WHITEOUT - Chronique/Critique/Review Film & DVD (http://www.devildead.com)

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 FILM INFOS

 Titre original

 WHITEOUT

 Année

 2009

 Nationalité

 USA Canada France

 Réalisation

 Dominic Sena

 Scénario

 Jon Hoeber
 Erich Hoeber
 Chad Hayes
 Carey Hayes
 Greg Rucka
 Steve Lieber

 Musique

 John Frizzell

 Acteurs

 Kate Beckinsale
 Gabriel Macht
 Tom Skerritt
 Columbus Short
 Alex O'Loughlin
 Shawn Doyle
 Joel S. Keller

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Double Layer

Durée

96 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Un polar glacial (11mn31)
 • De la page à l'écran (11mn33)
 • Scènes coupées (4mn10)
 • Bande-annonce

 

 ON AIME

• Un thriller sympa
• Les étendues glacées

 ON N'AIME PAS

• Mais un thriller très conventionnel

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 WHITEOUT

 

Représentante des forces de l’ordre dans une station américaine de l’Antarctique, Carrie Stetko est amenée à enquêter sur un corps retrouvé dans les glaces. Alors que la station est sur le point d’être évacuée pour l’hiver, à la veille d’une tempête, la jeune femme va essayer de trouver le meurtrier qui va continuer à assassiner ceux qui pourraient l’empêcher d’accomplir sa tâche.

Photo : WHITEOUT

Avant de devenir un film de cinéma, WHITEOUT était une bande dessinée américaine parue à l’origine en 1998. Greg Rucka et Steve Lieber y racontait l’enquête d’une policière travaillant dans une base américaine en Antarctique. La bande dessinée fut plébiscitée et le même personnage continua ainsi ses aventures sur papier dans une suite parue deux ans plus tard et prenant toujours comme cadre les étendues enneigées près du Pôle Sud. Si des studios de cinéma s’intéressent assez tôt à cette bande dessinée, le projet va tout de même traîner prêt d’une dizaine d’années avant d’être réellement porté à l’écran. WHITEOUT passe ainsi entre les mains de Columbia et de Universal avant d’échouer plusieurs années plus tard dans les mains de Dark Castle Entertainment, boîte de production, entre autres, de Joel Silver orientée vers le cinéma de genre et plus particulièrement, à l’origine, vers l’horreur. WHITEOUT n’est, à vrai dire, pas vraiment un film d’horreur même si une partie de l’intrigue tente la carte du mystère tout en exposant des éléments vaguement horrifiques.

Photo : WHITEOUT

En effet, la première partie de WHITEOUT laisse planer un grand suspense concernant une secrète cargaison russe et emprunte la voie du thriller mystérieux lorgnant un petit peu du côté du slasher. Un tueur insaisissable adepte du piolet trucide ainsi quelques protagonistes et s’attaquent de manière violente à l’héroïne. Le décor glacial de la station et de l’Antarctique n’est pas non plus sans rappeler le THE THING des années 80. C’est d’autant plus vrai que certaines séquences renvoient directement au film de John Carpenter : visite d’une station abandonnée, découverte d’une épave figée dans la glace, chassé croisé dans une tempête de neige, etc… Malheureusement, si les prémices de cette aventure glacée sont plutôt enthousiasmantes, le récit va s’étioler au fur et à mesure que les éléments de l’intrigue se dévoilent. Après avoir fait monter la sauce, laissant le spectateur fantasmer sur les raisons de plusieurs meurtres sanglants, le scénario s’oriente vers une résolution très décevante et qui va ancrer définitivement le film vers un thriller criminel très conventionnel. On pense alors bien plus au GORKY PARK de Michael Apted, thriller malin et contenant quelques cadavres impressionnants, plutôt qu’à un véritable métrage horrifique. Dominic Sena ne fait hélas pas preuve d’une grande subtilité en proposant quelques séquences inutiles. Dès l’ouverture du film, il ne faut pas plus de quelques minutes pour assister à une douche de l’actrice principale. Passage qui devrait faire plaisir aux spectateurs masculins mais dont l’intérêt s’avère complètement sans intérêt pour l’histoire. Il en va ainsi de même d’autres passages qui donnent plus l’impression de proposer des rebondissements à même d’allonger le film que de vraiment faire avancer l’action. WHITEOUT n’est tout de même pas, non plus, un mauvais moment à passer. Le cinéaste tire partie des étendues glacées et quelques séquences d’action s’avèrent plutôt réussies. Enfin, le film se montre tout de même assez violent en alignant pas mal de séquences gores, essentiellement des corps mutilés et congelés. De quoi assurer une partie du spectacle qui se finit, hélas, de manière bien peu convaincante. D’ailleurs, les flashbacks de l’héroïne sensés nous faire partager son passé douloureux finissent de pointer le doigt sur le véritable coupable qui reproduit, en quelque sorte, la trahison dont elle fut la victime quelques années auparavant. Rien de bien neuf et on en vient à se demander quels pouvaient être les atouts réels de la bande dessinée originale ayant pu susciter un tel engouement pour son passage sur grand écran !

Photo : WHITEOUT

Après un passage éclair dans les salles de cinéma en France, WHITEOUT tente de nouveau sa chance en vidéo. L’édition DVD propose un transfert 16/9 au format cinéma respecté. De quoi découvrir une image de très grande qualité avec une définition carrément bluffante, par endroit, pour un DVD. Les pistes Dolby Digital 5.1 ne sont pas en reste et renforcent le spectacle de belle manière. Si le film, en lui-même, pourra paraître un peu décevant au final, sa retranscription en DVD est très largement satisfaisante.

Photo : WHITEOUT

Après le film, il sera possible d’embrayer sur quelques suppléments dont deux Featurettes à l’intérêt très relatif. Evidemment, ces deux petits documentaires ne vont pas vraiment s’étendre sur les problèmes de production ou l’historique du film. Personne n’évoquera le fait que Reese Whitherspoon fut envisagée pour le rôle principal durant plusieurs années avant d’être remplacé lorsque le projet fut réellement lancé par Kate Beckinsale. Au mieux, le premier segment vidéo permet de découvrir que l’équipe s’est rendue réellement sur la glace, mais pas vraiment là où se déroule l’action du film, pour tourner WHITEOUT avant de terminer le tournage, plus au chaud, en studio. Le deuxième segment s’intéresse aux auteurs de la bande dessinée d’origine qui ne font pas de vague en se montrant heureux du résultat final.

Photo : WHITEOUT

Beaucoup plus intéressant, les scènes coupées se montrent, pour une fois, plutôt sympathiques. La premiere évoque de manière plus satisfaisante le quotidien assez routinier de l’héroïne du film. La suivante est plutôt surprenante. En effet, elle évoque l’arrivée à la station russe qui paraissait un peu brutale dans sa présentation à l’intérieur du montage final. Enfin, cette scène indique qu’une partie de l’intrigue a été retravaillée en cours de tournage en désertant la station alors qu’elle était encore habitée auparavant. L’interactivité du DVD se clôt par la bande-annonce du film.

Antoine Rigaud

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