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 FILM INFOS

 Titre original

 SHARK ROSSO NELL'OCENAO

 Autres titres

 APOCALYPSE DANS L'OCEAN ROUGE
 MONSTRE DE L'OCEAN ROUGE, LE
 SHARK : LE MONSTRE DE L'APOCALYPSE
 MONSTER SHARK
 RED OCEAN
 DEVOURING WAVES

 Année

 1984

 Nationalité

 Italie /  France

 Réalisation

 Lamberto Bava

 Scénario

 Dardano Sacchetti
 Luigi Cozzi
 Gianfranco Clerici
 Sergio Martino
 Herve Piccini

 Musique

 Guido De Angelis
 Maurizio De Angelis

 Acteurs

 Michael Sopkiw
 Valentine Monnier
 William Berger
 Gianni Garko

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Alexx Prod.

Format Disque

Inconnu

Durée

90 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Présentation du film (4mn44)
 • Pub pour JAWS 5

 

 ON AIME

• une série B italienne 80’s percluse de scories mais qui passe l’épreuve du temps.
• Michael Sopkiw qui donne de sa personne : cascades, short…
• Lamberto Bava. Si Dieu existe, c’est lui.

 ON N'AIME PAS

• Une édition DVD très décevante.

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 SHARK, LE MONSTRE DE L'APOCALYPSE

 SHARK ROSSO NELL'OCENAO

On lui aura fait tout subir comme retitrage à ce SHARK, ROSSO NELL’OCEANO réalisé par Lamberto Bava. Connu aussi sous les titres de MONSTER SHARK, DEVIL FISH, DEVOURING WAVES, JAWS ATTACK 2 (au Japon !) mais aussi APOCALYPSE DANS L’OCEAN ROUGE, LE MONSTRE DE L’OCEAN ROUGE... et maintenant, le voici qui arrive pour la première fois en DVD français sous le titre SHARK-LE MONSTRE DE L’APOCALYPSE. J’ai comme un pincement au cœur, regrettant très vivement le titre de sortie cinéma français : APOCALYPSE DANS L’OCEAN ROUGE. Une nostalgie 80’s enivrante, à une époque où les moindres bisseries transalpines sortaient sur grand écran, par Les Films Jacques Leitienne. Ramassant quelques 17.000 spectateurs français. Et avec, coup double, une sortie VHS chez UGC Video et une jaquette luxuriante, pleine de bruit et de fureur. Il demeure bien éloigné, ce temps. A une époque où les téléfilms de facture CineTel, The Asylum ou encore Roger Corman ont envahi tous les écrans, moniteurs et autres IPad, grandes surfaces et j’en passe. Presque 30 ans après, que reste-t-il de ces beaux jours du bis, avec cette co-production franco-italienne ?

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

Car oui, il y avait du frenchie derrière ce film. Pas des moindres : Max Pecas. Via sa société des Films du Griffon. Et on retrouve aussi un certain Gilbert Roussel (pseudo de … Bruno Mattei ? au risque de relancer un vieux débat sur ce Roussel-là !) en assistant réalisateur. Ca fleure les bonnes heures de l’exploitation, tout cela.

Au large de la Floride, des cadavres dévorés font surface. Il s’agirait d’un monstre marin préhistorique surgit des profondeurs! La jeune et jolie spécialiste des dauphins Dr Stella Dickens (Valentine Monnier) va enquêter aux côtés de son mentor amateur de bière Dr Hogan (Dino Conti, non crédité au générique). Mais aussi avec le jeune et joli Peter (Michael Sopkiw). Il répare le sonar nécessaire et ils traquent la bête. Mais bien sûr, comme on nage en plein suspens italien bis, les apparences sont trompeuses !

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

Lamberto Bava donne du film à retordre à ses détracteurs. Qu’il se nomme John Old, Jr (son pseudo pour quelques films comme BLASFIGHTER L’EXECUTEUR), en passant par ses célèbres DEMONS, BAISER MACABRE ou encore DELIRIUM. Mais aussi avec des séries TV comme LA CAVERNE DE LA ROSE D’OR ou récemment SEI PASSI NEL GIALLO, ce touche-à-tout réussit néanmoins à presque 70 ans de mener sa carrière avec un égal succès. Et le début des années 80 reste encore propice pour les séries B italiennes SHARK – LE MONSTRE DE L’APOCALYPSE se raccroche au wagon. Mais l’Italie vit ses dernières heures cinéma pour le film de genre.

