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 FILM INFOS

 Titre original

 CHILDREN, THE

 Autres titres

 DE SI GENTILS PETITS... MONSTRES
 CHILDREN OF RAVENSBACK, THE

 Année

 1980

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Max Kalmanowicz

 Scénario

 Carlton J. Albright
 Edward Terry

 Musique

 Harry Manfredini

 Acteurs

 Martin Shakar
 Gil Rogers
 Gale Garnett
 Shannon Bolin
 Tracy Griswold
 Joy Glaccum
 Jeptha Evans
 Clara Evans
 Sarah Albright

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Vinegar Syndrome

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

94 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

English

 

 SUPPLEMENTS

 •Commentaire audio de Max Kalmanowicz
 • Commentaire audio de Carlton J. Albright
 • Childhood Memories : making THE CHILDREN (17mn04 - VO - HD)
 • Retour à Ravensback : les lieux du tournage du film 39 ans après - avec Michael Gingold (9mn42 VO HD)
 • THE CHILDREN : Interview de Carlton J. Albright (7mn09 VO SD)
 • Memories of THE CHILDREN : interview de Carlton J. Albright et Gil Rogers (3mn14 VO SD)
 • Making THE CHILDREN : interview de Carlton J. Albright et David Platt (2m55 VO SD)
 • THE CHILDREN : The Musical - interview de Sean Richardson (11mn 03 VO SD)
ʥ Piste audio d'une sc̬ne perdue (2mn42 - VO)

 

 ON AIME

• Une restauration adroite (malgré quelques griffures)
• Une partie suppléments richement fournie
• Une série B outrancière

 ON N'AIME PAS

• Un film parfois inepte
• Pas d'option francophone

 POSTERS

 

 LOBBY CARDS

 
 THE CHILDREN

 DE SI GENTILS PETITS... MONSTRES !

A la faveur d'une fuite dans une centrale nucléaire, un bus d'école traverse un étrange nuage orangé. Billy Hart (Gil Rogers), shérif de la ville de Ravensback, part à la recherche des enfants disparus... pour retrouver le chauffeur du bus horriblement défiguré. Il s'avère que les enfants se sont transformés en zombies capables de faire fondre leurs victimes lors d'une étreinte.

Photo : CHILDREN, THE

Tourné en 1979 juste avant VENDREDI 13, et avec une partie de la même équipe technique, sorti en 1980 aux USA, THE CHILDREN arriva tardivement en France sous le titre DE SI GENTILS PETITS... MONSTRES !. Une sortie cinéma le 24 août 1983 qui attira 41 662 curieux. Pour terminer ensuite sur les rayons des vidéo-clubs avec une VHS qui fit les beaux jours des amateurs et remporta un assez joli succès. Entre quelques sorties DVD de qualités diverses, ce film distribué par Troma aux USA arrive enfin en combo Blu ray/DVD chez l'éditeur US Vinegar Syndrome avec un travail de remastérisation 2K à partir du négatif original.

THE CHILDREN part avec un gros passif. Tournage contrarié, ambiance particulière du boulot in situ, écriture aléatoire, influences grossières... autant le dire tout net, le film reste qualitativement assez pauvre, hormis une photographie et des éclairages extrêmement bien travaillés. Avec la distance nécessaire, c'est ce qui fait aussi son plus gros charme, en fonction du degré de tolérance de chacun-e. Car clairement, ce ne sont pas des crédits techniques médiocres, la direction d'acteurs désastreuse, la fin qui se voit arriver à des kilomètres à l'avance ou le rythme apathique, qui font du film ses particularités. Ou alors si, mais pas dans le sens espéré. Non, l'intérêt est ailleurs. Un peu comme la vérité, quoi.

