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 FILM INFOS

 Titre original

 DEAD CREATURES

 Année

 2001

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Andrew Parkinson

 Scénario

 Andrew Parkinson

 Musique

 Andrew Parkinson

 Acteurs

 Beverly Wilson
 Antonia Beamish
 Brendan Gregory
 Anna Swift
 Bart Ruspoli
 Fiona Carr
 Eva Fontaine
 Sam Cocking
 Lindsay Clarke
 Hilary Sesta

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Simple Couche

Durée

88 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Making Of (20mn49)
 • Bande annonce (0mn54)

 

 ON AIME

• Un concept original
• Les effets spéciaux

 ON N'AIME PAS

• Un léger manque d’impact

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 DEAD CREATURES

 

Dans une banlieue de Londres triste et anonyme, des jeunes femmes sont aux prises avec un mal mystérieux qui les obligent à se nourrir de chair fraîche. Mais les déménagements sont fréquents à cause d’un homme qui les guette, un chasseur de morts-vivants prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire.

Photo : DEAD CREATURES

Pour son deuxième film, Andrew Parkinson reprend le thème développé dans son premier long métrage, I, ZOMBIE : THE CHRONICLES OF PAIN, à savoir l’analyse de la douleur au travers de la déchéance corporelle. Pour ce métrage, le réalisateur a volontairement choisi une ambiance moins intimiste afin de raconter une histoire différente tout en ne déviant pas de son sujet fétiche, sortant ainsi de la tête d’un seul personnage pour observer un groupe, ajoutant un fort aspect social à son oeuvre. Le résultat est un curieux hybride que l’on pourrait presque qualifier de «Ken Loach chez les zombies», une étude du comportement humain face à un mal indicible comme David Cronenberg l’avait fait dans ses premières oeuvres. Présenté à divers festivals, DEAD CREATURES a été nominé en tant que meilleur film deux fois : à Sitges en 2001 et à Fantasporto en 2002 sans toutefois remporter le prix convoité.

Photo : DEAD CREATURES

Ici, point de morts-vivants au teint blafard qui déambulent avec des mouvements saccadés, le regard vide et grognant de faim mais des être humains comme nous tous, soumis à une lente dégradation autant physique que morale. Les jeune femmes subissent leur état en se repliant sur elles-mêmes, résignées à une vie de fuite en avant vers une mort certaine, une vie faite d’ennui profond et de solitude extrême en marge de la société. Leurs seules occupations se limitent à se raconter leurs histoires de fesses en buvant du thé tout en fumant des joints et à s’occuper de leurs copines infectées dont l’état de pourriture avancée ne leur permet plus de sortir. Le seul moyen qu’elles ont trouvé pour attirer leurs victimes et se faire de l’argent est la prostitution, dernier recours pour nombre de femmes désespérées ayant perdu tout espoir.

Photo : DEAD CREATURES

A l’instar d’I, ZOMBIE, le virus qui transforme ainsi les gens n’est jamais expliqué. Mais un parallèle évident est fait avec la société dans laquelle ils vivent, une société qui tombe en ruines et infecte ainsi ses habitants. Les décors naturels sont vides de gens et de couleurs, tout est gris ou dans des teintes marrons, sordide et repoussant. Les bâtisses décrépites se ressemblent tant et si bien que l’on a l’impression de pouvoir tourner en rond pendant des heures avant de trouver la bonne adresse, voire juste la sortie. On est sans cesse ramené aux conditions de vie de nombreux anglais dans un pays où le chômage est un réel fléau et où il semble n’exister aucun encadrement efficace ni aucune aide pour les rebuts de la société. Les faibles se font toujours piétiner alors que paradoxalement, on attend d’eux qu’ils trouvent leurs propres solutions. Malheureusement, dans l’univers dépressif dépeint par Andrew Parkinson, les solutions n’existent pas. Le désespoir engendre la criminalité à plus ou moins fort degré et les personnages se trouvent alors aux prises d’une spirale existentielle infernale dont l’issue ne peut être que fatale.