Appelé à la rescousse par la production, Lamberto Bava arrive à Miami & Key West pour le tournage. Le scéanrio est déjà passé par les mains de Luigi Cozzi, Sergio Martino et Dardano Sacchetti, entres autres. Le monstre fait de poutrelles et autres matériaux fixes est déjà construit. Un monstre statique, inutilisable, dont il reste d’ailleurs à peine quelques images dans le film. Malheureusement, Bava se rend compte qu’avec 4 semaines de tournage et une histoire dont il ne peut rien faire, il faut juste sauver les meubles. Il entreprend de réécrire quelques scènes pour l’occasion. L’histoire finit par mixer meurtres, attaques animales, conspiration, tripatouillages génétiques et chasse nocturne. Mais ce n’est pas le casting principal qui va arranger les choses. Michael Sopkiw, qui venait de rencontrer le succès avec 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK, n’est pas quelqu’un intéressé par le métier d’acteur (ça se voit !).

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

C’est le directeur photo habituel de Sergio Martino, Giancarlo Ferrando, qui épaule Lamberto Bava pour l’occasion. Ceci laisse d’ailleurs à penser que le film devait être tourné par Martino-même au départ. Malgré les aléas de la production, Bava s’emploie à dynamiser au mieux un scénario-fourre-tout. Il engage Germano Natali, qui a travaillé sur INFERNO, SUSPIRIA, LE TRESOR DES QUATRE COURONNES ou encore LA GUERRE DES GANGS, pour élaborer un monstre plus petit mais mobile, ainsi que deux tentacules animées. Le maximum qu’il puisse être possible de mettre en image vu le temps imparti et les moyens mis en œuvre. De ce côté-ci, pas de miracle : l’affiche rutilante promettant un bateau soulevé par le monstre ne se verra jamais à l’écran.

Qu’il soit SHARK ou APOCALYPSE DANS L’OCEAN ROUGE, de toutes façons, le film est culte. Si, si. Bardé de scènes inoubliables. Les deux tentacules meurtrières – alors que le monstre en possède au moins 8 -. On conçoit donc que les six autres l’aident à se propulser. Le méchant docteur qui est l’amant de la femme du patron et cette satanée adultérine (Dagmar Lassander) qui veut plein d’argent et si possible sans son mari. Quel suspens insoutenable ! Le premier mort qui a les jambes sectionnées et qu’on remonte depuis l’océan via un hélicoptère. Gore ! En fait, on a vu plus ou moins la même chose dans LA MORT AU LARGE et son effet-spécial terrible à base de poupée Ken. Mais l’avantage est que le scénario se démarque totalement d’une copie-carbone des DENTS DE LA MER (ce qu’était LA MORT AU LARGE). Et le plus du plus qu’on ne verra nulle part ailleurs et qui a échappé à quasiment tout le monde : à 29mn 15, la spectaculaire couille droite de Michael Sopkiw s’échappe malencontreusement de son short. En plein sur la caméra qui effectuait une vertigineuse contre-plongée. Cinéma : je t’aime pour ces moments autres.

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

Avec le producteur de LA SECTE DES CANNIBALES, SOS CONCORDE ou TOUTES LES COULEURS DU VICE, soit Mino Loy, aux commandes de la production d’un film destiné à la vente internationale, on se dit qu’on va en avoir pour sa mémoire de fan de bisserie transalpine. Gagné. On retrouve Gianni «John» Garko dans la peau du flic qui enquête sur les morts mystérieuses, et l’excitante Dagmar Lassander, héroïne de FEMINA RIDENS, UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL mais aussi du terrible LA PROF ET LES FARCEURS DE L’ECOLE MIXTE, qui voyait sa carrière suivre la courbe descendante au début des années 80. Valentine Monnier retrouve son comparse de 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK, Michael Sopkiw : tous deux auront une carrière météoritique suivant ces rôles : venant tous les deux du mannequinat, ils y retourneront fissa, pour sombrer dans l’oubli. Pour être complet, il faut citer aussi l’inoxydable William Berger, acteur autrichien véritable pilier de la série B européenne. Il trainera ses guêtres aussi bien dans L’ILE DE L’EPOUVANTE de Bava père, que dans le western à la serpillère capillaire célèbre de KEOMA, le rigolo LA GUERRE DU FER ou encore dans le HERCULE de Luigi Cozzi. Et rien, mais vraiment rien ne serait un vrai film Bis italien sans la musique d’Antony Barrymore. Mais si. Vous le connaissez. Même avec l’armada de pseudonymes ricains dont le générique est arrosé, la «Bontempi fever 80’s» s’avère immanquable : les frères Guido et Maurizo de Angelis (YOR, 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK ou encore ATLANTIS INTERCEPTORS !) et leur infernale boite à rythme apportent à cette apocalypse la touche finale pour faire glisser le tout vers les généreuses limbes des plaisirs coupables.

