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 FILM INFOS

 Titre original

 WAZ

 Autres titres

 KILLING GENE, THE

 Année

 2007

 Nationalité

 Angleterre /  Etats-Unis

 Réalisation

 Tom Shankland

 Scénario

 Clive Bradley

 Musique

 David Julyan

 Acteurs

 Stellan Skarsgård
 Melissa George
 Ashley Walters
 Tom Hardy
 Paul Kaye
 John Sharian
 Selma Blair
 Barbara Adair
 Peter Ballance
 Sally Hawkins
 Lauren Hood

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Pathé

Format Disque

Double Couche

Durée

100 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Making-of (19mn38)
 • Torture (4mn44)
 • Entretien avec le réalisateur, le producteur et le scénariste (18mn39)
 • Scènes inédites (4mn12)
 • Galerie photos
 • Bande-annonce

 

 ON AIME

• Le dénouement réellement touchant
• Une petite réussite dans son genre

 ON N'AIME PAS

• La première partie du film sans attrait
• L'esthétique de l'image plutôt laide

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 WAZ

 

Une jeune inspectrice devient la coéquipière d’un flic qui traîne dans les rues depuis de nombreuses années. Leur première affaire ensemble ne s’annonce pas des plus simples. Un tueur en série laisse des cadavres sur lequel il a inscrit au couteau une équation scientifique et ce dans un quartier déjà rendu dangereux par la présence de deux gangs rivaux.

Photo : WAZ

D’après le scénariste Clive Bradley et le réalisateur Tom Shankland, WAZ a traîné quelques années faute de trouver des investisseurs ayant l’envie de financer un métrage qui était jugé bien peu dans l’air du temps. La donne va changer après le passage des SAW et HOSTEL qui vont imposer leurs violences et tortures au Box Office. Dès lors, WAZ devient un projet bougrement intéressant pour des producteurs à la recherche de nouveaux sévices cinématographiques. Pour les deux créateurs du film, WAZ n’a pourtant pas grand chose à voir avec les néo-films d’horreur à base de tortures. Les deux intéressés se sont rencontrés à la National Film and Television School en Grande Bretagne. Les deux cinéastes vont devenir amis et Clive Bradley présentera donc naturellement à Tom Shankland le premier jet d’un scénario intitulé THE DEVIL’S ALGEBRA. Le scénariste avait été fortement marqué par le parcours de George Price et ses travaux dans le domaine de la biologie théorique. Son scénario s’inspire ainsi des travaux du scientifique et son titre, WAZ ou plutôt W DELTA Z fait directement référence à la première partie d’une équation. Néanmoins, il n’est pas besoin de comprendre réellement les concepts des théories de l’évolution et autres faits scientifiques pour apprécier le métrage. En effet, la partie scientifique sert surtout de colorant à une intrigue policière et dramatique. En tout cas, Clive Bradley et Tom Shankland vont être amené à altérer leur propre scénario en retirant par exemple une séquence de torture à base de perceuse électrique de manière à éviter une comparaison trop flagrante avec HOSTEL. Ils ne penseront pas en revanche que WAZ à l'envers, ça fait SAW... Malgré cela, c'est pourtant bien le lien avec les SAW et HOSTEL qui va susciter l’intérêt de la structure de production britannique Vertigo Films. Le projet va alors connaître un nouveau changement puisque l’histoire originelle se déroulait en Angleterre et qu’elle sera finalement transposée aux Etats-Unis. Pour les intervenants, c’était un choix logique en raison du sujet du film. Mais il faut peut être aussi y voir une façon de réaliser un métrage plus facilement exportable. Reste que WAZ a donc été tourné en partie à New York mais aussi, et pour beaucoup, à Belfast. La ville irlandaise s’étant vue re-décoré de façon à lui donner des airs plus américains. Et c’est là où WAZ commence à prendre de petits airs d’auberge espagnole. Il suffit de s’intéresser aux nationalités des personnalités qui se trouvent devant ou derrière la caméra pour s’en rendre compte. Film se déroulant aux Etats-Unis, tourné en grande partie en Irlande, WAZ est interprété par des acteurs suédois (Stellan Skarsgard), australien (Melissa George), américain (Selma Blair) ou anglais mais aussi mis en images par le directeur de la photographie danois, Morten Soborg (la trilogie PUSHER). Si WAZ voulait se donner des airs de production hollywoodienne, ou en tout cas une atmosphère américaine, il s’avère que la nationalité du film s’avère, au final, un peu indéfini. On pourra d’ailleurs noter que le lieu de l’action, au sein de l’intrigue, reste d’ailleurs quelque peu flou. Plutôt qu’être un handicap, cela fait partie curieusement des petites touches forgeant la patine générale de WAZ.

