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 FILM INFOS

 Titre original

 SAVAGE WEEKEND

 Année

 1979

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 David Paulsen

 Scénario

 David Paulsen

 Musique

 Dov Seltzer

 Acteurs

 Christopher Allport
 Jim Doerr
 David Gale
 Devin Goldenberg
 Marilyn Hamlin
 Caitlin O'Heaney
 Jeff Pomerantz
 William Sanderson
 Yancy Butler
 Adam Hirsch
 Don Plumley
 Ben Simon
 Geraldine Chapin
 Rae Chapin
 Claude Paulsen
 Robert T. Henderson

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Artus

Format Disque

Double Couche

Durée

83 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Entretien avec Eric Peretti (22mn20)
 • Le sacre de la tronçonneuse par Alain Petit (8mn38)
 • Diaporama (0mn58)
 • Films annonce
  • Savage Weekend (2mn35)
  • The Killing Kind (4mn)
  • Messiah of Evil (0mn44)
  • Puppet Master (1mn34)
  • Tourist Trap (1mn55)

 

 ON AIME

• Un film inédit en DVD en France
• Un proto-clasher à l'atmosphère très libérée!

 ON N'AIME PAS

• Une première heure languide

 VIDEOS

 Trailer

 
 SAVAGE WEEKEND

 

Marie (Marylin Hamlin), au milieu d’une divorce malsain avec son ex (David Pomerantz) part avec un groupe d’amis dans le nord de la région de New York. Après nombre galipettes champêtres, un tueur masqué fait irruption et commence à tuer un par un les membres du groupe.

Photo : SAVAGE WEEKEND

SAVAGE WEEKEND, à ne pas confondre avec WEEKEND SAUVAGE de William Fruet - un solide candidat à une sortie chez nous- fait partie de ces nombreuses productions contrariées qui émaillent la série B américaine. Tourné en 1976, il ne sera distribué aux USA, par la firme Cannon, qu’en 1979. L’auteur en est David Paulsen (futur scénariste attitré de DALLAS), officiant à la fois en qualité de réalisateur/scénariste mais également co-producteur. Il rempilera d’ailleurs pour la Cannon en 1980 en tournant le mauvais SCHIZOID avec Klaus Kinski, dont la forme lui ressemble quelque peu.

Tourné sous le titre THE KILLER BEHIND THE MASK, ou encore THE UPSTATE MURDERS, ce thriller en forme de whodunit possède la particularité d’arriver en avance sur son temps. Il se pare d’air de slasher avant la mode des HALLOWEEN et autres cascades de tueurs masqués qui séviront sur les écrans mondiaux pendant quelques années, si l’on met de côté BLACK CHRISTMAS. Ceci posé, SAVAGE WEEKEND prend ses sources dans les opus violents en pleine campagne ricaine genre MASSACRE A LA TRONCONNEUSE ou LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE. Mais louchant aussi de manière insidieuse sur LA BAIE SANGLANTE de Mario Bava.

Photo : SAVAGE WEEKEND

Comme il était de coutume, et dans la grande tradition Bis et qu’affectionnait Roger Corman, il fallait une scène choc afin de commencer un film. Pour s’assurer l’attention du spectateur… mais également celle des acheteurs potentiels dont l’attention ne dure que quelques minutes. De ce fait, Paulsen établit une séquence bien tendue, avec William Sanderson ricanant et maniant une tronçonneuse et une jeune femme apeurée courant à travers bois… paralysée de peur devant ce qu’on imagine sa dernière heure arrivée. Bien joué, car manipulant le spectateur… mais faisant aussitôt retomber le soufflé, puisqu’il ne se passera pratiquement plus rien de violent pendant une heure. Hormis une scène de marquage au fer rouge bien réussie.

En effet, la narration se concentre dès lors sur la structure du groupe, les relations troubles entre chacun des protagonistes. Avec des curiosités de taille. Tout d’abord une sexualité débridée. SAVAGE WEEKEND appuie très fortement sur le bouton relations sexuelles. Reflet d’une époque libérée, tout comme un atout « scènes de cul gratuites et champêtres » qui offrent au film son atmosphère si particulière et contribue à pouvoir générer la durée de 84 minutes requise. La fesse y apparait légère, spontanée, libératrice. Nudité féminine à gogo, tripotage de pis de vache tendancieux et avec aussi des cadrages curieux - dont une scène d’accouplement qui laisse échapper un testicule gauche! La limite avec le porno softcore y semble ténue. Autre surprise : la présence de Nicky (Christopher Allport), pièce rapportée de l’ensemble, meilleur ami de Marie et gay de son état. La présence de gays au générique de thrillers/slashers reste une rareté en soi. Mais d’autant plus bizarre qu’ici, il se révèle excessivement combatif. Le film recèle alors une scène inattendue : il débarque dans un bar, de manière plutôt provocante envers les Rednecks du coin. Pour bien évidemment attiser la haine basique… mais surtout pour leur coller une raclée mémorable. A l’inverse de ce que le cinéma décrivait de cette minorité, généralement victime facile et efféminée dans les années 70. Un beau stéréotype cassé. Si les acteurs présents ne sont pas vraiment connus de ce côté de l’Atlantique, on retiendra deux noms à part. William Sanderson, qui traverse le cinéma US avec une versatilité débordante, allant de BLADE RUNNER, à ROCKETEER, MAX LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME jusqu’à des films comme SKEETER! L’autre étant Yancy Butler : elle fait ici une petite apparition dans le rôle de la fille de Marie. On la connait surtout pour son rôle dans CHASSE A L’HOMME de John Woo, où elle enchainera après sur DROP ZONE, un nombre incalculables de séries B comme ses rôles de chasseuse sanguinaire de LAKE PLACID 3 et LAKE PLACID 4 et encore KICK ASS et sa suite.