Photo : CHILDREN, THE

L'argument de base fait immédiatement penser à une palanquée de films de SF des années 50/60. La peur des impacts du nucléaire et/ou le passage de l'homme dans un nuage atypique (du type L'HOMME QUI RETRECIT, au hasard), une pincée de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS ou encore des enfants représentant une menace via LE VILLAGE DES DAMNES, CINQ FOIS LA MORT ou encore LES REVOLTES DE L'AN 2000... THE CHILDREN s'appuie sur un bon nombre d'exemples préexistants pour s'aventurer sur un terrain bien balisé. Il demeure par ailleurs assez curieux de noter les similitudes avec un autre film qui sortira peu de temps après, à savoir LES TUEURS DE L'ECLIPSE. Malgré cette base, tous les arguments narratifs tombent à plat. Sous-développés, avec des ajouts de personnages qui ne servent à rien - et qui d'ailleurs disparaissent du récit comme par enchantement. Sans pour autant qu'on puisse éventuellement s'y attacher.

En fait, passées les origines modestes de cette production et de son médiocre rendu final, on s'aperçoit malgré tout de quelques éléments plutôt intéressants. Les enfants tueurs font partie d'un sous-genre bien présent sur le continent nord-américain, LA MAUVAISE GRAINE en tête. Par contre, la mort d'enfants dans un film... un tabou bien délicat, à fortiori dans un film de genre datant de 1980. Et là, les auteurs s'en donnent à coeur joie. Pas que pour les enfants tueurs, qui se verront découper leurs mains à coups de sabre avant de mourir dans un atroce cri de chat souffreteux, mais également d'innocentes victimes. Pas si courant.

Photo : CHILDREN, THE

D'autre part, le récit appuie considérablement sur l'incapacité notoire du monde adulte à agir/réagir de manière adéquate. Qu'il s'agisse des aides du shérif, totalement dépassés. De la patronne de l'épicerie, gentiment à côté de la plaque. Mieux encore, la famille Freemont (Martin Shakar et Gale Garnett), sur laquelle l'histoire va se fixer dans la seconde partie. Les enfants vont tous y passer, le père (qui joue assez mal par ailleurs...) prend toutes les mauvaises décisions possibles et la mère est un TGV d'émotions gérées en dépit du bon sens. Bref, une cellule familiale explosée et aux valeurs défoncées à grand coup de nucléaire. Un autre noyau qui vient en éradiquer un autre, en fin de compte. Un peu comme si la génération adulte, responsable de cette dégradation écologique, se retrouvait face à une nouvelle venant se venger de son irresponsabilité. Un discours toujours d'actualité ?

Le registre trouvé par le film demeure tout aussi particulier. THE CHILDREN ne réussit jamais vraiment à faire peur, mais joue presque la carte de l'ironie et de l'humour noir. Un peu dérangeants, ces enfants les bras dressés, ongles noircis et tout sourire appelant « maman » ou « papa » avant d'étreindre mortellement leur famille dans une fumée jaunâtre pour réduire leur chair à l'état de putréfaction sanguinolente. Maladroit mais marchant sur une fine ligne entre horreur et satire sociale. Des ruptures de tons, volontaires ou non, achèvent l'aspect psychotronique du film. L'humour irrévérencieux injecté par Kalmanowicz via la femme enceinte enchaînant ses clopes et l'alcool et demandant pardon à son foetus (!), mêlé aux attaques violentes : il faut voir une des agressions de Freemont envers un des enfants, tout comme la section des deux mains avec un véritable katana. Et le massacre final a de quoi laisser pantois, tout comme le dernier plan ! Les effets spéciaux restent au diapason du film. Bricolés, mais avec ce sentiment de candeur gore qui désarme tout comme il emporte l'adhésion par une bonne trouvaille.

Photo : CHILDREN, THE

Pour l'anecdote, la majeure partie de l'équipe technique se retrouva peu après pour le tournage de VENDREDI 13. Dont principalement le directeur photo Barry Abrams (qui effectue ici un très beau job, magnifié par le passage en HD), mais également le compositeur Harry Manfredini. En fait, en tendant bien l'oreille, on remarque d'énormes similarités entre la composition effectuée pour THE CHILDREN et celle de VENDREDI 13 (et LE TUEUR DU VENDREDI par la même occasion). Et pour cause : Manfredini recycla une très grosse partie des mouvements et orchestrations créés pour THE CHILDREN pour les deux VENDREDI 13 suivants ! En fait, il arriva sur le tournage grâce à l'amitié le liant au réalisateur, qui avait déjà travaillé avec Sean S. Cunningham. CQFD.

