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 FILM INFOS

 Titre original

 SIGNAL, THE

 Année

 2014

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 William Eubank

 Scénario

 Carlyle Eubank
 William Eubank
 David Frigerio

 Musique

 Nima Fakhrara

 Acteurs

 Brenton Thwaites
 Olivia Cooke
 Beau Knapp
 Laurence Fishburne

 

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 POSTERS

 
 THE SIGNAL

 

Nic et Jonah sont deux amis étudiants en informatique qui traversent le sud des Etats–Unis destination la Californie afin d’accompagner Haley la petite amie de Nic. Fans de piratage informatique, ils cherchent en chemin à démasquer un hacker nommé Nomad qui les suit à la trace et leur envoie un mystérieux signal les conduisant dans une zone isolée en plein désert du Névada. Les trois amis se retrouvent séparés puis agressés, et le trou noir… Nic se réveille complètement déboussolé mais bel et bien piégé dans un endroit ressemblant à un centre de recherche. Dès lors il va s’employer à retrouver ses amis, s’enfuir, mais aussi tenter de trouver un sens à sa captivité.

Photo : SIGNAL, THE

THE SIGNAL est le second opus de William Eubank qu’il a écrit et réalisé après SPACETIME ODYSSEY (Love) en 2011. Le réalisateur poursuit donc sa lancée dans le genre science-fiction mais sur Terre cette fois, tout en restant emprunt du côté anticipation qu’il avait déjà exploité pour son premier long métrage.

lLe long métrage débute comme un road trip pour adolescents. Il met en scène des jeunes complètement ancrés dans leur monde moderne dominé par internet et les ordinateurs. Nic alias Brenton Thwaites (THE GIVER, OCULUS) et Jonah alias Beau Knapp (SUPER 8, NO ONE LIVES) traversent le sud des Etats-Unis en compagnie de Haley (Olivia Cooke vue dans, OUIJA, THE QUIET ONES) mais se lancent le défi de retrouver un hacker aussi fort qu’eux : le mystérieux Nomad qui semble toujours avoir une longueur d’avance.

Par ailleurs, William Eubank s’attarde longuement sur la description des personnages (et notamment de Nic) pour planter le décor, ce qui rend le démarrage assez lent. On assiste aux préoccupations de Nic sur son avenir avec Haley et sur ses jambes partiellement paralysées, puis la traque de Nomad. Sans oublier le personnage du super copain, évidemment geek à lunettes, campé ici par Jonah ! Lorsqu’on arrive à la scène de la maison isolée dans le désert, les événements basculent - avec un pointe d’effroi que le tout verse dans le film d’épouvante pour ados tourné en found footage.

Photo : SIGNAL, THE

Cependant le film ne s’inscrit heureusement pas dans la lignée des BLAIR WITCH PROJECT et autre REC. Plutôt dans une ambiance privilégiant l’étrange et le surnaturel. A partir du moment où Nic va se retrouver captif dans le centre de recherche face à Damon (Laurence Fishburne) qui lui explique qu’il a été contaminé par un soit disant virus et qu’il doit rester en quarantaine. Beau rebond, puisque l’histoire prend une nouvelle direction. Si William Eubank semble exploiter un autre thème largement répandu : celui du complot, il ne fait que l’utiliser pour nous diriger sur autre piste. Au moment où on se croit dans un nouvel épisode d’X-FILES, THE SIGNAL semble plutôt emprunter la voie de LE QUATRIEME DIMENSION… ou alors de VIRUS ?

Et ce qui dessert le film, c’est cette hésitation du réalisateur à emmener le spectateur vers une voie bien précise. L’intrigue est floue et le scénario laisse la part belle à la suggestivité : trop de sujets sont effleurés sans être réellement exploités, ce qui a tendance à nous perdre un peu en chemin. En effet, à force de laisser la libre interprétation, le film perd un peu de son essence, d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup de scènes d’actions et d’effets spéciaux. Ceux-ci sont surtout concentrés sur la fin du film, quel dommage ! On se rend compte que le film n’a pas bénéficié d’un budget assez conséquent (seulement 4 millions de dollars) pour pouvoir mener à bien sa mission, et là le fan de science-fiction reste quelque peu sur sa faim. Comme un long épisode d’une série étiré pour un long-métrage.

Cependant, la force de THE SIGNAL reste sa qualité esthétique, car les images sont de toute beauté. Le réalisateur sait capter le lumière et illuminer le décor, dont le magnifique ouest américain. La lumière du centre de recherche renforce quant à elle le côté angoissant. Les rares scènes à effets spéciaux sont époustouflantes et témoignent d’une grande qualité artistique, l’apothéose étant les dix dernières minutes du film lors du dénouement final. Preuve étant que William Eubank a déjà travaillé la technique sur d’autres films avant de passer lui-même à la réalisation.

Photo : SIGNAL, THE

Citons aussi le jeu des acteurs, notamment celui de Brenton Thwaites (Nic) autour duquel l’histoire est centrée, et qui porte littéralement le film… aussi car les autres personnages sont de moindre importance. Le personnage de Nic rappelle d’ailleurs quelque peu celui d’Andrew (Dane DeHaan) dans CHRONICLE lorsqu’il découvre ses pouvoirs et se révèle enfin.

THE SIGNAL se révèle un film de science-fiction aussi déroutant que mystérieux, avec une approche finalement intéressante. Si William Eubank emmène le spectateur dans un labyrinthe, il laisse chercher le chemin en empruntant des voies différentes qui se révèlent parfois de fausses pistes. Dans ce sens le spectateur laisse libre cours sa propre interprétation.

Pourtant à force de traîner autour du pot, on attend de savoir où le réalisateur veut nous emmener, et il faut vraiment attendre la fin pour le savoir. Dans un Giallo, cette attente serait constructive car amenée par une intrigue bien ficelée. Ici on a plutôt l’impression que le réalisateur cherche à brouiller les pistes avant de tout nous révéler, et que le seul intérêt du scénario est la dernière demi-heure où sont concentrés les plus beaux moments ! Le film apparait plutôt basé sur l’ambiance et le côté esthétique, cela malheureusement au détriment de la narration qui en est le point faible.

Photo : SIGNAL, THE

Le meilleur : la fin. Très réussie, et qui laisse le spectateur imaginer le pourquoi du comment, tout en laissant au final un brin de suspens. Contrairement à des films formatés où le spectateur subit l’histoire et sa fin (ex: la fin risible de HONEYMOON présenté aussi cette année), THE SIGNAL ouvre une porte à l’imagination. C’est ce qu’avait réussi CUBE (récompensé à Gérardmer en 1999), et dont on en reconnaîtra ici le clin d’œil.

Anne Barbier

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