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

Le film sortira sous deux versions : l’une européenne qui reste celle exploitée depuis 1985. Et l’autre, DEVIL FISH, qui connu un remontage pour les USA. Avec notamment des scènes ratées du monstre laissées de côté pour le montage européen, mais réintégrées pour son exploitation US. Idem pour l’ordre des attaques qui se trouve bouleversée : la scène avec le couple cinquantenaire passant en premier lieu aux USA au lieu d’à partir de la 36ème minute du film pour la version que nous connaissons. En dépit du bon sens !

Rétrospectivement, APOCALYPSE DANS L’OCEAN ROUGE revêt un manteau d’indulgence inespéré. A la vue de la tonne de films de monstres post-DENTS DE LA MER et autres attaques animales en numérique produits en litrons depuis quelques années, le film de Lamberto Bava surnage sans peine. Il possède ce cachet imparable qui réchauffe le cœur de tout fan de bis qui se respecte. Entre la scène topless gratuite, son méchant docteur-lover, le couple idéal tout mimi à l’expressivité digne d’une pub Ultra Brite et son «protosquale» improbable. Mais aussi, cet aspect purement cinéma dans sa manière de filmer, son rendu visuel (la photographie est impeccable !), sa progression dramatique qui tente d’échapper au carcan initial fixé, ses débordements gore inattendus, allant de la scène d’ouverture avec l’hélicoptère jusqu’au corps découvert par le gamin sur la plage… il existe malgré tout une certaine ambition que toutes les productions Asylum ou CineTel récentes ne sauraient aujourd’hui imaginer. Même SHARKTOPUS produit par Corman copie allègrement le concept pondu dans notre présent SHARK ! Le rythme faiblit assez rarement, l’action demeure régulière le long du film : Bava maintient une vitesse de croisière somme toute agréable. Car tout aussi médiocre que le film soit au final, Bava indiquant même qu’il s’agit du film qui lui ressemble le moins, on reste en territoire très professionnel du film d’aventure fantastique italien-qui-ressemble-à-de-l’américain. La touche Canada Dry à son paroxysme.

Photo : SHARK, LE MONSTRE DE L\'APOCALYPSE (SHARK ROSSO NELL\'OCENAO)

Malheureusement, le DVD français (non zoné) s’avère consternant. Consternant car à une époque où la VOD monte en puissance, que le Blu-ray s’installe difficilement et que le marché du DVD de film de genre s’effondre, voici que débarque en 2013 un DVD... en 4/3. Même pas de 16/9ème ! A y regarder de plus près, il semble s’agir du même master que le DVD japonais sorti en 2000 chez Creative Axa, ou du DVD allemand sorti chez Marketing Film en 2002 sous le titre MONSTER SHARK, d’une durée de 89mn50. Mêmes légères griffures blanches lors du générique de début (ou vers la 80ème minute, au choix), même typo, mêmes niveaux de couleurs légèrement surexposées en scènes d’extérieurs, absence de 16/9, durée similaire. On y retrouve aussi la faute d’orthographe sur «LES FILMES DU GRIFFON» au générique de début. Pas de doute, c’est identique. On aurait souhaité plus de qualitatif dans le produit final français en 2013, pas cette sensation de produit élaboré à la va-vite. Avec au moins des sous-titres français – ici inexistants !-. N’espérez par ailleurs aucun accès par chapitre : il n’y en a pas. La piste anglaise est en stéréo 2,0, alors la magnifiquement grotesque version française en mixage mono, avec un bon souffle le long du film. La piste en VF s’avère plus brute, plus étouffée et sature de manière régulière. En vérifiant par ailleurs sur la VHS française, il s’agit bien du doublage français d’origine. Pour les plus nostalgiques des soirées sur M6 à la fin des années 80 où le film passait régulièrement, cette VF aux dialogues débités sans passion et parfois d’un ridicule achevé, est un must. Il faut faire abstraction de la qualité sonore, le son crachouillant péniblement. Autant se rabattre sur la version anglaise afin de bénéficier d’une certaine clarté dans la musique, les dialogues et les effets sonores.

On pointera aussi quelques erreurs grossières sur la jaquette. Dagmar Lassander devient «Lassandar» et le verso pointe un format 1.33:1 – ce qui est faux, puisque nous avons à faire ici à du 1.66:1. Pour finir, la copie demeure lumineuse, le contour des visages net, et lors de gros plans en plein jour, la définition est agréable à l’œil. Même si l’ensemble est gâché par des effets de peigne parfois détestables, tout comme certaines griffures noires (comme à 50mn16). Il ne faut pas non plus s’attarder sur les scènes nocturnes vers la fin du film où la compression assez grossière se laisse parfois aller.

Question bonus, même pas un seul film annonce ou de galerie de photos – ce que proposait le DVD allemand, par ailleurs. Il y a juste une présentation de cinq minutes par un collaborateur du site EcranBis, Claude Gaillard. La véritable édition définitive se fait donc encore attendre.

Francis Barbier

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