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 FILM INFOS

 Titre original

 FIRST MAN INTO SPACE

 Autres titres

 PIONNIER DE L'ESPACE, LE
 

 Année

 1959

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Robert Day

 Scénario

 John Croydon
 Charles F. Vetter
 Wyott Ordung

 Musique

 Buxton Orr

 Acteurs

 Marshall Thompson
 Marla Landi
 Bill Edwards
 Robert Ayres
 Bill Nagy
 Carl Jaffe
 Roger Delgado
 John McLaren
 Spencer Teakle
 Chuck Keyser
 John Fabian
 Richard Shaw
 Bill Nick
 Helen Forrest
 Roland Brand
 Barry Shawzin
 Mark Sheldon
 Michael Bell
 Sheree Winton
 Franklyn Fox

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Artus

Format Disque

Double Couche

Durée

73 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Satellite Sanglant par Alain Petit (24mn04)
 • Diaporama (5mn23)
 • Films-annonces
  • First man into space (1mn24)
  • La planète des vampires (2mn14)
  • Destination planète Hydra (1mn58)
  • La planète des tempêtes (1mn10)
  • La planète des hommes perdus (1mn06)

 

 ON AIME

• Un titre inédit en France
• Une édition collector joliment présentée

 ON N'AIME PAS

• Une copie pas franchement optimale

 VIDEOS

 Trailer

 

 POSTERS

 
 LE PIONNIER DE L'ESPACE

 FIRST MAN INTO SPACE

Le lieutenant Dan Prescott (Bill Edwards) souhaite plus que tout devenir le premier homme dans l’espace. Son frère ainé Chuck (Marshall Thompson), son responsable hiérarchique au niveau du programme spatial, lui rappelle les limites de sa mission. Il désobéit néanmoins, fonce dans l’espace, traverse une pluie de poussière météoritique… et s’écrase sur Terre. Les autorités retrouvent le reste de la navette, tout comme de nombreux cadavres d’animaux. Le lieutenant Prescott est lui aussi de retour sur Terre, mais sous la forme d’un monstre assoiffé de sang.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

La MGM sentit le vent venir en 1959, tant la bataille pour remporter la conquête de l’espace faisait rage entre les USA et feu l’URSS à l’époque. La chienne Laïka avait été expédiée dans le Cosmos deux ans auparavant, mais l’homme n’y avait pas encore mis les pieds (et le reste). De ce fait, le sujet du PIONNIER DE L’ESPACE tomba à pic, tout comme sa sortie quelque peu précipitée. D’emblée, on reconnaitra que le film part dans une direction relativement prévisible. Mais malgré un chemin connu, la manière d’y parvenir apparait plus que correcte! Ce PIONNIER DE L’ESPACE (FIRST MAN INTO SPACE en V.O) est une production britannique tournée avec un acteur principal américain, Marshall Thompson. Une approche typique de l’époque au Royaume Uni, afin de mieux placer le film pour sa diffusion aux USA, entre autres.

Si l’on tente de tracer un arbre généalogique, il s’avère que LE PIONNIER DE L’ESPACE est le fils légitime du MONSTRE de Val Guest et enfantera involontairement LE MONSTRE QUI VIENT DE L’ESPACE de William Sachs. De quoi avaler de travers son placenta cosmique. En même temps, tout cela reste très nourrissant pour le fan de série B de SF qui attendait avec impatience la sortie sur notre territoire de ce sympathique film réalisé par Robert Day.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

Ce dernier n’est pas étranger au film de genre. Les amateurs connaissent le CORRIDORS OF BLOOD ou encore THE HAUNTED STRANGLER avec Boris Karloff, tout comme sa série de Tarzan au cours des années 60. Son oeuvre la plus marquante restant probablement LA DEESSE DE FEU qu’il réalisa pour la Hammer Films en 1965. Il dirige ici Marshall Thompson, fraichement issu de IT! THE TERROR FROM BEYOND SPACE. Et présent l’année précédente dans le FIEND WITHOUT A FACE d’Arthur Crabtree, pour le compte du même producteur du PIONNIER DANS L’ESPACE. On retrouve également l’actrice italo-britannique Marla Landi qui tourna la même année LE CHIEN DES BASKERVILLE sous la houlette de Terence Fisher.

