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 FILM INFOS

 Titre original

 BABADOOK, THE

 Autres titres

 MISTER BABADOOK
 

 Année

 2013

 Nationalité

 Australie

 Réalisation

 Jennifer Kent

 Scénario

 Jennifer Kent

 Musique

 Jed Kurzel

 Acteurs

 Essie Davis
 Noah Wiseman
 Daniel Henshall
 Hayley McElhinney
 Barbara West
 Benjamin Winspear
 Cathy Adamek
 Craig Behenna
 Adam Morgan
 Peta Shannon

 

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 Bande-annonce

 

 POSTERS

 
 BABADOOK, THE

 

Depuis le décès de son mari l’amenant, Amelia élève seule Samuel, son enfant de six ans. En raison de leur relation privilégiée et fusionnelle, la mère et le fils sont un peu mis à l’écart de leur entourage. Pour que son fils puisse s'endormir, Amelia fait comme beaucoup de parents et lui raconte, le soir, des contes de fées. En regardant dans la bibliothèque de Samuel, Amelia trouve un livre étrange dont elle ne connaît pas la provenance : Mister Babadook. Un ouvrage qui raconte l’histoire d’un croquemitaine venant hanter les rêves de ses lecteurs avant de se matérialiser afin de les tuer. Sans nom d’auteur, avec des illustrations monochromes et des images terrifiantes, ce livre pourrait bien être la cause des cauchemars de Samuel.

Photo : BABADOOK, THE

Présenté sous la forme d’un livre animé en 3D, avec des décors et créatures se dressant à l'ouverture des pages, The Babadook prend forme et son ombre se répand de manière insidieuse dans la maison L'histoire d'un tueur qui surgit des pages d’un livre mène bien sûr à LECTURES DIABOLIQUES de Tibor Takacs. Mais le traitement n'a, en fait, pas grand chose à voir car, en réalité, THE BABADOOK fait surtout penser aux GRIFFES DE LA NUIT. Son personnage semble être un clin d’œil à Freddy Krueger avec son chapeau et ses griffes, sévissant pendant dans les rêves de ses victimes. Dans THE BABADOOK, il s'agit d'une version plus primaire et enfantine et on pourrait presque y voir un croquemitaine issu du mélange de LEPRECHAUN et de Freddy Krueger. Le petit Samuel se persuade donc que le livre contient réellement une créature maléfique qui menace de le tuer, lui et sa maman. Il décide de combattre l'horrible créature du livre par tous les moyens, redoublant d’ingéniosité pour fabriquer des armes, comme sa catapulte sac à dos, et inventer des pièges. Le gamin est interprété par le talentueux et prometteur Noah Wiseman qui donne corps à un enfant turbulent mais aussi très attachant, semblant vivre en dehors de la réalité. Bien évidemment, les adultes ne prennent pas au sérieux les élucubrations d'un enfant très actif et farfelu. Le film laisse d'ailleurs le spectateur dans une situation ambigüe où l'on se demande si la créature est issue de l’imagination débordante du jeune garçon ou bien réel !

Photo : BABADOOK, THE

En effet, petit à petit le Babadook s’immisce sournoisement dans la vie de Samuel et Amelia, fragilisant ainsi leur équilibre qui en sera complètement bouleversé. Car Amélia prend conscience à son tour que ce personnage sombre pourrait bien être réel. Elle essaie de se débarrasser du livre avec toute son énergie, mais il réapparaît sur son pas de porte, grossièrement réparé avec des pages supplémentaires encore plus horribles. A l'évidence, quoi que l’on fasse, on ne peut pas se débarrasser du Babadook.

Ainsi le personnage d’Amélia campée magistralement par Essie Davis va basculer dans une psychose envahissante. Ceci au fur et à mesure que le livre installe un climat malsain et sombre dans la vieille maison où elle habite. Déjà fragile, elle manque cruellement de sommeil, devient apathique, puis finit par avoir progressivement des visions tant elle se laisse hypnotiser par les images défilant inlassablement à la télévision pendant la nuit... Où l’on apercevra même des images des TROIS VISAGES DE LA PEUR de Mario Bava. Samuel et Amélia vont donc se retrouver coupés du monde extérieur dans cette maison devenue lugubre, le piège du Babadook se refermant peu à peu sur ses victimes. La relation de protection mère/enfant s’inverse alors et la parentalité incombe à présent à Samuel, bien décidé à sauver sa mère de l’emprise de l’intrus. Tout comme on décide d’affronter sa peur la plus viscérale afin de reprendre le contrôle.

Photo : BABADOOK, THE

Les effets de mise en scène sont efficaces et installent dans le film un véritable climat angoissant. Les ingrédients indispensables du film d’épouvante répondent présents et sont ici bien orchestrés, sans pour autant sombrer dans les clichés attendus : portes qui grincent et s’ouvrent toutes seules, ampoules qui claquent, bruits assourdissants, murmures, ombres... Le film réussit à nous scotcher au siège tant son ambiance est réussie. Lorsque le Babadook frappe lourdement trois coups à la porte comme pour annoncer son intrusion, on s’attend presque à ce qu’il prononce un «be my victim», à l’inverse d’un CANDYMAN attendant d’être appelé.

Le délicat sujet demeure traité avec simplicité et humilité car les effets spéciaux restent discrets, ce qui nous évites l'outrance des récentes grosses productions du genre. De plus, Jennifer Kent joue habilement avec ses personnages, leur dressant de véritables portraits. Nous découvrons là une histoire émouvante qui traite de sujets difficiles comme le deuil, le chagrin, les préjugés. Tous ces démons intérieurs que l’on cherche à vaincre, mais aussi la relation privilégiée mère-enfant. Cependant, le film réussit également à dédramatiser l’ensemble : alterner terreur, rire, suspense et peur. La formule fonctionne parfaitement en dosant juste ce qu’il faut sans en faire trop. THE BABADOOK cristallise ainsi les peurs enfantines, du monstre caché dans le placard à celui tapit sous le lit. Ces peurs que l’on apprend à combattre, à dominer, puis à apprivoiser. Ce que le film amène formidablement, réservant surprises et retournements de situation assez inattendus. Là où on pouvait craindre une copie de ses ainés au sujet sensiblement similaire, THE BABADOOK apparait plutôt «inspiré de» tout en gardant sa touche de fraîcheur et d’originalité.

Photo : BABADOOK, THE

Plébiscité lors du Festival de Sundance en 2013, THE BABADOOK l’a tout autant été par le public à la fin de la projection du festival Fantastic’Arts en 2014. Le métrage y a même été récompensé de quatre prix dont le Prix du Jury ex-æquo avec l’excellent RIGOR MORTIS, Prix de la Critique, Prix du Jury Jeunes, et Prix du Public. Après un court métrage en 2005 intitulé MONSTER déjà récompensé... puis ce premier long métrage couvert de prix à juste titre, nous avons envie de dire à Jennifer Kent : à quand la suite ?

Anne Barbier

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