A peine remise de la
perte de presque tous ses amis, Alice ne fait plus de cauchemars et
Freddy Krueger semble bel et bien oublié. Elle roucoule avec
son petit copain, rescapé du film précédent, jusqu'à
ce que l'inévitable survienne. Freddy n'a toujours pas fini de
hanter ses cauchemars...

Pour mettre en scène
L'ENFANT DU CAUCHEMAR, New Line fait appel encore à un
petit nouveau. Après Chuck
Russell pour le troisième et Renny
Harlin pour le quatrième, Stephen
Hopkins reprend le flambeau bien qu'il ne connaîtra pas une
carrière aussi "glorieuse" que les deux réalisateurs
précédemment cités. Il met ainsi en scène
le mésestimé PREDATOR
2, les sympathiques JUDGEMENT NIGHT et L'OMBRE ET
LA PROIE ou le bancal PERDU
DANS L'ESPACE qui fut d'ailleurs un plantage pour New Line,
la maison de production qui a grossi grâce à la série
des Freddy.

Stephen
Hopkins essaye de donner une esthétique particulière
à certaines séquences oniriques. Une intention louable
qui manquait dans l'opus précédent, qui se reposait essentiellement
sur les effets spéciaux. De même, si l'histoire du môme
n'a rien de bien passionnant, L'ENFANT DU CAUCHEMAR apporte de
nouvelles images concernant le passif de Freddy Krueger. Et, pour être
plus exact, sa conception puisqu'il s'agit essentiellement du sujet
de tout le film. En fait, l'esprit de maman Freddy nous l'expliquait
déjà dans LES
GRIFFES DU CAUCHEMAR. Cette fois, c'est donc en images que nous
pouvons faire la rencontre des nombreux géniteurs du tueur d'enfants.
L'occasion de nous donner quelques séquences fort réussies.
Bien plus glauques, en tout cas, que les fameux cauchemars. Robert
Englund, sans maquillage, apparaît furtivement parmi les forcenés
de ces flash back ce qui explique la ressemblance de sa descendance.
Mais cela ne suffira pas pour placer cet épisode parmi les meilleurs
de la série. Le reste du métrage part en total délire
visuel à base de Freddy-foetus et autres bidules en latex. Même
la fusion entre un personnage et une moto, aux accents très TETSUO
ou VIDEODROME,
est bien trop sage pour inspirer la peur.

Il est commun
de s'amuser, à propos des suites, de sortir un "Le Fils
de Machin". C'est presque l'angle adopté pour ce cinquième
film d'une série à succès. Cette fois-ci les deux
ados survivants de l'épisode précédent ne servent
pas seulement de vague lien. Ils sont une nouvelle fois au centre d'une
intrigue toujours aussi tarabiscotée et dont le seul but est
de ramener le blagueur cauchemardesque sur les écrans. Puisque
Alice n'utilise plus sa faculté pour permettre à Freddy
Krueger d'attirer des victimes dans ses rêves, il va donc utiliser
le fruit de l'union des deux jeunes tourtereaux. L'astuce étant
qu'un foetus passe le plus clair de son temps à rêver.
Le don de Alice étant sûrement héréditaire,
les cauchemars recommencent... Il suffisait d'y penser !