compte DeVilDead.com : Cliquez ici !

 RECHERCHE


 LES DVD EXISTANTS

 

 DANS LE MEME GENRE

Genre (Beta)

Horreur

 

Les illustrations et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs éditeurs respectifs.
Les textes contenus sur ce site sont la propriété de DeVil Dead
http://www.devildead.com - devildead@devildead.com