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 FILM INFOS

 Titre original

 METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN

 Autres titres

 METALSTORM : LA TEMPETE D'ACIER
 

 Année

 1983

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Charles Band

 Scénario

 Alan J. Adler

 Musique

 Richard Band

 Acteurs

 Jeffrey Byron
 Michael Preston
 Tim Thomerson
 Kelly Preston
 Richard Moll
 R. David Smith
 Larry Pennell
 Marty Zagon
 Mickey Fox
 William Jones
 Winston Jones
 Mike Jones
 Michael Sinclair Walter
 Rick Militi
 Speed Stearns
 Lou Joseph
 Rush Adams
 Michael Cassidy
 Anthony Cecere
 Larry Howe

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Shout

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

83 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •High Noon at the End of the Universe : making of (42mn13)
 • Galerie de photos/matériel promotionnel (10mn26)
 • Film annonce (1mn23)
 • Spot Radio (0mn30)

 

 ON AIME

• un Blu-ray 3D/2D de très bonne facture
• une bonne tentative de croisement de genres
• la 3D !

 ON N'AIME PAS

• Un Blu-ray zoné
• Pas d’option francophone
• un film bancal au scénario plein de trous

 VIDEOS

 Trailer

 

 POSTERS

 
 METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN

 METALSTORM : LA TEMPETE D'ACIER

Sur une planète désertique, le ranger Dogen (Jeffrey Byron) tente d’aider Dhyana (Kelly Preston). Elle souhaite retrouver Jared-Syn (Michael Preston), le meurtrier de son père, qui avec l’aide d’un mystérieux cristal veut lever une armée de mutants, asservir ses opposants et mettre le monde à ses pieds!

Après le succès de PARASITE tourné en 3D, le producteur/réalisateur Charles Band se lance dans un nouveau projet en 3D inspiré à la fois de l’univers MAD MAX alors en vogue et de la science-fiction. Ce sera METALSTORM, production démarrée en 1982 et qui sortit sur les écrans américains à la fin de l’été 1983. Inédit en France, hormis en VHS recadrée et mono, il arrive enfin en Blu Ray 3D chez l’éditeur US Shout!, via sa branche spécialisée Scream Factory.

Photo : METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN (METALSTORM : LA TEMPETE D\'ACIER)

Le futur patron des studios Empire et Full Moon était déjà un homme avisé. Ayant opté pour des films comme RAYON LASER, TOURIST TRAP ou LE JOUR DE LA FIN DES TEMPS, il sentit le vent venir avec la vague renaissante de la 3D au début des années 80. Lancée par l’énorme succès de COMIN’ AT YA (WESTERN en VF), il se lança dans un mini-budget horrifique nommé PARASITE. Hormis des effets spéciaux qui jaillissaient à la figure des spectateurs, il eut le privilège (ou la malchance, c’est selon) de trouver Demi Moore pour son premier rôle. Petite production, modestes ambitions et rebelote avec METALSTORM. A la tête d’un budget de 2,5 millions de $, il décide d’emballer au pied levé une saga à la croisée de multiples genres. Aidé en cela par le scénariste Allan Adler, qui tente tant bien que mal de hisser le récit à un autre niveau que les sous-madmaxeries transalpines qui commençaient à pulluler. Tout en gardant les stigmates de la série B : si l’on enlève le générique final curieusement lent et long - sans doute pour arriver à une durée plus respectable, le film ne dure que 77 mn!

Pour qui possède le souvenir de la vision en VHS, mono (ce fut mixé en Dolby Stereo) recadré (le film fut tourné en Stéréovision 2.35:1) et en 2D, et dans un bon jour, c’est plutôt médiocre. Fun mais médiocre. Mais cette fois-ci, via le très bon boulot effectué sur cette remastérisation dans les conditions de visionnage originelles, le spectacle devient tout autre.

Photo : METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN (METALSTORM : LA TEMPETE D\'ACIER)

Pour la 3D, il faut replacer le contexte d’époque. Une technologie pas encore forcément au point, devant jouer énormément sur la profondeur de champ, les couleurs… par exemple ici des maquillages forçant sur l’orangé afin de bénéficier d’un meilleur rendu à la projection 3D. Et un équipement complexe, lourd et difficile à manoeuvrer. Il fallait donc au bas mot en mettre plein la vue au spectateur. Et Band ne lésine pas sur les effets : d’un bras mécanique arraché que le héros balance au centre de l’écran, armes volantes, véhicules, corps… jusqu’à la moindre branche d’un arbre du désert. Tous les effets gratuits ou non sautent au visage. Plus ou moins réussis, il faut l’avouer, mais la rapidité du tournage et son interruption font effet d’un soin tout relatif.

