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 FILM INFOS

 Titre original

 DELIRIA

 Autres titres

 BLOODY BIRD
 STAGE FRIGHT
 AQUARIUS

 Année

 1987

 Nationalité

 Italie

 Réalisation

 Michele Soavi

 Scénario

 Luigi Montefiori

 Musique

 Simon Boswell

 Acteurs

 David Brandon
 Barbara Cupisti
 Robert Gligorov
 Martin Philips
 Ulrike Schwerk
 Mary Sellers
 Giovanni Lombardo Radice
 Joanne Smith

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Neo

Format Disque

Double Couche

Durée

86 minutes

Format Image

Format Sonore

Italian

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Bloodbath in Aquarius (52mn)
Interviews croisées de Michele Soavi, Luigi Montefiori et Giovanni Lombardo Radice
 • Filmographies
  • Michele Soavi
  • Barbara Cupisti
  • David Brandon
  • Domenico Fiore
  • Robert Gligorov
  • Giovanni Lombardo Radice
 • Galerie de photos

 

 ON AIME

• Un habile mélange entre le giallo et le slasher
• Les interviews croisées

 ON N'AIME PAS

• Film par moment inégal
• Absence de la piste anglaise

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 BLOODY BIRD

 DELIRIA

Pendant les répétitions d’un spectacle, une costumière est assassinée par un tueur qui vient de s’échapper d’une clinique psychiatrique voisine. Le metteur en scène du spectacle décide de tirer parti de ce fait divers pour assurer une publicité morbide à son spectacle. Et pour se faire, il va s’enfermer avec une partie de sa troupe pour répéter de manière intensive sans savoir que le tueur rôde dans les lieux.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Si Luigi Montefiori (généralement crédité sous le nom de George Eastman) est essentiellement connu pour avoir interprété le colosse cannibale du ANTHROPOPHAGOUS de Joe D’Amato, cela s’avère très réducteur. Car Luigi Montefiori n’est pas seulement acteur et surtout sa carrière compte un nombre impressionnant de films où il incarne toutes sortes de personnages et pas forcément des vilains mangeurs de chairs humaines. Très rapidement après ses débuts dans le Western italien, il va toucher à l’écriture tout en continuant à jouer devant la caméra. Après sa rencontre avec Joe D’Amato sur le tournage de MEFIE TOI BEN, CHARLIE VEUT TA PEAU, il va faire un bon bout de chemin avec le cinéaste italien et c’est donc tout naturellement qu’il va se mettre à écrire pour le compte de Filmirage. A savoir la maison de production montée plus tard par Joe D’Amato et au sein de laquelle BLOODY BIRD va se réaliser sur l’une des histoires, paraît il inspirée par un fait réel, signée par Luigi Montefiori, cette fois sous le pseudonyme de Lew Cooper.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Prévu comme un film à tout petit budget, nombre de personnages et lieux restreints au minimum, la réalisation en est confiée à Michele Soavi qui va étrenner sa casquette de réalisateur. Mais, s’il s’agit de son premier film à ce poste, Michele Soavi n’est pas non plus un débutant puisqu’il a déjà secondé, à ce moment là, Dario Argento (TENEBRES et PHENOMENA), Lamberto Bava (LA MAISON DE LA TERREUR, DEMONS...) et, bien sûr, Joe D’Amato (2020 TEXAS GLADIATORS et LE GLADIATEUR DU FUTUR). Ce dernier apprécie l’enthousiasme de cet assistant réalisateur ainsi que sa polyvalence et il lui offre donc la réalisation de ce film.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Quand BLOODY BIRD arrive sur les écrans, le slasher est déjà un peu moribond. Le scénario de Luigi Montefiori dans sa trame classique et simple renvoie directement à ce genre : une troupe de théâtre est décimée par un tueur en série. Mais sur cette base, le film va pourtant se révéler comme une sorte de film charnière entre le giallo transalpin et le slasher américain. Ainsi, BLOODY BIRD emprunte l’esthétisme et le jeu des apparences à son héritage cinématographique italien pour mettre en scène un carnage méthodique où il n’est fait aucun mystère quant à l’identité du tueur. Rétrospectivement, ce premier long métrage réalisé par Michele Soavi frappe aussi par une mise en image qui sera conservée par le cinéaste jusqu’à aujourd’hui et que l’on retrouve donc dans son récent et très noir ARRIVEDERCI AMORE, CIAO.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

