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 FILM INFOS

 Titre original

 DANZA MACABRA

 Autres titres

 DANSE MACABRE
 CASTLE OF BLOOD

 Année

 1963

 Nationalité

 Italie /  France

 Réalisation

 Antonio Margheriti

 Scénario

 Sergio Corbucci
 Giovanni Grimaldi

 Musique

 Riz Ortolani

 Acteurs

 Georges Riviere
 Barbara Steele
 Henry Kruger
 Margarete Robsahm
 Montgomery Glenn

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Seven 7

Format Disque

Simple Couche

Durée

86 minutes

Format Image

Format Sonore

Italian

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Présentation de Gérard Lenne (10mn02)

 

 ON AIME

• Un bon film gothique

 ON N'AIME PAS

• Compression de l'image visible par endroit

 VIDEOS

 Bande-annonce

 

 POSTERS

 
 DANSE MACABRE

 DANZA MACABRA

Journaliste anglais, Alan Foster retrouve Edgar Allan Poe dans une taverne. Devant le scepticisme du reporter face aux histoires macabres, un aristocrate le défie de passer la nuit dans son château réputé hanté. Il accepte et les trois hommes partent séance tenante vers la lugubre demeure…

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Au début des années 60, l’Italie se met à produire avec un certain succès des films d’épouvante très inspirés par les productions anglo-saxonnes. Alors que IL MONACO DI MONZA est en train de se tourner sous la direction de Sergio Corbucci, le réalisateur du film et le scénariste Giovanni Grimaldi, pensent exploiter le filon de l’horreur gothique. Pour cela, ils écrivent un scénario qui prend place dans les décors de IL MONACO DI MONZA, une comédie en costumes. Une astuce de façon à produire rapidement un film tout en opérant une économie substantielle pour la production. Logiquement, le film aurait dû être réalisé par Sergio Corbucci mais cela ne va pas se dérouler exactement comme prévu. Engagé dans un autre projet, Sergio Corbucci ne peut assumer la réalisation de DANSE MACABRE. Il n’est alors pas possible d’attendre que le cinéaste italien se libère car les décors du film précédent doivent être démontés. Sergio Corbucci suggère alors d’en proposer la réalisation à Antonio Margheriti.

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Le réalisateur italien va alors utiliser son pseudonyme habituel, Anthony Dawson, et prendre les rênes d’une production qui doit se boucler dans l'urgence. La distribution est d’ailleurs déjà faite, le rôle principal reviendra à Barbara Steele. L’actrice est alors très en vue dans le domaine de l’épouvante suite au succès du MASQUE DU DEMON de Mario Bava. Dans l’intervalle, elle sera ainsi apparue devant la caméra de Riccardo Freda pour L’EFFROYABLE SECRET DU DR. HICHCOCK et LE SPECTRE DU DOCTEUR HICHCOCK mais aura aussi tourné pour Roger Corman dans LA CHAMBRE DES TORTURES. Si l’épouvante italienne est surtout influencé par les productions britanniques de la Hammer Films, DANSE MACABRE lorgne justement du côté du cycle de films inspirés des écrits d’Edgar Allan Poe et réalisés par Roger Corman pour le compte de l’A.I.P. Dans le métrage réalisé par Antonio Margheriti, le fameux écrivain apparaît dans le prologue et l’épilogue de l’histoire. Toutefois, en dehors de cette «présence» prestigieuse et le fait qu'il soit crédité au générique, DANSE MACABRE n’est pas vraiment une adaptation d’une œuvre existante de l’auteur. Par contre, le scénario s’amuse à nous présenter un Edgar Allan Poe affirmant que ces œuvres ne sont pas de la fiction mais seulement la retranscription de faits divers réels. L’aventure d’Alan Foster sera ainsi, pour l’écrivain, une nouvelle histoire vraie a relater.

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Petite coproduction entre l’Italie et la France, DANSE MACABRE va être tourné par Antonio Margheriti en deux petites semaines de tournage. Mais, même s’il doit travailler rapidement, Antonio Margheriti ne bâcle pas pour autant son film. Tournant efficacement, il se permet de soigner ses cadres et donne une véritable ambiance au film. A vrai dire, le scénario n’est pas d’une grande densité et une partie importante du récit met en scène des personnages errant dans des couloirs. L’ambiance s’avère dès lors plus que primordiale. Sans elle, le film deviendrait résolument ennuyeux. Soyons honnête, tout de même, DANSE MACABRE connaît des baisses de régime où les promenades nocturnes dans le château peuvent paraître plus ou moins longue en fonction de l’implication du spectateur face au cauchemar éveillé que traverse le personnage principal.

