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 FILM INFOS

 Titre original

 APOCALYPSE DOMANI

 Autres titres

 PULSIONS CANNIBALES
 CANNIBAL APOCALYPSE
 CANNIBALS IN THE STREETS

 Année

 1980

 Nationalité

 Italie /  Espagne

 Réalisation

 Antonio Margheriti

 Scénario

 Dardano Sacchetti
 Jimmy Gould
 Antonio Margheriti

 Musique

 Alexander Blonksteiner

 Acteurs

 John Saxon
 Elizabeth Turner
 Giovanni Lombardo Radice
 Cinzia De Carolis
 Tony King
 Wallace Wilkinson
 Laura Dean
 Ramiro Oliveros
 John Geroson
 May Heatherly
 Ronnie Sanders
 Vic Perkins
 Jere Beery
 Joan Riordan
 Lonnie R. Smith Jr.
 Don Ruffin
 Benjamin Rogers
 Bill Gribble
 George Nikas
 Doug Dillingham

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Le Chat Qui Fume

Format Disque

2 DVD

Durée

92 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Jungle d’Asphalte : entretien avec Edoardo Margheriti (21mn20)
 • L’Instinct Cannibale : entretien avec Giovanni Lombardo Radice (32mn24)
 • Bandes annonces
  • Pulsions Cannibales (1mn43)
  • Terreur à l'Opéra (1mn43)
 • The Outsider d’Edoardo Margheriti (59mn)

 

 ON AIME

• Un adroit croisement des genres
• Une critique sociale inattendue
• Un rythme solide

 ON N'AIME PAS

• Pas de HD disponible
• Absence d’accès par chapitres via le menu

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 PULSIONS CANNIBALES

 APOCALYPSE DOMANI

Après son sauvetage en pleine jungle du Vietnam, le soldat Charlie Bukowski (Giovanni Lombardo Radice) intègre l’aile psychiatrique de l’hôpital des vétérans de guerre. A sa sortie, il est pris de violentes pulsions le poussant à mordre et dévorer ses semblables. Son ancien capitaine Hopper (John Saxon) tente de le sauver, mais s’avère lui aussi victime de ces pulsions cannibales. Commence alors une cavale à travers la ville.

Photo : PULSIONS CANNIBALES (APOCALYPSE DOMANI)

Curieuse destinée que ce APOCALYPSE DOMANI, titre italien d’origine, («Apocalypse Demain») référence directe à APOCALYPSE NOWApocalypse Maintenant») de Francis Ford Coppola. Elaboré comme un produit profitant du succès de VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER et du Coppola, il se double avec la mode naissante du film gore et cannibale. Deux genres qui battaient leur plein à l’époque. Sous des pseudos anglicisés, Antonio Margheriti saute le pas en compagnie de Dardano Sacchetti, avec qui il s’agit de leur première collaboration. Cette version hybride guerre/horreur sortit en 1980 (1982 en France) mais curieusement, ne rencontrera pas le même succès que ses concurrents directs. Le film connut des fortunes diverses, coupé à de nombreuses reprises à peu près partout dans le monde, jusqu’à connaitre différents titres: CANNIBAL IN THE STREETS ou encore un fameux INVASION OF THE FLESH EATERS chez Vestron aux USA, expurgé de quasiment toutes ses scènes horrifiques.

John Saxon porte le film pour les ventes internationales. Un nom reconnaissable, avec déjà à son actif un beau palmarès. A l’époque, déjà 25 ans de carrière : de petits rôles dans LE CARDINAL d’Otto Preminger ou M. HOBBS PREND DES VACANCES, qui vire en Italie avec le premier rôle de LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP. Il oscillera entre les deux pays, de Westerns en téléfilms jusqu’à OPERATION DRAGON qui le révélera pleinement. Il n’arrêtera plus de tourner, enchainant des classiques comme LES GRIFFES DE LA NUIT ou de plus obscurs longs-métrages. Une valeur sûre.

Giovanni Lombardo Radice, dans le rôle de Charlie Bukowski (difficile de ne pas y voir une référence littéraire directe pour le «partenaire de beuverie»!) est archi-connu de par sa présence inquiétante dans de nombreux films d’horreur comme FRAYEURS, LA MAISON AU FOND DU PARC ou encore CANNIBAL FEROX. Il n’en va pas de même pour May Heatherly, l’infirmière contaminée. Un petit hommage à cette actrice discrète décédée en 2015. Une figure qui traversa le cinéma de genre à travers des curiosités comme le rare et décalé BLOOD STAINS IN A NEW CAR d’Antonio Mercero ou LA CHASSE EST OUVERTE de Peter Collinson. Ou des choses moins glorieuses comme justement… DE L’ENFER A LA VICTOIRE que Bukowski va voir dans le cinéma. Principalement active en Espagne, notamment dans LE SADIQUE A LA TRONÇONNEUSE, sa carrière s’achèvera avec une participation au remake de VAMPYRES avec Caroline Munro. Enfin, le film permet de voir l’évolution de Cinzia de Carolis. le jeune actrice du CHAT A NEUF QUEUES et de LA NUIT DES DIABLES avait bien grandi, tout comme son rôle se révèle beaucoup plus audacieux… et aujourd’hui, selon ses propos dans les bonus du Blu Ray de LA NUIT DES DIABLES, elle ne se souvient plus grand chose du tournage.

