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 FILM INFOS

 Titre original

 BAI FA MO NU ZHUAN

 Autres titres

 JIANG-HU BETWEEN LOVE AND GLORY
 BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

 Année

 1993

 Nationalité

 Hong Kong

 Réalisation

 Ronny Yu

 Scénario

 David Wu
 Ronny Yu

 Acteurs

 Brigitte Lin Ching hsia
 Leslie Cheung
 Francis Ng
 Kit Ying Lam
 Elaine Lui

 Adapté d'une oeuvre originale de :

 Liang Yusheng

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Tartan

Format Disque

Simple Couche

Durée

89 minutes

Format Image

Format Sonore

Cantonese

English

Sous-titrages

English

 

 SUPPLEMENTS

 •Filmographies£
 • Ronny Yu
 • David Wu
 • Leslie Cheung§
 • Film notes
 • Bandes-annonces£
 • Ring
 • Ring 2
 • Audition
 • Hardboiled§

 

 ON AIME

• Une belle histoire d'amour tragique

 ON N'AIME PAS

• Qualité d'image passable
• Pas de 16/9

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 THE BRIDE WITH WHITE HAIR

 JIANG HU

Ronny Yu appartient à la même génération que des réalisateurs de Hong Kong comme Tsui Hark ou Ringo Lam. Comme eux, il est formé en occident (en Grande-Bretagne, puis aux USA), et il commence à tourner ses oeuvres aux alentours de 1980. Il débute dans le genre policier (LA JUSTICE D'UN FLIC, titre vidéo, par exemple), mais se diversifie rapidement en abordant les aventures historiques (THE POSTMAN STRIKES BACK), la comédie classique (THE OCCUPANT) ou horrifique (S.O.S. MAISON HANTÉE, titre vidéo). Le film chinois d'arts martiaux THE WHITE HAIRED DEVIL LADY de Xinian Zhang, d'après un roman de Liang Yusheng, lui avait fait forte impression. Il décide d'en écrire un remake, avec l'aide du monteur David Wu, afin de le réaliser lui-même. Cette fresque spectaculaire, appelée JIANG-HU, exige un budget important. Il a néanmoins le soutien du producteur Raymond Wong et de sa compagnie Mandarin Films, soutien conditionné à la réalisation d'une suite. Yu bénéficie, en plus, de la présence de deux stars du cinéma chinois : Brigitte Lin (ZU, LES GUERRIERS DE LA MONTAGNE MAGIQUE, POLICE STORY...) et Leslie Cheung (LE SYNDICAT DU CRIME, HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS...).

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Alors que la dynastie des Ming règne sur la Chine, Zhuo Yi-Hang est un des élèves les plus doués de l'école d'arts martiaux Wu Tang. Mais il est aussi le plus dissipé, et ses frasques et désobéissances donnent bien du souci à son maître, qui souhaiterait le voir assumer des responsabilités importantes au sein du clan, d'autant plus que, les troupes mandchoues menaçant les frontières de l'Empire, la Chine va avoir besoin de ses meilleurs guerriers. Pendant ce temps-là, le maléfique Ji Wushuang (un frère et une sœur siamoise, exclus de Wu Tang dix ans auparavant) veut, avec l'aide des adorateurs du maléfique Culte Suprême, se venger de cette école qui l'a rejeté. A son service, il dispose d'une jeune femme, Lien, une orpheline ayant grandi parmi les loups, qu'il a dressée afin d'en faire une machine à tuer, entièrement dévouée à sa cause. Alors que tout les sépare, Lien et Zhuo Yi-Hang vont tomber amoureux...