Photo : SAVAGE WEEKEND

Puis la dernière demi-heure sonne le début des hostilités, avec le tueur masqué surgissant d’à peu près partout pour éliminer toute cette belle compagnie. il existe bien une tentative de mystère : un tueur masqué donc le doute sur son identité. Serait-ce le bouseux un peu dérangé (William Sanderson) qui serait responsable de ce massacre? L’ex mari bien énervé qui disparait du film dès le début? Le fermer viril? Mais Paulsen s’y prend tellement mal dans l’élaboration du suspense que tout passe à côté d’un quelconque intérêt. Il s’agit plus de la construction des scènes horrifiques qui font mouche. Enfin, horrifique… tout ceci demeure très timide, malgré un combat inédit machette/tronçonneuse assez fun.

SAVAGE WEEKEND tient une place résolument à part. Pas vraiment de très bon gout, cru, doté d’une ambiance de Feydeau sexuel avec pas mal de blabla inutile pendent une heure et de dialogues peu inspirés. Paulsen ne se révèle ni un grand metteur en scène, ni un grand scénariste. Sa propension à filmer de manière statique augure quelque peu son futur télévisuel. Pas à proprement parler un slasher, il doit surtout être vu comme un long métrage original de par la formule qu’il met en place. Son erreur ayant probalement été de se focaliser sur des trentenaires plutôt que des adulescents. Ces derniers se révélant pus tard la cible initiale pour ce type de films, ceci a du jouer sur son manque de diffusion. Mais même médiocre et manquant de substance narrative, SAVAGE WEEKEND distille surement son ambiance de dépravation, de cul campagnard et de violence éruptive.

Photo : SAVAGE WEEKEND

Pour la première fois en France, Artus Films sort ce long métrage en format DVD, avec une durée complète de 83mn41, au format 1.85:1 et 16/9e. Le master utilisé fait office d’heureuse surprise. Si les scènes se déroulant dans la nuit et la pénombre ne sont pas optimales, il faut noter la bonne tenue générale de la copie présentée compte tenu des conditions de tournage. On observe toujours le grain filmique qui dénote de la petite production que SAVAGE WEEKEND demeurait. D’un autre côté, certains plans étant délibérément filmés en sorte de flou artistique, cela n’aide pas forcément pour adhérer à la qualité voulue, ce qui vaut aussi pour certains contrastes. Il n’empêche que cette copie représente la meilleure chance de voir le film dans de bonnes conditions. En comparant avec le Blu Ray Kino Lorber sorti en septembre 2015, il ne serait pas étonnant, vue la qualité de la copie présente, que le master 2K effectué pour l’occasion ne fut utilisé ici.

Pour la partie audio : aucune doublage français de disponible pour cette édition, il y a donc une version anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Elle s’avère d’une belle clarté. Des dialogues enregistrés assez bas, cependant, mais avec une musique aux mélodies nettes et un souffle minimal. Et surtout les bruitages (il y en a relativement peu) qui n’empiètent en rien sur le reste de l’environnement sonore. Quelques effets d’échos et de légères distorsions (vers la 70e mn, par exemple). Ceci ne trouble pas les chansons folk et la très curieuse musique rustico-électronique de Dov Seltzer de jaillir de manière limpide. Le côté banjo mêlé à l’ambiance redneck fait immédiatement penser à DELIVRANCE, effet voulu ou non! A noter que ce compositeur travaillera pas mal avec Menahem Golan et la Cannon, jusqu’à NIGHT TERRORS de Tobe Hooper. Cette piste s’accompagne des sous-titres français amovibles. On notera quelques curiosités de traduction, par exemple sur le mot « whore » (au moment du marquage au fer rouge) traduit par « adultère » au lieu de « putain ». Bizarre.

Photo : SAVAGE WEEKEND

En Bonus: une interview d’Eric Peretti qui revient de manière honnête (et campagnarde!) sur la biographie du réalisateur et l’histoire autour du film. Puis une digression assez amusante d’environ 9mn sur la présence des tronçonneuse au cinéma, par Alain Petit. S’y ajoutent une série de films annonces de l’éditeur, dans une section appelée de manière erronée « British Horror ». Il s’agit en effet de leur collection « Horreur US 70’s ». On y retrouve SAVAGE WEEKEND en version originale non sous-titrée, tout comme MESSIAH OF EVIL, PUPPET MASTER, TOURIST TRAP ou encore THE KILLING KIND durant près de 4mn, et avec une qualité de copie et sonore (le F.A est en stéréo) plutôt excellente!

Francis Barbier

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