Photo : PULSIONS CANNIBALES (APOCALYPSE DOMANI)

La première partie se trouve en terrain connu : la guerre du Vietnam, ses horreurs, ses soldats américains faits prisonniers et réduits à manger de la chair humaine pour survivre. Le personnage de John Saxon sert de fil conducteur, puisque Margheriti va s’appesantir sur son parcours personnel. Nous rendre témoin de sa mutation/transformation… parlera-t-on même de prise de conscience? Car bien plus que ses autres opus guerriers (l’excellent HEROS D’APOCALYPSE ou même NOM DE CODE : OIES SAUVAGES), Margheriti compte offrir une véritable réflexion sur l’âme du soldat. Certes la difficulté de réinsertion demeure un thème fétiche pour le cinéma US dans la décade 70/80 : initié quelque peu par WELCOME HOME SOLDIER BOYS en 1971, poursuivi par l’excellent LE MORT VIVANT de Bob Clark, mélange horrifique prenant. L’ensemble se popularisa par des oeuvres comme ROLLING THUNDER ou LE RETOUR dans les deux extrémités du spectre cinématographique. Suivis évidemment de ce fait par des oeuvres d’exploitation pure, comme LE DROIT DE TUER ou ce PULSIONS CANNIBALES, plus étrange qu’il n’y parait.

Bien évidemment, on patauge en plein bis transalpin par instants, comme si leurs auteurs ne pouvaient s’en empêcher! On a donc droit à hélas de véritables animaux sacrifiés devant la caméra. Ou encore une scène gratuite de baise dans un cinéma qui projette le film de guerre d’Umberto Lenzi (il faut bien tromper son ennui). Donc plan de seins et ahânement de plaisir inclus. Et le film projeté provoquant un flash chez Bukowski qui mord la jeune femme au cou. Le pouvoir hypnotique d’un Lenzi est encore pire qu’on imaginait! Poussant le bouchon, une scène de séduction quasi pédophile entre John Saxon et Cinzia de Carolis, limite dérangeante. A côté de cela, comme on se trouve en pleine ré-interprétation de film d’horreur, les inévitables débordements sanglants made in Gianetto de Rossi. Là aussi, Margheriti s’éloigne volontairement des modèles Fulci et consorts. On sent qu’il se trouve moins intéressé par le gore que par le reste. Aussi les effets sanguinolents apparaissent moindres et relativement en retrait, hormis quelques exceptions notables - notamment le trou béant dans un corps permettant de voir le tireur venant de perforer sa victime. Qui se retrouve sur l’affiche et dont l’exact plan copié réapparaitra dans… LA MORT VOUS VA SI BIEN, un film «gore» familial par excellence.

Là où Margheriti maitrise le mieux son récit et l’impact : la notion de jungle urbaine se transposant à la jungle vietnamienne. Une nouvelle guerre pour des soldats qui n’en finissent pas de voir l’horreur quotidienne. Ce double thème de jungle se retrouvera dans PREDATOR 2, par exemple. Il est ici brillamment utilisé, filmé dans une certaine urgence, surtout dans sa seconde moitié - désespérée et d’une noirceur inattendue. Le virage dramatique opéré par le scénario, mené par un John Saxon pourtant très (trop) sérieux, mène à une virée-commando à travers une ville en proie au désordre. Une guérilla urbaine qui trouve son accomplissement dans les souterrains et égouts de la vile. Une boucle bouclée puisque l’aventure cannibalistique commença sous terre dans la jungle vietnamienne. Maladie? Virus? Conditionnement psychologique? Sans réelle réponse, le film déroule son avènement jusqu’au-boutiste. Aucune échappatoire pour les protagonistes, tous liés par cet instinct cannibale, comme un nouvel ordre social. Une minorité réprimée - une fraternité retrouvée? Et un désir de liberté se soldant par une impossibilité de réinsertion. la violence engendre la violence pour se transmettre à la nouvelle génération. Margheriti n’oppose pas de jugement synthétique : il énonce le principe d’impératif catégorique. Un acte gratuit conditionnant la liberté de l’homme. Sa fin n’est plus forcément d’être heureux, mais celui d’être moral. Passant de ce fait par cette gangrène qu’est la guerre. PULSIONS CANNIBALES est le film de genre Kantien par excellence!

Photo : PULSIONS CANNIBALES (APOCALYPSE DOMANI)

Pour la première fois en France, PULSIONS CANNIBALES arrive en format DVD via le Chat qui Fume. Dommage qu’aucune HD ne fusse possible. L’éditeur réussit en tous cas le pari de l’emballage. Très beau digipack s’ouvrant en triptyque, avec deux DVD et la reproduction de l’affiche originale italienne. Le recto, luxueux, donne sacrément envie!

