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THE SWORD AND THE SORCERER
L'EPEE SAUVAGE


Il y a bien longtemps, dans des terres anciennes... Le redoutable Lord Cromwell prend la tête d'une armée afin de conquérir tous les royaumes connus. Pour arriver à ses fins, il fait revenir à la vie, à l'aide des pouvoirs magiques d'une puissante enchanteresse, le démoniaque sorcier Xusia qui se met à son service. Dans un pays pacifique qu'il met à feu et à sang, Lord Cromwell tue le roi et la reine sous les yeux de leur fils, le jeune prince Talon. Celui-ci parvient à s'échapper, emportant avec lui la puissante épée magique de son clan. Des années plus tard, Talon est devenu un vaillant guerrier, accompagné d'une bande de féroces mercenaires. Il vient alors en aide à un prince et à une princesse, bien décidés à mettre un terme au règne tyrannique de Cromwell...

Avec le succès surprise de LA GUERRE DES ÉTOILES, Hollywood s'est soudain senti une grande fringale d'épopées épiques. Car, personne ne s'y est trompé : le film de Lucas doit bien plus aux légendes médiévales et aux récits de chevalerie qu'à la science-fiction. Ralph Bakshi tente d'adapter en dessin animé le chef d'oeuvre de la littérature d'heroic fantasy LE SEIGNEUR DES ANNEAUX ; mais, faute de moyens, seul le premier volet de ce qui aurait du être un diptyque sortira (ses producteurs feront une suite, de leur côté, pour la télévision : THE RETURN OF THE KING). Mais, ce n'est qu'un commencement, et la première moitié des années 80 voit défiler des classiques du genre avec EXCALIBUR, CONAN LE BARBARE, DARK CRYSTAL... D'autres films très onéreux sont, à tort ou à raison, des déceptions commerciales : KRULL, LE DRAGON DU LAC DE FEU, TARAM ET LE CHAUDRON MAGIQUE..., si bien que le filon va se tarir. Mais, quand les grandes compagnies hollywoodiennes parient sur un tel genre populaire, on peut être sûr que des petites productions moins fortunées vont exploiter cet engouement, que ce soit aux USA (DAR L'INVINCIBLE, L'ARCHER ET LA SORCIÈRE (ce dernier étant un téléfilm exploité en salles en Europe)...) ou, bien évidemment, en Italie (THOR LE GUERRIER, ATOR...).

Indéniablement, L'ÉPÉE SAUVAGE, premier film réalisé par l'américain Albert Pyun (appelé à devenir un spécialiste des petites productions d'action en tout genre : CYBORG, NEMESIS, CAPTAIN AMERICA...), appartient nettement à la catégorie des produits modestes cherchant à se faire quelques dollars en exploitant le goût du grand public pour l'aventure et le merveilleux. Le budget est donc modeste et le casting se compose avant tout d'abonnés aux série B (Richard Lynch, Joe Regalbuto...). Tout est bon pour faire quelques économies. Les décors sont en général assez étroits (à la notable exception de la salle du banquet où s'achève le film), certaines grandes batailles disparaissent dans des ellipses narratives (les guerres de conquête de Cromwell, la capture des mercenaires venus libérés Talon...) et les vues d'ensemble de la grande cité d'Eh-dan sont tout simplement des stock shot d'Istanbul ! Signalons au passage que le générique de fin promet une suite appelée TALES OF THE ANCIENT EMPIRE : malgré le succès de L'ÉPÉE SAUVAGE, elle ne sera en fait jamais tournée.

Mais, qu'importe ! Sur bien des tableaux, L'ÉPÉE SAUVAGE fait contre mauvaise fortune bon cœur. La photographie, usant abondamment de filtres, est toujours soignée. Les décors et les costumes ont un certain charme kitsch et ne font jamais vraiment fauché. Le script, très habilement fagoté et bien rythmé, propose de nombreux rebondissements et fait défiler, avec une petite touche d'humour sympathique par ci par là, princesse captive, félon, sorcier, épée enchantée, vaillants guerriers, bourreaux cruels... Pyun n'oublie pas d'être fidèle au cahier des charges du cinéma d'exploitation du début des années 80. Ainsi certaines séquences sont clairement gore (Xusia arrachant les entrailles de la sorcière qui vient de le réveiller de son sommeil millénaire) et l'érotisme n'est pas négligé : Pyun ne rate jamais une occasion de filmer une agréable paire de seins ou de mettre en valeur les courbes harmonieuses d'une belle chute de reins. La réalisation et le montage font preuve d'une nervosité des plus réjouissantes, particulièrement dans la très grisante dernière demi-heure du métrage, au cours de laquelle se succèdent entraînantes bagarres et coups de théâtre efficaces. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde devant ce très plaisant film d'heroic fantasy.


Anchor Bay a de nouveau fait un travail très appréciable. La pellicule semble en excellent état : on n'y voit pas une seule rayure ou poussière. La photographie est assez particulière : de nombreuses scènes sont très sombres (sous-terrains, nuit...) et l'usage abondant de filtres et de fumigènes achève de faire de L'ÉPÉE SAUVAGE un film a priori difficile à passer en DVD. Malgré quelques légères traces de grain par endroit, l'ensemble est néanmoins très réussi.

Anchor Bay fait plaisir aux puristes en proposant, au choix, la bande-son originale Dolby stereo ou son remixage récent en Dolby Digital 5.1. Pas de trace d'une version française à l'horizon, on en a hélas l'habitude.

Plus triste : on ne signale même pas le moindre sous-titrage anglais, ce qui n'aurait pourtant rien d'un bonus onéreux et serait aussi bienvenu pour les spectateurs étrangers que pour les malentendants anglophones.

Au rayon des bonus, c'est la déception : on recense en tout deux bandes-annonces cinéma très semblables et un court spot TV. Ils sont en bon état, mais de la part d'Anchor Bay, on était tout de même en droit d'attendre un peu mieux !

L'ÉPÉE SAUVAGE est donc une très bonne surprise dans le lot des sous-Conan qui se sont multipliés au début des années 80. Ses qualités sont avant tout son rythme, son énergie, sa modestie et son humour. Certains cyniques ricaneront en voyant, à la fin du film, Talon et ses compagnons galoper, devant le soleil couchant, vers "de nouveaux royaumes à libérer et de nouvelles femmes à aimer" ; mais les amoureux du fantastique, eux, sentiront leur gorge se serrer légèrement devant ce beau final : ils savent bien que c'est parfois dans les prétendus "petits" films que souffle le véritable esprit de la Grande Aventure !

Emmanuel Denis


ON AIME
Un bon film d'heroïc-fantasy
Une dernière demi-heure qui pète le feu !

ON N'AIME PAS
Où sont passés les bonus ?

Meilleures scènes

  • Le réveil du sorcier
    (Chapitre 2)
  • Tolan vient à l'aide des rebelles
    (Chapitre 10)
  • Poursuite dans la ville
    (Chapitres 15 et 16)
  • La révolte
    (Chapitre 21 à 27 !)
Année : 1982

Durée : 99 minutes

Acteurs :
Lee Horsley
Kathleen Beller
Simon MacCorkindale
George Maharis
Richard Lynch
Richard Moll
Joe Regalbuto
Reb Brown

Réalisateur :
Albert Pyun

Scénario :
Tom Karnowski
John V. Stuckmeyer

Albert Pyun

Musique :
David Whitaker

Format disque :
Simple Couche

Format Image :

Format sonore :
Anglais : 

Anglais : 

La bande-son codée sur deux canaux est en surround et il est possible de la décoder en

Sous-titrage :
Aucun

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