La mise en scène tente un approche graduelle pour caractériser le « monstre ». En partant d’un récit de conquête spatiale, il vire à totalement autre chose au bout de 30 minutes. A base de sons stridents, d’ombres menaçantes, de respirations rauques. Même lors de la dernière partie, Day demeure enclin à la menace qui couve, recourant aux clairs-obscurs et aux ténèbres pour la lente approche du caisson hyperbare. Tout se combine afin de créer une ambiance d’épouvante, permettant ainsi au film d’accéder aux 2/3 au statut de film d’horreur. Respectant ainsi le schéma tracé par MONSTRE.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

Le scénario, qui reprend à son compte le thème d’Icare, trouve néanmoins la force d’humaniser le récit. Si les massacres d’animaux, défonçage en règle de portes et autres meurtres perpétrés par le pauvre spationaute sautent aux yeux, le récit n’en oublie pas pour autant de se focaliser sur un drame humain. Car il s’agit de la souffrance de l’individu qui demeure le moteur de son aventure horrifique suivant son retour sur Terre. En ce sens, Bill Edwards parvient à traduire très justement l’émotion et la détresse de son personnage.

Beaucoup (trop) de scènes de dialogues entre quatre murs : bureaux, chambres, hôpital qui remplissent leur fonction de manière juste adéquate. Et terriblement statique. Day ne cherche pas à dépasser son sujet, juste à l’illustrer en mode classique. Comme pour mieux mettre en avant le crescendo d’épouvante et d’horreur sur les 40 dernières minutes. Avec la construction d’un climax inattendu, représentant la mort comme une délivrance et non plus sous l’angle de la fatalité destructrice. Certes, le ton péremptoire donne plus dans la leçon de morale si chère aux années 50 (la punition par là où le spationaute a péché, en clair). En fait, on sent les origines bicéphales du scénario (la réunion de deux en un), tout comme Robert Day confessa que lui et le producteur Richard Gordon réécrivaient constamment le script pendant le tournage.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

Malgré un budget que l’on sent assez bas, LE PIONNIER DE L’ESPACE réussit un petit tour de force : de posséder des effets spéciaux au-dessus de la moyenne - de ce qu’on pouvait trouver dans les séries B de l’époque. Les scènes dans l’espace laissent apparaitre des miniatures agréables. Et sur Terre, le maquillage de la pauvre créature ne trahit que peu son origine de costume enfilé pour l’occasion. Ce qu’il reste du visage brulé/recouvert de poussière cosmique effraie tout comme il provoque une certaine pitié avec son seul oeil qui subsiste. Le film pousse même quelques accents sanglants, entre des bêtes égorgées et la victime féminine dans la voiture. Dommage que l’auteur de ce superbe maquillage ne fut même pas nommé au générique. Michael Morris effectua un remarquable travail ici et connut une carrière relativement discrète. Ayant participé au long de ses 101 ans à des longs métrages comme LIFEFORCE ou encore HAWK THE SLAYER ou JEUX PERVERS en 1968. Robert Day fit d’ailleurs de nouveau appel à lui pour les maquillages de LA DEESSE DE FEU.

Au final, LE PIONNIER DE L’ESPACE reste en droite ligne de ce que la science-fiction des années 50 pouvait produire. Un jargon scientifique perdu dans des imprécisions redoutables, des non-sens, un matériel somme toute assez primaire, des règles élémentaires de la physique bafouées. On est au cinéma et dans un monde bis, faudrait pas l’oublier. Mais cela s’accompagne d’une espérance naïve d’un futur meilleur, sombrant toujours dans un bain de sang. Les auteurs restent quand même dans le sentiment de la peur de ce qui se trame au-dessus de leurs têtes. En tous cas, LE PIONNIER DE L’ESPACE, bien que totalement inoffensif, atteint le but d’un spectacle plus que sympathique. Tentant de mélanger plusieurs genres, avec des acteurs crédibles et quelques élans horrifiques bienvenus. Sans oublier une photographie en noir et blanc et des éclairages que l’on sent nettement meilleurs que la majorité des films bis tournés à cette époque. Un soin qui l’élève sans problème au-dessus du lot. L’oeuvre du prolifique Geoffrey Faithfull, qui travailla avec Robert Day sur CORRIDORS OF BLOOD ou encore l’excellent TRAIN DE 16H50. Mais dont le travail-phare demeure celui sur LE VILLAGE DES DAMNES.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

D’une durée complète de 73mn26, le DVD Artus Films arrive pour la première fois sur le sol français. Le menu permet un accès aux huit chapitres, aux deux versions audio ainsi que la partie suppléments. Le film fait partie de la collection «SF Vintage» de l’éditeur et arrive dans un superbe fourreau. Dans celui-ci, le DVD avec une variante de l’affiche US. En ouvrant le digipack, 6 photos d’exploitation sur le deuxième de couverture et la reproduction d’affiches originales sur les 3e et au verso. En plus, un livret en couleurs de 60 pages sur le science-fiction anglaise, écrit par Alain Petit. Un bel effort de la part de l’éditeur.

