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 FILM INFOS

 Titre original

 MORTE VIENE DAL PIANETA AYTIN, LA

 Autres titres

 MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN, LA
 SNOW DEVILS, THE

 Année

 1966

 Nationalité

 Italie /  Etats-Unis

 Réalisation

 Antonio Margheriti

 Scénario

 Antonio Margheriti
 Renato Moretti
 Ivan Reiner

 Musique

 Angelo Francesco Lavagnino

 Acteurs

 Giacomo Rossi-Stuart
 Ombretta Colli
 Renato Baldini
 Wilbert Bradley
 Halina Zalewska
 Enzo Fiermonte
 Goffredo Unger

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Simple Couche

Durée

90 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Film annonce (2mn02)

 

 ON AIME

• Un film de SF multi-genre
• Des yétis-aliens au poil soyeux et vert

 ON N'AIME PAS

• Une édition minimaliste

 THE SNOW DEVILS

 LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN

Lorsqu’une station météorologique dans l’Himalaya est attaquée et que les calottes glaciaires commencent à fondre, il n’en faut pas plus pour que le Commandant Rod Jackson (Giacomo-Rossi Stuart) lance une expédition. Il découvre que des créatures extra-terrestres enfouies depuis plus d’une centaine d’années préparent une invasion.

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

SNOW DEVILS, connu en France sous le titre LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN, est en fait le quatrième volet de la tétralogie «Gamma One». C'est à dire des films de science-fiction tournés par Antonio Margheriti en co-production aves les Etats-Unis et ayant en commun la station orbitale Gamma One. Les métrages remportèrent un certain succès en Europe et seront ainsi distribués aux Etats-Unis par la MGM. Vont donc se suivre à l'époque I CRIMINALI DELLA GALASSIA (WILD WILD PLANET aux Etats-Unis) et I DIAFANOIDI VENGONO DA MARTE (WAR OF THE PLANETS) tous deux avec Tony Russell, Lisa Gastoni et Franco Nero, puis IL PIANETA ERRANTE (WAR BETWEEN THE PLANETS, sorti chez Dark Sky) et LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN, les deux avec Giacomo-Rossi Stuart et Ombretta Colli. Les quatre films furent emballés en quelques douze semaines.

Pour les plus cinéphiles, le coscénariste Ivan Reiner fut à la tâche sur l’ensemble de la tétralogie avant d’écrire pour BATAILLE AU DELA DES ETOILES de Kinji Fukasaku. La très altière Halina Zalewska, qui joue le rôle du Lieutenant Sanchez amoureuse du commandant Jackson, n’est autre que la demi-soeur d’Ely Galleani, et termina hélas sa carrière dans le très mauvais Giallo LA POLIZIA BRANCIOLA NEL BUIO avant de décéder en 1976. Et enfin, l’assistant réalisateur n’est autre que Ruggero Deodato, ayant visiblement mis la main à la pâte plus que prévu sur ce tournage.

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

Le point de départ du film s’avère relativement curieux pour une épopée de science-fiction. En effet le métrage brasse le film de Yéti (L’ABOMINABLE HOMME DES NEIGES, entre autres), avec la science-fiction swinguante et un soupçon de danger du réchauffement climatique. Margheriti, visionnaire jusqu’à en mettre des baffes à l’inénarrable Claude Allègre ? Viva Antonio !

Le mélange fonctionne en tous cas plutôt bien, malgré d’évidentes restrictions budgétaires. Le laboratoire d’observation du début fait un peu pitié à voir. Les yétis sont gigantesques mais se débrouillent décidemment comme des manches pour envahir la Terre. Qu’ils soient sous nos montagnes ou depuis leur planète mourante, le danger n’apparaît pas vraiment tangible. Antonio Margheriti donne cependant un essor inattendu à son oeuvre dans les scènes d'extérieures. Tournées en haute montagne (on devine les Alpes Italiennes...), ces séquences donnent un cachet quasi-documentaire à l’expédition. Les acteurs sont confrontés aux éléments et cela se sent tout de suite dans leurs interactions, leurs regards. Le film décolle vers une autre direction que celle prévue initialement. La caméra capte des mouvements naturels, la difficulté de l’effort : Margheriti semble ainsi à l’aise avec ce matériau rude. Mais parmi des moments très réussis, d’autres scènes incongrues parsèment le métrage : un comtesse en bikini jouant au golf, un cours de karaté dans un gymnase, un hors bord qui arrive gratuitement dans le cadre, une partie d’échec entre le Commandant Jackson et un enfant... Comme si les auteurs avaient décidé de lancer un tout pour le tout en balançant un maximum de choses sur l’écran !