THE CHILDREN, bien que foncièrement inepte dans sa progression dramatique et son exécution, reste un beau fleuron du Bis ricain du début des années 80. Le côté outré des enfants meurtriers-zombies au commentaire socio-écologique très cormanien mixé à un gore bricolé lui confère une identité bien à part. Donc fatalement indispensable !

Photo : CHILDREN, THE

L'édition concoctée par Vinegar Syndrome rend un bel hommage à cet effort cinématographique créant un lien entre l'horreur écolo US 70's et les nouvelles influences 80's - parfaitement personnifiées par la partition d'Harry Manfredini, par ailleurs. Le menu habituel de l'éditeur (voir aussi pour ce faire la critique des DOIGTS DU DIABLE), avec lancement du film, accès aux suppléments et la séparation en 5 chapitres/« bobines ». Il y a en outre des sous-titres anglais optionnels, mais non indiqués sur le menu visuel. Ils sont accessibles depuis le menu de la télécommande de votre lecteur. La durée totale du film est de 93mn39 sur le Blu ray en 1080p double couche, sans codage régional. Il s'agit d'un combo, avec donc aussi un DVD, au contenu identique.

Pour la partie visuelle : le film est présenté au format original 1.85:1. Un carton prégénérique prévient qu'il s'agit d'un scan 2K du négatif original, mais avec quelques sections manquantes, qui proviennent d'une copie 35mm. Et ça se voit, le différentiel entre les deux sources apparaissent criantes. Maintenant, avec l'avertissement en amont, ceci gêne assez peu l'expérience du spectateur ; on remarque que les morceaux manquants se révèlent sur certaines fins de bobines, vues les brûlures de cigarettes et autres griffures vertes qui apparaissent ça et là (vers 77mn49, par exemple). Le reste du temps, le travail est superbe. Au diapason du travail effectué sur NIGHTMARE SISTERS ou encore THE INCUBUS, Vinegar Syndrome sait redonner au film le sens du détail, des contrastes et le naturel vibrant des couleurs originelles. Tout en maintenant en équilibre le grain cinéma, et de très belles scènes nocturnes (à partir de la 74ème minute) qui transparaissent magnifiquement à l'écran.

Au niveau sonore, une seule piste audio anglaise en DTS HD MA 1.0 mono d'origine. Assez médian dans son ensemble. Faisant le job aux moments de suspense, avec les violons stridents post-Herrmanniens de Manfredini qui surnagent sans souci au-dessus des effets sonores.

Vinegar Syndrome a produit un segment nommé « Childhood Memories : making THE CHILDREN », avec le producteur/scénariste Carlton J. Albright et le directeur de production/acteur David Platt. Pour celles et ceux connaissant déjà certains éléments du tournage, une redite d'éléments présents sur l'édition Troma. Hormis le fait du choix initial de Kevin McCarthy pour le rôle du shériff, l'influence d'un camp de concentration nazi sur le changement de titre... et, plus surprenant, que l'acteur Martin Brenan était en fait... le dealer officiel de cocaïne pour toute l'équipe ! Un second bonus avec « Return to Ravensback : The Locations of THE CHILDREN », présenté par Michael Gingold. Qui effectue le parallèle entre les lieux de tournage en 1979 et 40 ans après. Principalement dans le New Jersey et surtout dans le Massachusetts. Un travail de fourmi pour tout reconstituer, qui en fait un amusant moment de voyage dans le temps. A voir impérativement après la vision du film. Ces deux éléments possèdent aussi la particularité d'être réalisés par ce même Michael Gingold, scénariste de LEECHES et LE PACTE DE SANG, mais également ancien rédacteur en chef de la revue Fangoria.