La séquence d’ouverture est un pied de nez au prologue choc du cinéma d’horreur. Une prostituée erre dans une rue éclairée par des néons colorés et est la victime d’un tueur à tête de hibou. Un premier meurtre qui révèle une surprise par les agissements très particuliers du tueur puis par le recul de la caméra qui change complètement le point de vue du spectateur face à ce qu’il vient de voir. Typique du giallo ! La suite va toutefois se ramollir puisque pendant de longues minutes, l’intrigue va ensuite se focaliser sur les relations entre les membres de la troupe théâtrale. L’occasion de découvrir un David Brandon traitant sa troupe de manière tout aussi détestable que lorsqu’il incarnait Caligula dans le CALIGULA LA VERITABLE HISTOIRE de Joe D’Amato. Il faut bien le dire, toute cette partie de l’histoire se déroule un peu trop doucement et ne génère pas de véritable tension. Même la visite d’un hôpital psychiatrique, comportant tout de même quelques belles images dont celle de l’aquarium, paraît bien plate. Il faudra attendre que les portes du théâtre se referment complètement pour que le film démarre vraiment.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

A partir du moment où les personnages se retrouvent coincés avec le tueur, BLOODY BIRD prend donc son envol pour ne jamais s’arrêter. La chasse commence et les victimes tombent une par une. Mais c’est surtout la toute dernière partie qui retient l’attention avec la découverte de ce tueur qui s’improvise metteur en scène. Les cadavres deviennent ses acteurs qu’il peut disposer à sa guise de manière à former son propre tableau. Une mise en scène de la mort que l’on retrouve plus volontiers du côté du giallo que du traditionnel slasher. Le film de Michele Soavi plonge tout à coup le spectateur dans une ambiance survoltée pour les derniers affrontements avec le tueur où le cinéaste utilise avec brio son cadre pour composer des images plus que travaillées. Toujours dans le registre du giallo, le décompte révélateur des victimes qui se basent sur la mémoire des personnages s’avère lui aussi totalement ancré dans le thriller à suspense italien. Enfin, le film emprunte aussi aux réalisateurs avec lesquels Michele Soavi a travaillé auparavant et plus particulièrement Dario Argento comme ce plan où le tueur apparaît de la même façon que dans TENEBRES.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