Video : dès le générique MGM, on constate hélas que l’ensemble se montre un peu fatigué. Provenant probablement d’une copie 35mm au format 1.37:1, les premières minutes font apparaitre un déluge de griffures en tous genres. Dues aussi visiblement à la pauvre qualité des stocks-shots empruntés ça et là afin de rendre la production plus riche et proche du sujet. Car lorsqu’arrivent les plans tournés véritablement pour le film, la situation s’améliore. On constate des noirs bouchés dans les scènes de nuit, comme vers 12mn30, ainsi qu’un certain flou sur les contours des personnages (à 42mn25, entre autres). Les contrastes ne sont pas toujours très heureux, tout comme la copie présente de manière régulière quelques petites poussières noires et blanches. Les changements de bobines se remarquent aisément, comme vers 54mn54, avec quelques rayures verticales noires aux jointures. Le télécinéma fait ce qu’il peut mais le matériau de base ne devait pas être d’une qualité folle, il faudra donc faire avec. Pour mettre en perspective, on se trouve quand même à des années lumière de l’horrible copie du DVD de TEMPETE SOUS LA MER. Au final, passée la gêne de se trouver devant une copie somme toute moyenne, la vision du film ne s’en trouve que peu affectée. On ne note pas d’artefacts de compression. Mais pour qui possède le dvd US de chez Criterion (édition 2007 dans la box «Monsters & Madmen»), on ne se retrouve pas avec le même master d’origine. A noter que cette édition (zone 1, sans option francophone) comportait aussi des interviews du réalisateur et de l’actrice Marla Landi, ainsi qu’un commentaire des producteurs. Autrement, Image Entertainment le sortit en DVD Z1 seul en 1998 dans une pauvre copie. Plus récemment, les anglais d’Odeon le sortit en DVD Z2 UK en aout 2015, dans une édition «remastérisée» par le BFI, mais sans aucun bonus.

Photo : PIONNIER DE L\'ESPACE, LE (FIRST MAN INTO SPACE)

Audio : deux pistes sonores avec la version originale anglaise et le doublage français. Curieusement, il s’agit de la VF qui s’avère la plus emballante. On entend quelques parasites sonores et grésillements qui trahissent l’âge de la piste audio (à 37mn27, par exemple), mais la musique se libère plus des deux canaux mono, les dialogues beaucoup plus audibles et clairs. La piste anglaise, elle aussi en Dolby Digital mono encodée sur deux canaux, grésille fortement sous un souffle proéminent. Tout ce qui est bruitages, environnement sonore ou dialogues sont enregistrés beaucoup plus bas que la version française. Enfin, pour les non anglophones, cette édition propose des sous-titres français optionnels.

Suppléments : Alain Petit revient pendant près de 24mn sur la SF anglaise des années 50 et l’insertion du PIONNIER DE L’ESPACE dans ces conditions particulières. Le focus sur le film n’intervient qu’à partir de la 11e minute. Cette introduction sur le genre fait un peu redondance avec le livret sur la SF anglaise qui accompagne cette édition. 60 pages qui retracent avec force de reproductions d’affiches originales, la trajectoire hors norme de cette science-fiction d’outre manche. Hormis quelques digressions qui n’ont pas grand chose à voir avec la science-fiction, le livret est plaisant à lire, parsemé d’informations judicieuses et très coloré! Il se termine sur un focus des réalisateurs phares du genre et une filmographie sélective. Un diaporama de 5mn23, reprenant diverses affiches internationales, photos d’exploitations et de tournage, complémente l’édition - avec en fond sonore les dialogues de la VF. Et enfin, une sélection de films annonces de la collection «SF Vintage» termine le tour d’horizon de cette galette. Enfin, seuls LE PIONNIER DE L’ESPACE et LA PLANETE DES VAMPIRES (aujourd’hui hélas retiré de la vente) possèdent de réelles bandes-annonces. Pour LA PLANETE DES HOMMES PERDUS, DESTINATION PLANETE HYDRA et LA PLANETE DES TEMPETES, des extraits sont disponibles.

Francis Barbier

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