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

THE SNOW DEVILS reste cependant dans un territoire de science-fiction 60’s bien délimité. Quelques décors faits à la va-vite, des costumes sexy-moulants, les règles élémentaires de la pression atmosphérique évacuées, des coiffures hautement improbables dans une station dans l’Himalaya et dans l’espace... Le syndicat des coiffeurs italiens a donc réussi à planter leurs représentants dans une station orbitale. Bravo ! Comme le fera Alfonso Brescia dans ses épouvantables Space Operas des années 70 (LA GUERRE DES ROBOTS, LA BATAILLE DES ETOILES...), Antonio Margheriti réutilise brièvement des effets spéciaux des trois films précédents de sa tétralogie. Le scénario adopte une direction surprenante avec ces simili-yétis extra-terrestres, mais le facteur grotesque reste (presque) en retrait. Avec un sérieux quasi-papal, le chef des aliens indique qu’ils ont développé de la fourrure quasi naturellement «comme les ours» afin de se protéger du froid. Wow. Comment voulez-vous résister à ces évidences assénées avec une imparable logique technique ? Impossible de prendre tout cela au sérieux. THE SNOW DEVILS reste un mauvais film sympathique. Mais dans l’aspect fascinatoire du cinéma de Margheriti, le meilleur homme à tout faire du cinéma populaire italien, il y a ce côté fun qui se dégage à chaque instant.

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

Tourné en anglais, le DVD-R Warner donne la version anglaise d’époque. On appréciera à sa juste mesure les acteurs italiens tentant désespérément de donner le change. La postsynchronisation laissera pantois via des dialogues d’un autre temps... le générique va également de pair. Inconcevable de sortir un film de genre dans les années 60 avec les noms d’origine. Ce sera donc pseudonyme pour tout le monde. Antonio Margheriti est devenu, comme d’habitude, Anthony Dawson. Giacomo-Rossi Stuart (OPERATION PEUR, LA MORT SOURIT A L’ASSASSIN) se transforme en Jack Stuart, Ombretta Colli se nomme Amber Collins, Renato Baldini prend le nom de René Baldwin... L'illusion peut sembler parfaite, y compris via certains acteurs américains, comme Wilburt Bradley qui apporte un ton comique venu d’ailleurs et au jeu trop appuyé pour être honnête.

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

Côté effets spéciaux, c’est du Antonio Margheriti pur jus. On mettra de côté le maquillage déconcertant des yétis bleus/verts aux bottes fourrées. Un alliage de miniatures parfois efficaces, comme celle de la station météo du début, les sorties dans l’espace des astronautes, d’autres plus discutables (la station orbitale, la chute d’une caisse au fond d’un précipice) mais il y a toujours le soin et le charme indiscutable d’un artisan dont l’oeuvre tentaculaire visait à offrir des mondes d’imagination. On ne peut raisonnablement pas lui en vouloir de se lancer dans des aventures aussi étranges que les OPERATION GOLDMAN (quelles maquettes !), ALIEN LA CREATURE DES ABYSSES ou encore LES AVENTURIERS DU COBRA D’OR. Antonio Margheriti est juste indispensable au cinéma de genre !

Petit souci malgré tout : le film est bouclé en une heure. Une fois les yétis défaits, il faut donc continuer à remplir pour atteindre l'heure et demi réglementaires. Et nous sommes partis pour contrer une attaque de la civilisation alien. Antonio Margheriti prolonge le plaisir des maquettes en tous genres, pluie de météores, sorties dans l’espace. Tout plus invraisemblable que le reste. Mais si le spectateur ébahi est prêt à avaler les météorites luminescents et les yétis-aliens, il n’y aucune raison d’apprécier de métrage plus fou que nature. THE SNOW DEVILS est au cinéma ce que la marijuana est à la médecine.

Photo : SNOW DEVILS, THE (LA MORT VIENT DE LA PLANETE AYTIN)

Warner a exhumé cette série B dans sa collection Warner Archive. Vous êtes donc prévenus : il n’y a ni sous-titre, ni remasterisation digne de ce nom. Il s’agit d’un DVD-R exécuté sur demande. A l’instar de titres comme COUNTDOWN, aucun menu spécifique. Pas d’accès chapitré en apparence bien qu'il y en ait malgré tout 26, égrenés au hasard. D’aspect 1.78:1 et optimisé en 16/9ème, il semble que le format d’origine soit du 1.85:1, comme l’étaient les films indiqués en «Schermo Panoramico». 90 minutes et 15 secondes au compteur d’une copie moyenne, avec un générique strié de griffures noires, d’instabilité d’image et de contrastes. Pourtant, cette édition médiocre offre des scènes d’intérieurs aux couleurs parfois resplendissantes dans les dominantes bleues. Les rouges sont flamboyants, ce qui dénote un penchant gothique sur la direction de la photographie, ajoutant une influence supplémentaire au film. On ne peut s’empêcher de remarquer les changements de bobines et par moments des poussières blanches qui pleuvent comme de la neige (vers la 28ème minute par exemple).

La version anglaise est encodée en Dolby sur deux canaux mono. Peu dynamique, avec assez peu d’effets de bruitage, elle reste néanmoins agréable à l’oreille, Dialogues clairs, et surtout la très belle partition d’Angelo Francesco Lavagnino, entre rythme pop (le thème du film, excellent) et mélodies surnaturelles, atmosphériques, réussit à s’imposer. Même si l’on note quelques grésillements ça et là. A noter que Lavagnino a composé les musiques de tous les films de la tétralogie "Gamma One", disponible en CD chez RCA Italia. Enfin, Warner a tout de même eu la présence d’esprit de joindre le film annonce d’époque en bonus sur ce DVD.

Francis Barbier

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