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

L’aspect «horreur» paraît très anodin aujourd’hui et il en va de même en ce qui concerne le léger érotisme devenu tout mignon avec le recul. Mais si l’on se replace dans le contexte de l’époque, DANSE MACABRE livre un contenu pour le moins sulfureux. Centre de toutes les convoitises et jalousies, le personnage interprété par Barbara Steele irradie le film d’une lourde charge sexuelle. Dans l’intrigue, la jeune femme au destin tragique subit les avances de plusieurs protagonistes dont le héros mais aussi une autre femme. Sujet plutôt scabreux pour l’époque et traité ici sans véritable détour. L’érotisme et le désir sont d’ailleurs plus proéminents dans le film que l’épouvante. Il faudra attendre la dernière partie du film pour que des événements macabres se déchaînent. A ce niveau là, quelques séquences sortent véritablement du lot à l’image de ce corps momifié qui reprend vie assez discrètement. Une respiration qui se fait de plus en plus appuyé donne ainsi un léger mouvement inquiétant et troublant au cadavre. Mais, comme nous l’avons déjà dit, le film connaît des hauts et des bas. S’il contient d’évidentes qualités, son rythme inégal, surtout quarante ans plus tard, risque de désarçonner des spectateurs plus habitués aux films affichant des démembrements frénétiques en gros plan. Pour peu que l’on apprécie les ambiances, le film ressemblant beaucoup dans son genre à LA CHUTE DE LA MAISON USHER ou LE MASQUE DE LA MORT ROUGE, cet essai gothique de Antonio Margheriti s’avère fort sympathique bien qu’un peu surestimé !

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Au moment de la distribution du film, DANSE MACABRE va être proposé en plusieurs montages différents en fonction des pays. En France, par exemple, on pourra découvrir sans fard la poitrine dévêtue de l’une des actrices. La séquence d’effeuillage devant la cheminée est d’ailleurs bien plus brute et vulgaire dans cette version. Le montage italien se fait, à ce niveau, bien plus subtil mais ne montre pas durant plusieurs seconde les seins de l’actrice s’avançant nue devant la caméra. On peut difficilement parler de coupes car il s’agit vraiment d’un choix totalement différent de montage. D’autres petites modifications ont été apportées ici ou là. Par exemple, la séquence dans la grange avec Barbara Steele est curieusement plus courte dans la version française. Sur la copie italienne, la séquence se teinte d’un érotisme un peu plus appuyé sans pour autant dévoiler réellement l’anatomie de l’actrice. Difficile, à partir de là, de définir quel est le montage le plus long et il apparaît évident, en ayant vu les deux versions, de considérer la version italienne comme celle la plus valide !

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Quelques années après DANSE MACABRE, Antonio Margheriti va réaliser le remake de son propre film. A l’époque, si les nouvelles adaptations de films sont déjà monnaie courante, il n’est carrément pas banal de voir un cinéaste refaire son propre film. Antonio Margheriti rejoint ainsi Cecil B. De Mille dans le groupe fermé des réalisateurs reprenant une même histoire pour la retourner avec des techniques un peu différentes. Dans le cas des FANTOMES DE HURLEVENT, le film ne sera plus en noir et blanc mais va bénéficier de la couleur. Quant au rôle de Barbara Steele, il échouera à Michèle Mercier alors que Anthony Franciosa interprètera le journaliste et Klaus Kinski deviendra à l’écran Edgar Allan Poe. En dehors de ce film, Antonio Margheriti tournera d’autres films d’épouvante gothique. Il signera ainsi LA VIERGE DE NUREMBERG, ou encore LA SORCIERE SANGLANTE avec une nouvelle fois Barbara Steele dans l’un des rôles principaux !

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)
Générique français
(DVD Z1)

Alors que le DVD américain paru aux Etats-Unis en 2002 présentait une copie française du film, cette édition francophone affiche un générique en italien. Bien évidemment, ce n’est donc pas le montage français auquel nous avons affaire mais l’original italien. Aucune poitrine dénudée ici mais la version alternative qui s’avère bien plus satisfaisante que le montage français. Le disque américain était réputé complet mais ce n’est donc pas totalement le cas puisqu’il présente surtout un montage légèrement différent mais sûrement bien plus long que la version américaine largement coupée et distribuée dans les années 60.

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA) Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)
DVD Z2 Seven 7
DVD Z1 Synapse

Comparer le disque américain avec le disque français expose le consommateur à un achat d’urgence du DVD édité par Seven 7. Une belle définition et un contraste de très bonne facture sur le disque français écrasent l’image floue et la grisaille du DVD américain. Mais tout n’est pas rose ! Car, malheureusement, la compression est visible par endroit. Ainsi, les arrières plans sombres ne sont pas hélas exemplaires et laissent apparaître des traces numériques. Dommage, car le transfert vidéo passe à côté du sans faute pour ce film !

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA) Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)
DVD Z2 Seven 7
DVD Z1 Synapse
Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA) Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Le choix est donné entre la version italienne sous-titrée ou une piste française. Difficile pour autant de trancher sur la validité de l’une ou de l’autre des bandes sonores dans le sens où il s’agit dans les deux cas de doublages puisque la distribution principale est composée d’une actrice britannique et d’un acteur français. Dans les deux cas, nous avons affaire à des pistes en mono d’origine. Un peu plate, les deux pistes laissent entendre par endroit des craquements et autres petits soucis sonores validant les quarante années du film.

Photo : DANSE MACABRE (DANZA MACABRA)

Seul supplément disponible sur cette édition DVD, une interview de Gérard Lenne est sensé nous faire une présentation de DANSE MACABRE. Tout du mois, c’est ce qui est écrit en ouverture de cette intervention de dix minutes. Car sur la jaquette, on évoque «le contexte des années 60». Ce dernier intitulé est, en effet, bien plus juste. Passé les deux ou trois premières minutes, le journaliste va plutôt nous parler de manière plus générale des habitudes concernant la consommation du cinéma durant cette décennie tout en évoquant la critique et les instances religieuses promptes à proscrire ces spectacles immoraux.

Antoine Rigaud

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