En fait, au slasher américain, BLOODY BIRD emprunte surtout la simplicité de son cadre et de son intrigue. Il n’y a aucune équivoque à propos de l’identité du tueur qui porte le nom d’Irving Wallace (une référence aux Krimis allemands ?) et qui s’est évadé d’un institut psychiatrique pour atterrir au milieu des répétitions d’un spectacle musical. Des psychopathes en cavale, les films américains en sont peuplés par dizaine à commencer par le Michael Myers de HALLOWEEN. Il n’y a de ce fait pas non plus d’enquête policière mystérieuse et aux rebondissements tarabiscotés chère au giallo. Si on y regarde de plus près, en Italie, le succès des slashers avait bien sûr titillé certains producteurs, comme LE CAMPING DE LA TERREUR de Ruggero Deodato, mais jusque là aucun film n’avait réussi à sortir du lot. C’est en fusionnant les deux influences que BLOODY BIRD réussit à se donner une patte inimitable qui en font encore aujourd’hui un film à part.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Michele Soavi, on le trouve à la réalisation mais aussi devant la caméra. Il faut préciser que le cinéaste avait débuté dans le métier en bossant à divers postes dont celui d’acteurs. Son petit rôle le fait apparaître en jeune policier coincé dans une voiture sous la pluie battante. Outre Michele Soavi et David Brandon, déjà cité auparavant, le film donne un rôle à Giovanni Lombardo Radice ainsi qu’à d’autres acteurs moins connus comme Barbara Cupisti ou Marie Sellers. Toutefois, il faut aussi avouer que le jeu des acteurs n’est vraiment pas le point fort de BLOODY BIRD et que les prestations sont donc, à ce niveau, très inégales.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Au moment de sa distribution en Italie, le film sort contre l’avis de Michele Soavi sous un titre qu’il n’aime pas, DELIRIA, et surtout avec un montage adouci qu’il n’approuve pas non plus. Dans les salles italiennes, le film sera qui plus est un échec suite à une sortie en catimini mais il connaîtra plus de succès à l’exportation avec le montage original du réalisateur. Présenté au Festival du Film Fantastique d’Avoriaz, BLOODY BIRD chope le Prix de la Peur en 1987. Une consécration qui sera suivie d’une distribution dans les salles françaises. Si un tel prix pouvait avoir du poids à l’époque, il faut reconnaître que cela réussirait seulement à assurer une sortie plus ou moins anonyme en vidéo de nos jours. Mais ne nous égarons pas ! En tout cas, le film sera remarqué lors de son passage au Festival de Bruxelles par un certain Terry Gilliam qui demandera à Michele Soavi de l’assister pour LES AVENTURES DU BARON DE MUNCHAUSEN puis bien plus tard sur LES FRERES GRIMM.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Lorsque BLOODY BIRD était sorti au même moment chez Anchor Bay, aux Etats-Unis, et chez EC Entertainment en Europe, une petite polémique avait eu lieu concernant le cadrage du film. Les Européens d’EC Entertainment soutenant qu’un transfert correct se devait d’être en 1.66 alors que les Américains avaient opté pour du 1.85. Première évidence, le film a été tourné en plein cadre pour ensuite être projeté dans les salles avec des caches de manière à respecter le format voulu par le réalisateur. Le disque de EC Entertainment donnait d’ailleurs le choix entre l’édition plein cadre ou avec l’affichage de cache numérique. Aujourd’hui, si on compare le disque français, cadré en 1.85, il est difficile de se prononcer sur le format correct de projection. En tout cas, le cadre adopté par le disque français ne dénature en rien la vision du film. De plus, le transfert 16/9 du disque français permet d’afficher une image plus détaillée et accompagnée d’un éventail de couleurs plus subtil et naturel.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA) Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)
EC Ent. Plein cadre
EC. Ent. Matted
Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)
Neo Publishing 1.85

Problème, BLOODY BIRD a été finalisé en version anglaise par Michele Soavi et cela devrait donc être la version originale malgré les origines italiennes du film. Mais cette bande sonore en anglais est absente du disque français. A la place, on a donc droit à une piste italienne sous-titrée ainsi qu’au doublage français. Les deux sont manifestement en mono alors que la piste anglaise avait été mixée à l’origine en Dolby Stéreo. On peut même se demander si le mixage du doublage français n’aurait pas été fait à l’époque en stéréo voire en Dolby Stéréo. Passé cette déception, seule véritable anicroche sur cette édition DVD, il n’y a pas de défaut notable sur les deux pistes audio proposées.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Neo nous gâte pour cette sortie puisqu’un documentaire de plus de 50 minutes a été produit pour l’occasion. A vrai dire, il s’agit plutôt de trois interviews montées sous la forme d’un long segment vidéo qui fonctionne à merveille. On y retrouves le scénariste Luigi Montefiori, le réalisateur Michele Soavi et l’acteur Giovanni Lombardo Radice. Si les deux premiers s’expriment en italien, Giovanni Lombardo Radice parle en français. Les trois hommes partagent leurs souvenirs concernant la création du film ou, entre autres, Joe D’Amato. Curieux, tout de même, que Michele Soavi ne dise rien à propos de son accrochage avec Joe D’Amato concernant la sortie du film en Italie. En tout cas, voilà ce qui s’appelle un bon supplément !

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Avec ce documentaire, on trouve aussi une galerie de photos, des filmographies et une fiche technique. Il y a en plus de petites présentations par Michele Soavi et Giovanni Lombardo Radice qu’il est possible de visionner ou pas avant le lancement du film. Il n’y a pas de quoi sauter au plafond puisqu’elle ne donne pas de véritables informations mais cela s’avère tout de même sympathique.

Photo : BLOODY BIRD (DELIRIA)

Le premier film de Michele Soavi, en tant que réalisateur, n’est pas d’une perfection inébranlable. Le film s’avère quelque peu inégal mais BLOODY BIRD se rattrape sans problème sur son habile mélange entre les influences du giallo italien et du slasher américain ce qui donne au final un film atypique dont les trente dernières minutes s’avèrent exemplaires !

Antoine Rigaud

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