Photo : WAZ

Curieux, WAZ l’est à plusieurs niveaux. Par exemple, le film s’avère assez peu enthousiasmant dans sa première partie. Ceux qui jetteront l’éponge sans aller au-delà vont pourtant louper toute l’essence de WAZ. Les prémices de l’intrigue n’ont, c’est vrai, rien de bien engageant. La partie policière suit une enquête très convenue où des flics essaient d’élucider une vague de meurtres étranges. Chacun des cadavres est retrouvé avec un bout d’équation gravé sur son corps. Pour que le film décolle, il faudra attendre que cette enquête débouche sur une fausse piste éventée tout en nous révélant l’identité de l’insaisissable tueur. L’enquête va alors dévier de manière assez inattendue menant vers le véritable sujet du film. C’est à ce moment que les personnages vont aussi prendre une véritable ampleur en se révélant petit à petit, morceau par morceau… WAZ n’est pas, comme on aurait pu le croire au départ, un buddy movie s’inscrivant dans une ambiance à la SEVEN et louchant sur les SAW. Si l’on met bien face à face une jeune inspectrice de police avec un vieux de la vieille à qui on ne l’a fait pas, ce n’est pas pour que les deux flics finissent comme des potes après s’être balancés des vannes dans la gueule. Au contraire, la jeune femme inexpérimentée va surtout servir de candide découvrant l’univers glauque et très sombre au sein duquel l’histoire prend place. C’est d’ailleurs l’un des personnages principaux qui sera finalement le moins développé, un peu comme s’il s’agissait d’un avatar du spectateur rassemblant au fur et à mesure les pièces d’un grand puzzle composé des secrets inavouables d’un microcosme peu reluisant. Et pourtant, si WAZ donne l’impression de baigner dans les ténèbres en nous jetant à la face un univers nihiliste, c’est pour mieux nous balancer une lueur d’espoir lors d'un final des plus émouvants. Carrément abominable, le dénouement du film se révèle comme une preuve d’amour sans concession et jusqu’au-boutiste. Cela s’avère même particulièrement osé, et donc extrêmement réussi, de la part du scénariste puisque tout cela s’inscrit dans un contexte très particulier et impossible à évoquer ici sans en dévoiler la surprise. Néanmoins, la fin du film s’avère aussi terrible qu'elle est efficace sur plan émotionnel.

Photo : WAZ

L’horreur dans WAZ se fait aussi plutôt osée dans son genre. Pas tant dans les images, il faudra ainsi attendre assez longtemps avant que le métrage nous livre quelques tortures, mais plutôt dans les idées. Femme enceinte, enfant ou mamie, personne n’est à l’abri d’une mort violente. Mais ce qui surprend plus encore, c’est une séquence de viol extrêmement dure et qui renvoie directement aux scènes du même types vues dans UN JUSTICIER DANS LA VILLE et sa suite. Remis au goût du jour, la scène se fait des plus trash à force de détails franchement scabreux. A ce niveau, cela s’avère d’ailleurs largement plus choquant que les quilles du pathétique GUTTERBALLS. Encore une fois, ce n’est pas tant de voir qui importe mais bel et bien ce qui est induit dans le déroulement de la scène. Il en va d’ailleurs de même avec la torture préférée du «tueur» qui apprécie d’enfoncer des pointes sous les ongles de ses victimes à coups de marteau. En soi cela peut sembler anodin mais l’effet fonctionne effroyablement bien et fait bien plus mal que des exactions plus gores. Hélas, le film pêche un peu par un manque de moyens et le choix d’un tournage en HD numérique donnant au film un rendu assez laid. Pour contrebalancer ce défaut, on trouve donc les qualités déjà évoquées de WAZ ainsi que les interprétations des acteurs et plus particulièrement Selma Blair et surtout Stellan Skarsgard. En ne payant pas de mine, WAZ s’avère une belle petite réussite, un peu en décalage, dans un créneau déjà très encombré par deux grosses franchises.

Photo : WAZ

Déjà sorti en Grande Bretagne mais aussi aux Etats-Unis, dans ce dernier cas sous le nom THE KILLING GENE, le film sort en France chez Pathé sous son titre original. Le transfert 16/9 respecte le format large (2.35) mais aussi l’image brute captée en HD numérique. Les amoureux de la pellicule et les réfractaires du rendu vidéo ne risquent pas d’apprécier. Le passage en DVD se fait en tout cas sans heurt d’un point de vue technique. La sonorisation quant à elle est assurée par des pistes en Dolby Digital 5.1 que ce soit pour la version originale anglaise sous-titrée ou le doublage français. A vrai dire, dans les deux cas, le rendu sonore n’est pas ce que l’on a pu entendre de plus impressionnant. Les deux pistes remplissent en tout cas leur office de manière satisfaisante.

Photo : WAZ

L’interactivité propose pas mal de contenu. Le «Making-of» est une Featurette assez classique qui mêle interviews et séquences de tournage. Plutôt sympa, ce petit documentaire n'est pas pour autant un modèle du genre. Assez surprenant le module «Torture» s’intéresse en grande partie à une scène de torture, comme son titre l’indique, qui n’apparaît quasiment pas dans le film. Et pour cause puisque l’intégralité de la scène a été coupée. On peut d’ailleurs la retrouver dans son intégralité parmi les scènes inédites. Ces dernières n’apportent à vrai dire pas grand chose mais la séquence déjà évoquée va ravir les fans de gores qui trouveront là un peu plus d’hémoglobines que dans le film. Le disque propose aussi des interviews du réalisateur, du scénariste et du producteur, les trois revenant sur la genèse et la création du film. Enfin, les suppléments se terminent avec une galerie de photos et la bande-annonce de WAZ.

Antoine Rigaud

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