Photo : DEAD CREATURES

Le rythme du film est lent et en parfait accord avec le sujet. On sent bien le temps passer et s’allonger jusqu’à donner l’impression que la durée s’en trouve doublée. Ceci ne sera pas aux goûts de tous et force est de constater qu’en sortant du cadre intimiste que proposait I, ZOMBIE, Parkinson perd un peu de sa force créatrice. Mais plusieurs choses contribuent à l’intérêt du métrage, à commencer par les actrices principales qui ne sont pas des canons, juste des femmes ordinaires. On s’identifie plus aisément à elles ou à leur destinée, et leur jeu est correct sans être éblouissant. Leur manque d’expressivité reflète leur état apathique et les passages où elles se nourrissent ne se déroulent pas dans une frénésie alimentaire incontrôlée, mais de façon calme voire réticente. L’arrivée d’une nouvelle venue dans le groupe qui a du mal à accepter son état va les perturber, gardant la fille captive jusqu’à ce qu’elle se rende compte de la réalité de son sort. L’étrangère cherchera d’abord à s’enfuir afin de retrouver ses parents mais il lui faudra se résigner à une nouvelle vie en autarcie où les sentiments n’ont plus leur place.

Photo : DEAD CREATURES

Encore une fois, un grand sens du détail est porté à toutes choses gore. Les membres découpés sont très réalistes, les bruitages franchement dégoûtant (voire le passage d'un découpage de tête) mais le plus sympathique reste cependant le plus simple. Le chasseur de zombies s’est fabriqué une arme un peu spéciale qui ressemble beaucoup à celle dont se servent les bouchers à l’abattoir pour tuer les bêtes d’un coup de poinçon dans le crâne. Méchant, rapide et relativement propre, il ne reculera pas devant son utilisation après avoir sadiquement attaché et verbalement torturé ses victimes. Son rôle de père à la recherche de sa fille disparue fait écho à celui de George C. Scott dans HARDCORE où son univers personnel se retrouve sens dessus dessous à cause de ses découvertes dans une société à l’existence insoupçonnée jusque là. Mais si on veut en faire partie, on doit s’adapter à n’importe quel prix.

Photo : DEAD CREATURES

L’image est présentée dans un transfert 16/9 qui respecte le format 1.77 d’origine. Elle est d’aspect plutôt correcte au vu du budget alloué et des conditions de tournage. Comme indiqué plus haut, la palette des couleurs est grandement restreinte, le rouge de la tripaille tranchant fortement avec l’environnement fade et effacé du reste. La réalisation est entièrement dépourvue d’effets de style gratuits mais on sent un net progrès chez le réalisateur à expérimenter un peu plus en multipliant ses cadrages. Beaucoup de scènes sont filmées caméra à l’épaule, en opposition avec les nombreux plans statiques des intérieurs.

Photo : DEAD CREATURES

La seule piste sonore disponible est la version anglaise sous-titré français. Pour les puristes, ceci est une excellente initiative tandis que pour les non anglophones, ce sera un défaut mais on ne peut pas contenter tout le monde à chaque fois. Il y a fort à parier que sur un titre aussi pointu, l'éditeur n'avait de toutes façons pas les moyens de financer la production d'un doublage français. Les dialogues sont clairement audibles et la bande musicale, composée encore une fois par Parkinson, est très jolie, imprégnée d’une mélancolie soulignant le propos du film.

Photo : DEAD CREATURES

Les suppléments ne sont pas nombreux mais la qualité pallie au manque. Le premier est une bande annonce de moins d'une minute très réussie comportant des images du film sur fond musical aux sons plaintifs. Mais le plus informatif est un Making Of d'une vingtaine de minutes.

Photo : DEAD CREATURES

Curieusement ce Making Of n'est pas indiqué sur la jaquette et c’est une erreur impardonnable au vu de sa qualité. C’est un journal vidéo du tournage et il est tout simplement excellent ! Parkinson évoque ses sentiments et ses doutes mais toujours dans la bonne humeur voire le fou rire quand une fatigue intense menace toute l’équipe de tomber dans les pommes. Nous avons droit à de longs passages sur l’élaboration des décors ou des effets spéciaux, à de mini-interviews des actrices ou encore à la confection des bruitages, le tout monté de façon à retenir l’attention du spectateur. Parkinson est un réalisateur enthousiaste et passionné qui semble dépourvu d’un égo surdimensionné bien qu’il sache exactement ce qu’il veut et comment l’obtenir. C’est surtout un homme qui met la main à la pâte, comme souvent sur les tournages à petit budget, quand il le faut, participant à toutes les étapes de la production. Le tournage paraît détendu et sympathique, l’équipe réduite est de toute évidence soudée autour des mêmes ambitions et le tout est franchement agréable à regarder sans longueurs ni passages répétitifs.

Photo : DEAD CREATURES

DEAD CREATURES est un film de zombies intéressant car il s’éloigne des clichés du genre pour nous offrir une histoire un peu plus originale que ce que l’on a l’habitude de voir. Les fans d’attaques sanglantes et de rythmes effrénés s’abstiendront tandis que ceux qui aiment un développement plus psychologique y trouveront leur compte.

Marija Nielsen

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