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LE 7EME VOYAGE DE SINBAD
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LE
SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD
THE SEVENTH VOYAGE OF SINBAD

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Sinbad fait escale sur l'île de Colossa lors de son retour vers
Bagdad. C'est là qu'il sauvera Sokurah le magicien des griffes
d'un cyclope. Mais ce sauvetage l'obligera par la suite, malgré
lui, à revenir sur l'île en quête d'une lampe magique...

Mêlant plusieurs éléments
de diverses mythologies, le film nous fait rencontrer quelques périls
de l'Odyssée (les cyclopes et les sirènes), ajoute une
lampe et son génie sans oublier la présence d'un dragon
à la provenance indeterminée mais qui ne jurerait pas
en Europe au temps de la chevalerie. Ce melting pot vient se greffer
sur un univers qui se veut oriental puisqu'il s'agit des origines de
Sinbad. A vrai dire, les auteurs ne sont pas là pour respecter
un quelconque postulat historique. Place à l'aventure et au dépaysement.
De ce côté-là, on est, il faut bien l'avouer, servi
!

C'est Kerwin
Mathews qui prête ses traits à Sinbad. Un acteur dont personne
ne connait réellement le nom. Pourtant son visage fait penser irrémédiablement
au cinéma d'aventure, passant allégrement du film d'espionnage
aux peplums alors que finalement sa filmographie est plutot restreinte.
Celui qui dans les années 50-60 transportait les spectateurs du samedi
soir hors de leur quotidien. On pense tout de suite aux VOYAGES
DE GULLIVER ou THE PIRATES OF BLOOD RIVER. Un état de
fait encore plus marqué en France puisqu'il avait participé à plusieurs
productions françaises dont la série des OSS 117. Je me permet d'ailleurs
de faire un aparté en m'éloignant de notre sujet de départ. Il y a de
quoi être étonné lorsque l'on constate qu'un certain type de cinéma
a presque totalement disparu en France. Où sont les films d'aventures
et d'espionnage qui fleurissaient dans notre pays dans les années 60
? Mais ne nous étendons pas sur le sujet ! Kerwin
Mathews et le réalisateur du film qui nous intéresse
se sont retrouvés trois fois tout au long de leurs carrières
respectives. Pas de quoi déclarer qu'il s'agit là de son
acteur de réference. Néanmoins, ce film, ainsi que JACK
LE TUEUR DE GEANTS sont, pour les deux, de très grandes
réussites.

Nathan
Juran n'est pas un réalisateur de génie. On peut voir en lui plutôt
un artisan qui, plein d'enthousiasme, délivrait des images d'Epinal
colorée. Ce SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD est d'ailleurs certainement
sa plus grande réussite. On pourra lui reprocher une mise en scène un
peu figée dans un style académique. Très franchement, ce serait faire
un reproche à toute la production cinématographique de ces années là.
Pourtant, le film nous présente des décors fastes et colorés, kitsch
aussi, peuplés de personnages manichéens, qui nous rappellent, de la
meilleure manière possible, un certain cinéma qui garde un charme suranné
empreint de nostalgie.
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Mais la plus grande des raisons
d'acquérir ce DVD, c'est la présence des cyclopes, du dragon
et autres créatures fantastiques qui peuplent ce film. On doit tout
cela bien entendu à Ray
Harryhausen. Personnage vénéré et reconnu par une grande partie
des cinéastes d'hier et d'aujourd'hui. On retrouve d'ailleurs une interview
de Ray Harryhausen
par John Landis
lui-même dans les suppléments. Un bonheur ne venant pas seul, ce disque
est l'occasion de découvrir ce Monsieur de manière bien plus détaillée.
Entre les deux interviews, le documentaire promotionnel et les bandes-annonces,
on trouve un véritable documentaire de près d'une heure qui retrace
sa carrière. Excellent pour ceux qui veulent en apprendre plus sur lui
ainsi que sa technique d'animation. Pour les autres, ce sera une merveilleuse
manière de découvrir l'un des plus grands artisans des effets spéciaux.
Bien avant l'ère de l'informatique et des effets numériques,
il était capable de nous émerveiller avec des créatures
fantastiques (la meilleure étant la gorgone du CHOC
DES TITANS). Le résultat peut, à présent,
nous sembler peu naturel. Les différences de couleurs ou la clarté
entre les plans avec et sans effets spéciaux sont très
notables. Pourtant, la magie opère. Ce qui est rarement le cas
avec les nouveaux effets spéciaux numériques avec leur
aspect froid et trop parfait que l'on découvre dans la production
cinématographique actuelle. Finalement, c'est peut être
dans ces petites imperfections que la poésie de l'animation s'installe.
Ou dans l'amour que porte l'animateur à ses créatures
en passant des heures pour réaliser une poignée de secondes
visibles à l'écran.

A la musique, on retrouve
Bernard Hermann.
Le compositeur fétiche de Alfred
Hitchcock. On lui doit entre autre les musiques stressantes et particulières
de PSYCHOSE
ou OBSESSION.
La partition qu'il a signée pour cette aventure de Sinbad est
très différente. On reconnait pourtant la patte du musicien.
Un thème facile à retenir et répetitif vient se
greffer de manière très prononcée sur une mélodie
orientale. Un autre talent de choix a épingler sur le CV de ce
SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD.

Tout comme JASON
ET LES ARGONAUTES, LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD est un
DVD que se doivent de posséder les fans de Ray
Harryhausen et des bons vieux films d'aventures.
Christophe
"Arioch" Lemonnier
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ON
AIME
Les créatures.
Le documentaire.
ON N'AIME
PAS
Il est dommage que certaines bandes-annonces aient disparu
par rapport au disque américain.
Meilleures scènes
- La femme serpent
(Chapitre 5)
- Piégé par un Cyclope
(Chapitre 15)
- L'antre de Sokurah
(Chapitre 23)
- Le squelette
(Chapitre 25)
- Le dragon contre le Cyclope
(Chapitre 26)
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Année
: 1958
Durée
: 85 minutes
Acteurs
:
Kerwin
Mathews
Kathryn Grant
Richard Eyer
Torin Thatcher
Alfred Brown
Réalisateur
:
Nathan
Juran
Scénario
:
Ken Kolb
Musique
:
Bernard
Herrmann
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Format
disque :
Double Couche
Format
Image :
Format
sonore :
Anglais :

Français :

Espagnol :

Italien :

Allemand :
Les bandes-son codées sur 2 canaux
sont en Mono.
Sous-titrage
:
Anglais
Français
Allemand, Polonais, Tchèque, Hongrois, Hindi, Turc, Arabe,
Danois, Suédois, Finlandais, Islandais, Néerlandais, Norvégiens, Portugais,
Grec, Hébreu, Espagnol et Italien .
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Les
Suppléments
- Affiche d'époque
- Ray Harryhausen Interview
- A Look Behind The Voyage
- Jason And The Argonauts
- Les Chroniques de Ray Harryhausen
(58mn)
- This Is Dynamation
: Making Of (3mn24)
- Bandes-annonces
Filmographies
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