Band joue également la carte du spectaculaire. Ceci pour sauver METALSTORM d’un flagrant manque d’enjeux et de tension. Il tournera notamment du côté des Bronson Caves, là où furent immortalisés IT CONQUERED THE WORLD! ou encore D-WAR, tout un programme. En promettant une «tempête d’acier», il faut donc une rage de la casse. Avec son maigre budget, il réussit néanmoins à procurer de dangereuses cascades, multiples explosions de voiture… mêlées d’interminables plans de caméras à ras de la route à l’avant du véhicule «futuriste» de Dogen. En effet, les plans de conduite font plus office de remplissage des 83 minutes de métrage que de nécessité scénaristique! Par ailleurs, Dogen arbore un look ouvertement Madmaxien avec de faux airs de Luke Skywalker du pauvre. En fait, il s’agit à la fois d’une des forces et du faiblesses du film. S’éloigner d’une copie conforme de MAD MAX, comme beaucoup de cinéastes italiens singeaient ouvertement… tout comme grapillant diverses idées de SF : osera-t-on mentionner des vers des sables inspirés de DUNE ou des effets-jeux-électroniques de TRON ? On ose. Ceci afin d’effectuer un patchwork approximatif mais curieusement coupable d’être plaisant!

Photo : METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN (METALSTORM : LA TEMPETE D\'ACIER)

La création d’illusion devait rester l’ambition première du film, tant les bonus du film démontrent les problèmes techniques auxquels l’équipe ont du fait face. Entre l’intérieur d’une voiture qui n’existe pas, l’impossibilité pour le héros de s’en extraire normalement et autres challenges d’effets spéciaux plus ou moins ratés… sans mentionner des plans en 3D tournés sans véritablement s’assurer de leur côté fonctionnel… l’étonnement de voir un spectacle mal branlé demeure, tout en reconnaissant qu’au final, il ne s’en sort pas si mal que cela! Certes, on ne saura pas vraiment ce que cette «tempête de métal» semble être. Sans compter que certains pans du scénario manquent à l’appel. Les auteurs lâchent à l’écran de nombreux pouvoirs en possession de Jared Syn, sans vraiment en expliquer les fondements ni sur leur portée réelle. Pourquoi arrive-t-il celui à téléporter un monstre bourré d’énergie pour tuer Dogen et d’extraire l’héroïne en échange? Mystère. il aurait aussi bien pu téléporter ailleurs tous ses assaillants mais son intelligence ne le pousse pas jusque là! Band multiplie des effets de ralentis afin de mettre l’emphase sur la menace et la composition des plans. Il donne le change à une mise en scène fonctionnelle qui tente maladroitement de boucher les trous d’une narration chaotique. Ce qui donne à l’extrémité de l’arc narratif d’interminables poursuites de véhicules à une vitesse parfois risible.

En fait, il s’agit de l’ambiance très bande dessinée et ses élans de mythologie qui préservent le film. Le look cyborg réussi de Baal (R. David Smith), le fils damné de Jared-Syn, couplé aux exagérations costumières de l’ensemble du casting, incluant un Richard Moll cyclopéen du meilleur effet, complètent le tableau. En ajoutant dans ce buffet mangeant à tous les plats, des influences de LA GUERRE DES ETOILES en plus de MAD MAX, TRON et autres références de Westerns, Charles Band apparait savoir exfiltrer un aspect retro-futuriste Bis des plus réjouissants. Bourré de défauts, d’imprécisions, d’effets 3D gratuits mais avec une bonne humeur communicative : METALSTORM est une pure série B imparfaite qui, à la faveur d’une assez jolie copie en Scope 3D, retrouve un lustre inespéré. Il reste à noter que Band réutilisera plusieurs idées natives de METALSTORM pour les réinjecter par la suite dans plusieurs de ses productions comme MESTEMA, OBLIVION et sa suite, tout comme ARCADE.

Photo : METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN (METALSTORM : LA TEMPETE D\'ACIER)

Le label américain Scream Factory apporte une édition Blu Ray 3D et 2D sur deux disques séparés. Sur un BD 50 et avec une durée complète de 83mn27, le Blu Ray 3D possède un menu d’accueil, des accès chapitrés ainsi que les options sonores. Les suppléments se trouvent sur le Blu ray 2D (également un BD 50) qui offrent la même structure de base, l’option bonus en plus. Les transferts sur les deux disques sont en 1080p. A noter que Shout! ne porte aucun interêt pour l’Europe et encore moins sur leur audience potentielle hors USA: leurs Blu Ray sont en zone A et exclusivement en anglais. La possession d’un lecteur multizones et la connaissance de la langue de Shakespeare restent obligatoires.