Video: sur le premier DVD de ce pack, l’éditeur français Le Chat qui Fume permet de visionner le film sur un DVD double couche, au format 1.66:1 et d’une durée complète de 92mn21, hors générique StudioCanal. Un menu animé reprenant l’affiche du produit permet l’accès au film, aux versions, la partie suppléments et les remerciements. Un choix agaçant : l’éditeur français semble désormais faire fi de l’accès par chapitres depuis le menu. Une manie qui perdure depuis quelques sorties. Ces derniers existent bien, au nombre de 11, mais le menu ne s’embarrasse plus de les mettre à disposition. Très dommage.

Le film était déjà sorti en 2002 aux USA chez Image dans la collection EuroShock. Et il y a une dizaine d’années chez les anglais de Cinema Club, d’une durée de 92mn25 (également hors générique StudioCanal) : une différence minimale de 4 secondes. Il manque un élément sur le DVD anglais : le rapide plan sur les rats vivants brulés au lance-flamme dans la copie anglaise - à 78mn07 sur le disque français. (NB : Cette séquence arrive à 79mn17 sur le DVD Cinema Club, moins donc ce plan très discutable)

Photo : PULSIONS CANNIBALES (APOCALYPSE DOMANI)

Hormis une belle rayure noire verticale vers 0mn43 pendant le générique de début (stock shots défaillants?), la copie s’avère de bonne qualité. Les gros plans révèlent une définition précise, une image assez douce. Les teintes de peau naturelles ajoutent aux détails qui ressortent plus que correctement, notamment lors des gros plans (voir par exemple Cinzia de Carolis à 74mn37). Les scènes nocturnes ou dans les égouts ne détonnent pas du reste. SI l’on sent le tournage en pleine forêt (au début du film) donnant une image brute, le dernier quart apporte des éclairages adroits qui transparaissent plutôt bien. Y compris sur une gestion des noirs pas toujours idéale, mais les teintes bleutées-nuit dans les échanges de coups de feu souterrains donnent vraiment le change. Pas de trace notable de compression, un très bon point.

Audio: deux options s’offrent au spectateur : la piste anglaise et française, toutes deux en Dolby Digital mono encodées sur deux canaux. Il faut nettement préférer la clarté de la piste anglaise, avec sous-titres français amovibles. Sans presqu’aucun souffle, les dialogues nets, la musique précise et les effets sonores qui ressortent de manière naturelle. Excellent! Côté VF, on rigole moins : s’attendre à un souffle proéminent pendant la totalité du long métrage. Avec également une modification de la bande son : le générique de début s’accompagne d’une musique orchestrale (pour faire comme Coppola avec son ballet d’hélicoptères dans APOCALYPSE NOW?) totalement absente de la version anglaise.

Suppléments: Deux éléments réalisés spécifiquement pour cette édition française, via l‘équipe de Freak-O-Rama et orchestré par Federico Caddeo. Tout d’abord un entretien en italien avec sous-titres français avec le fils du réalisateur, Edoardo Margheriti, qui a participé au tournage du film et y joue un petit rôle. On sent beaucoup d’amour et de respect chez le bonhomme, qui apporte de précieuses anecdotes. A noter que la réalisation de ce segment se permet des effets de mise en scène bien vus : passages en noir et blanc, tournage du tournage du segment, apportant un rythme bienvenu. Y compris sur l’utilisation du split-screen lorsqu’une référence à une scène ou un film se fait entendre. Très bien vu.

Photo : PULSIONS CANNIBALES (APOCALYPSE DOMANI)

Le second morceau lance l’entretien en français avec Giovanni Lombardo Radice. Visiblement rompu à cet exercice, qu’il a longuement opéré dans le documentaire CANNIBAL APOCALYPSE REDUX il y a quelques années, il revient pendant plus de trente minutes sur le film et ses réflexions autour du thème et du tournage. N’hésitant pas à plonger dans ses expériences personnelles : exagérations de jeunesse (drogue, alcool…) motivant ses choix d’acteur, de jeu et surtout, d’être arrivé à de meilleurs sentiments envers PULSIONS CANNIBALES avec le temps. Un bonus immanquable! Le film annonce en français semble provenir de la VHS vue la qualité. L’autre film annonce disponible, TERREUR A L’OPERA de Dario Argento, préfigure une prochaine sortie chez l’éditeur. Sur le second DVD, Le documentaire THE OUTSIDER réalisé par Edoardo Margheriti, retraçant la carrière de son père.

Un gros regret cependant : ne pas pouvoir retrouver le documentaire présent sur l’édition DVD britannique lancée par Cinema Club en 2005 (déjà sur l’édition US de chez Image). Quelques extraits se retrouvent dans THE OUTSIDER, mais il aurait été vraiment complet de bénéficier de ce CANNIBAL APOCALYPSE REDUX, vision globale avec les interventions du réalisateur et des deux acteurs principaux…

Enfin le très joli livret avec des reproductions de photos du film, photos d’exploitation espagnoles, italiennes ou encore jaquettes des VHS arrive avec les commandes effectuées sur le site de l’éditeur. Si on omet l’absence de Blu Ray pour cette sortie, il s’agit d’un très beau coup pour l’éditeur français qui fait de ce DVD de PULSIONS CANNIBALES une aubaine pour les amateurs de genre que nous sommes.

Francis Barbier

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