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Cette histoire d'amour tragique ayant, évidemment, de forts relents de "Roméo et Juliette", cette passion s'inscrit donc sous le signe de la tragédie. Mais cette tragédie est plus le fait de l'attitude du jeune combattant que de Lien ou des circonstances historiques. Zhuo Yi-Hang est courageux et énergique dans ses actions, mais il est aussi un indécis. Fuyant ses responsabilités, que ce soit ses devoirs militaires (il préfère se faire ermite plutôt que de s'impliquer dans la guerre) ou son amour pour Lien, il va constamment hésiter entre la loyauté à son clan et le serment d'amour le liant à la "femme-loup". Trahissant à la fois sa maîtresse et son clan, il provoque des drames et des catastrophes, et hérite du ressentiment de tout son entourage. Lorsqu'il se décide à assumer son destin et ses choix, c'est à chaque fois trop tardivement, comme le montrent le prologue et l'épilogue de ce conte désespéré.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Baignant dans une ambiance crépusculaire, JIANG-HU dépeint la chute d'un monde, celui de l'empire chinois Ming, qui va céder la place au règne étranger de la dynastie mandchoue des Qing. Une civilisation et ses traditions menacent de s'effondrer. Zhuo Yi-Hang a les capacités nécessaires pour lutter contre ce déclin, mais, incapable de s'impliquer dans l'action et de mesurer la menace pesant sur son peuple, il se réfugie dans une attitude passive, laissant la place aux traîtres et aux opportunistes.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Outre un récit riche, élaboré autour de personnages complexes, JIANG-HU est aussi un superbe spectacle. Bénéficiant de moyens importants, il s'offre de vastes et superbes décors (notamment l'antre du Culte Suprême, la caverne de la femme-loup et la salle d'audience de l'école) et des costumes magnifiques, qui apportent à cette fresque romantique une touche de faste impressionnante. Toutefois, ce serait aller un peu vite en besogne que d'y voir un spectacle académique. Employant un style dont la vivacité et les choix de montage s'inscrivent dans la lignée des films de Tsui Hark (cadrage bancal, rapidité du montage, courte focale...), Ronny Yu y ajoute, en plus, une touche de sauvagerie (notamment dans la description du Culte Suprême), exaltant encore l'atmosphère de décadence dans laquelle baigne son film, et opposant avec fougue les éléments (eau, feu, glace...).

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Si l'on peut tout de même formuler un petit reproche à l'endroit de JIANG-HU, c'est sans doute son rythme frénétique qu'on évoque. Refusant de prendre son temps, cette fresque paraît menée au pas de course et aligne une grande quantité d'évènements sur une durée vraiment trop ramassée. Le spectateur est alors facilement largué dans les circonvolutions de l'Histoire chinoise et de ce récit dont certains aspects sont à peine évoqués, alors qu'ils mériteraient peut-être un traitement plus élaboré pour devenir vraiment significatifs (la guerre contre les mandchous, par exemple).

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Néanmoins, cette belle histoire d'amour tragique est indéniablement une réussite, brassant, avec ambition, des thèmes et des personnages complexes, sans pour autant oublier une approche visuelle impressionnante, mettant aussi bien en valeur les séquences de romance que les batailles. Projet onéreux, il connaît un beau succès commercial, et a donc, comme prévu initialement, une suite : THE BRIDE WITH WHITE HAIR 2, dont la réalisation est confiée à David Wu. Ronny Yu, ensuite, tourne à nouveau un drame historico-fantastique, encore avec Leslie Cheung : THE PHANTOM LOVER.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

En France, JIANG-HU reçoit un accueil enthousiaste, notamment au premier Festival du film fantastique de Gérardmer, où, présenté sous le titre THE BRIDE WITH WHITE HAIR, il gagne le Grand Prix. Toutefois, il n'est pas distribué en salles, et doit se contenter d'une sortie en vidéo et de passages télévisés sur des chaînes payantes.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

En DVD, il a connu plusieurs éditions, parmi lesquelles on trouve le DVD anglais (multizone, PAL) sorti par Tartan. Celui-ci propose l'image dans son format 2.35 d'origine, mais sans option 16/9. Disons-le tout net : le résultat n'est pas brillant. L'image, franchement très sombre, souffre d'une gestion des noirs assez inégale et, surtout, d'une compression médiocre. La définition est à peine passable et les couleurs ont une vilaine tendance à baver un peu partout. Heureusement, les défauts d'état sont relativement rares. Du point de vue visuel, ce DVD est assez décevant.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

La bande-son est disponible en cantonais et en anglais, dans les deux cas en Dolby Surround d'origine. Même si tout cela manque de dynamique et de netteté, et même si la piste cantonaise trahit un souffle audible, le travail est ici convenable. Un sous-titrage anglais amovible est disponible.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

En bonus, on trouve deux filmographies (Ronny Yu et Leslie Cheung) et huit pages de notes intéressantes dédiées à JIANG-HU. En plus, on peut consulter quatre bandes-annonces de films asiatiques : celles des japonais RING, RING 2 et AUDITION, ainsi que celle de A TOUTE ÉPREUVE de John Woo.

Photo : BRIDE WITH WHITE HAIR, THE

Bref, la qualité d'image étant assez passable, on serait bien tenté de ré-orienter les spectateurs vers l'édition américaine de JIANG-HU (multizone, NTSC), qui propose en plus, un commentaire audio par Ronny Yu. Toutefois, le DVD anglais reste le seul à proposer un transfert PAL...

Emmanuel Denis

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