Photo : CHILDREN, THE

Egalement, un commentaire audio de Max Kalmanowicz. Expliquant d'abord qu'aucune raison n'était donnée pour le comportement des enfants : la séquence prégénérique n'était pas dans le scénario original. Ce qu'il a donc corrigé. La suite demeure agréable à suivre, modérée par Vinegar Syndrome, le réalisateur ayant des souvenirs et anecdotes précis sur le tournage. Notamment sur la caméra Panavision mobile utilisée dans la scène du cimetière (vers la 18ème minute) avant qu'elle ne s'appelle Steadycam. Maintenant, il se contente la plupart du temps de décrire ce qu'il se passe à l'écran, tout en effectuant quelques digressions sur sa carrière. Le modérateur effectue cependant son job en posant quelques questions sur les motivations des personnages et les enjeux techniques du film. Il reste assez clair sur les soucis pour diriger certains acteurs, dont Martin Shakar « toujours en colère » et les enfants des producteurs sans aucun talent de comédien. Tout comme la frustration pour les effets spéciaux des membres coupés fournis par un chirurgien - qu'Albright renvoya en une nuit ; avec donc la responsable du maquillage qui dût bricoler de fausses mains en dernière minute. Ainsi que la rupture avec Albright, les plans d'une suite déjà prête, et le refus d'additionner plus de scènes de mains coupées pour le marché japonais... Pas le commentaire du siècle, mais le personnage apporte suffisamment de fun à l'ensemble pour maintenir l'intérêt. Enregistré de manière claire et audible, Il vit littéralement le film et cela donne un plus indéniable !

Pour compléter le tout, l'éditeur a retrouvé un élément sonore d'une scène perdue, mise ici pour l'aspect complétiste quant à l'oeuvre traitée.

Certains bonus présents sur le DVD du 25ème anniversaire du film se trouvent portés ici. Dont le commentaire du producteur - qui offre une version quelque peu différente de Max Kalmanowicz ; on a surtout l'impression qu'Albright ne devait pas s'entendre avec beaucoup de monde ! Entre l'alcoolisme d'Ed Terry, qui fit qu'Albright l'empêcha de réaliser le film, et le fait qu'il ne prit Kalmanowicz que parce qu'il apportait avec lui une équipe de tournage - qu'il tient pour responsable de l'échec artistique du film... très curieux. Alternant commentaires parfois sans rapport avec ce qui se passe à l'écran et moments où le film reprend le dessus, le tout dans un son parfois étouffé qui rend difficile l'écoute de manière générale. Ce qui n'est pas inintéressant pour autant : Albright offre un prisme de lecture privilégiant les éléments de tournage sur les 5 semaines et demi de celui-ci en juin 1979. Mais un exercice parfois fastidieux.

Photo : CHILDREN, THE

Egalement, « THE CHILDREN », segment de près de 7mn, où Carlton J. Albright livre de manière candide (et directe) ses réflexions sur l'alcoolisme de son acolyte scénariste Ed Terry, l'« incapacité notable » du réalisateur à diriger les acteurs de la manière prévue par rapport au scénario, sur l'équipe réutilisée par Sean S. Cunningham pour VENDREDI 13 juste après la fin du tournage. Globalement les mêmes ton et anecdotes que sur l'interview plus récente citée ci-dessus.

« Making THE CHILDREN » fait apparaitre le réalisateur/acteur/directeur de production David Platt parlant de son expérience dans le film, et sa connexion (comme beaucoup) avec VENDREDI 13. Puis un autre segment avec l'acteur Gil Rogers, révélant au passage qu'il fut écarté de DELIVRANCE car la production choisit Burt Reynolds. Enfin, une intervention assez autre : celle de Sean Richardson, qui fit une version musicale du film, sur scène, et dont plusieurs extraits sont montrés. Ajoutant involontairement au caractère décidément bien particulier qu'a THE CHILDREN aux yeux de l'expérience cinématographique. Que seuls les vrais amateurs de Bis sauront apprécier à sa juste valeur !

En conclusion, cette édition s'avère recommandée - tout du moins pour les anglophones, les galettes n'offrant aucune option francophone.

Francis Barbier

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