Video: Nul doute que nous possédons ici la meilleure version de METALSTORM 3D qu’il soit possible de visionner à date. De très belles couleurs vives, une définition agréable, ceci malgré les effets forcés dus aux choix de maquillages/colorimétrie pour le meilleur rendu 3D à l’époque. Un avertissement indique en début de film que malgré les efforts fournis, certains passages ne sont pas optimaux. En effet, comme vers 57mn40, on remarque quelques griffures noires verticales qui parasitent (et pas à Demi) l’écran. Ceci reste néanmoins minime par rapport à la qualité générale de l’ensemble. La matériel d’origine ne devait pas être en bonne forme mais malgré tout, la restauration est de bonne facture. La vision en 2D (encodage AVC) révèle plus de grain naturel, visible notamment sur les scènes de nuit : les niveaux de noirs se distinguent peu, apparaissant relativement bouchés. voire même quelques plans flous. Le passage en format numérique n’est pas flatteur pour les effets spéciaux optiques/stop motion (tout comme en 3D, ceci dit). la poursuite finale accuse le choc… tout comme beaucoup de films aux budgets limités de cette décade. La poursuite finale en vaisseaux volants révèlent des blancs brulés et autres défauts (en haut à gauche de l’écran) particulièrement laids.

Pour la 3D (encodage MVC), elle s’avère très «dans ta face», Band et ses spécialistes tridimensionnels faisant absolument tout pour capturer le moindre élément et de le rendre la plus efficace possible pour le sortir de l’écran! Il s’agit en fait d’un vrai plaisir coupable : de voir le bras articulé de Baal projeté à la figure, tout comme son jet d’acide verdâtre, l’espèce de boule épineuse lancée sur Tim Thomerson. Sa blessure (vers 62mn 25) permet de déceler de jolis détails, tout comme un rouge sang excessivement convaincant dans son rendu. Si l’on compare à de récentes sorties en Blu Ray 3D de films des années 80, comme AMITYVILLE 3-D (déjà chez Shout!), COMIN’ AT YA ou LES DENTS DE LA MER 3D, METALSTORM se hisse plus que correctement à un bon niveau. Même s’il faut reconnaitre quelques soucis d’yeux croisés sur certains effets 3D très prononcés et pas franchement maîtrisés.

Audio : le film ayant été mixé en Dolby Stéréo, on retrouve donc logiquement le mix d’origine via un DTS DH MA 2.0. Cependant, il existe une autre piste audio en DTS HD MA 5.1, offrant une spatialisation qui donne plus de champ à la partition musicale tonitruante de Richard Band. A noter que celle-ci est sortie sur le label Intrada il y a 10 ans dans une édition limitée à 1 200 exemplaires. Les deux pistes n’accusent pas le choc des années et offrent une expérience audiophile des plus agréables. Une petite préférence pour le remix en 5.1 qui appuient l’action via la musique.

Photo : METALSTORM : THE DESTRUCTION OF JARED SYN (METALSTORM : LA TEMPETE D\'ACIER)

Côté suppléments, Shout! a une fois de plus mis son savoir-faire en matière de featurette. Presque 3/4 d’heure d’entretiens avec les auteurs du film, mais également les acteurs et quelques intervenants techniques. De savoureuses anecdotes de tournage, des difficultés rencontrées, de précisions techniques insoupçonnées : on saura tout du pourquoi des maquillages orangés des visages de acteurs pour le rendu 3D! le tout tourné de manière hyper-professionnelle, une habitude chez Shout!. Montage, mise en lumière… rien n’est laissé au hasard, tout comme l’insertion judicieuse de petits extraits alimentant les commentaires des intervenants, découpé en plusieurs chapitres retraçant la vie du film, de la naissance de son idée jusqu’à son exploitation en salles. Et toujours un plaisir de retrouver le toujours fun Tim Thomerson, peu avare en souvenirs du tournage. Tout comme Richard Moll, imposant, décalé : un tout grand! Egalement, Richard Band parle de la difficulté de créer et enregistrer la partition de près d1H20 en seulement 11 jours, avec la grande Shirley Walker (future compositrice de musiques pour DESTINATION FINALE, DESTINATION FINALE 2 et DESTINATION FINALE 3 ou encore TURBULENCE) en chef d’orchestre et Gary Chang (futur auteur de L’ILE DU DR MOREAU) aux arrangements électroniques. Il en ressort que chacun reste conscient des limites de du film, mais qu’il est le résultat d’un dur labeur pétri d’amour du genre! Pour ajouter au côté aventure en temps réel, Shout! livre plus de 10mn de galerie photos, scénario original et tout matériel relatif au film. Une vraie mine d’information ponctuée par la musique originale du film. Enfin, le film annonce et un spot radio complètent le panorama autour du film.

En clair, un produit que tout amateur de 3D se doit de posséder et que le fan de séries B multigenres saura apprécier à sa juste mesure. Très recommandé !

Francis Barbier

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