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 FILM INFOS

 Titre original

 HALLOWEEN

 Année

 2007

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Rob Zombie

 Scénario

 Rob Zombie
 John Carpenter
 Debra Hill

 Musique

 Tyler Bates

 Acteurs

 Malcolm McDowell
 Brad Dourif
 Tyler Mane
 Sheri Moon Zombie
 William Forsythe
 Richard Lynch
 Udo Kier
 Clint Howard
 Danny Trejo
 Bill Moseley
 Leslie Easterbrook
 Scout Taylor-Compton
 Danielle Harris
 Dee Wallace
 Ken Foree
 Sybil Danning
 Sid Haig
 Kristina Klebe
 Daeg Faerch

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

2 DVD

Durée

105 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Francais

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Scènes coupées (20mn27)£
 • Rabbit in red (Lapin rouge)
 • Quickdraw (Vite fait)
 • End of a long night (La fin d’une longue nuit)
 • Not a monster (Pas un monstre)
 • You seem sad today (Tu as l’air triste aujourd’hui)
ʥ Parole hearing (Libert̩ conditionnelle)
 • Night shift (Equipe de nuit)
 • He’s out (Il est sorti)
 • Tombstone (Pierre tombale)
 • Adoption agency (Agence d’adoption)
 • Missing stone (Pierre tombale manquante)
 • Van kill (Meurtre dans la camionnette)§
 • Fn alternative (3mn48)
ʥ B̻tisier (10mn21)
 • Conversation avec Rob Zombie (8mn43)
ʥ Les diff̩rents masques de Michael Myers (6mn27)
 • Reimaginer Halloween (6mn09)
ʥ Les d̩cors (5mn35)
ʥ Effets sp̩ciaux, accessoires et costumes (7mn20)
 • Rencontre avec les acteurs (18mn17)
 • Casting des acteurs (18mn28)
ʥ Tests ̩cran (7mn51)

 

 ON AIME

• Une incursion intéressante dans l’enfance de Michael Myers

 ON N'AIME PAS

• Une partie remake qui n’est pas à la hauteur du talent de son réalisateur

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 Bande-annonce 2

 
 HALLOWEEN

 

Le petit Michael Myers n'a pas une vie facile. Son environnement familial dsastreux entre une mre stripteaseuse, un beau-pre alcoolique et violent et une grande sœur nymphomane ne prdispose pas une quelconque srnit. A l'cole, il subit diverses brimades et mauvaises blagues de la part de ses camarades ce qui le conduit naturellement vers des actes de violence en premier lieu sur des animaux avant de passer aux tres humains. Aprs avoir massacr plusieurs personnes le soir de Halloween, Michael est enferm dans un institut psychiatrique o son tat ira en empirant et quinze ans plus tard, il s'chappe avant de retourner dans sa ville natale la recherche de sa petite sœur Laurie, seule survivante de sa famille.

Photo : HALLOWEEN

La dferlante de remakes semble ne jamais vouloir s'arrter et la seule rponse la question Pourquoi ? semble tre que a remplit les tiroirs caisse. On remet les classiques au got du public d'aujourd'hui en occultant totalement le fait que les films originaux avaient du succs pour des raisons bien prcises en s'inscrivant souvent dans leur poque. Les valeurs d'une socit ne sont pas forcment les mmes trente ans plus tard et ce qui effrayait un public dans les annes soixante-dix risquerait fort de l'ennuyer aujourd'hui. Alors on remplace une ambiance de terreur par du gore, mais pas trop non plus, pour pouvoir rendre le film accessible au plus grand nombre et surtout, rester politiquement correct. Le rsultat est le plus souvent fade et sans saveur et mme les remakes les plus russis rsistent mal au passage du temps comme par exemple L'ARMEE DES MORTS ou MASSACRE A LA TRONCONNEUSE. Acclams juste titre leur sortie, ils n'ont pas clips leurs prdcesseurs pour autant et avec le recul ne proposent rien de plus qu'un spectacle sanglant o se dbattent des personnages simplistes.

Photo : HALLOWEEN

A l'annonce du remake du classique HALLOWEEN, personne ne s'en est tonn. Restait trouver un ralisateur qui, dans le cœur des fans, serait la hauteur de leurs esprances de voir au moins un film correct dfaut de pouvoir galer l'original. Plusieurs noms furent annoncs avant que les producteurs se dcident offrir le projet Rob Zombie, musicien mtalleux reconverti dans la ralisation de son genre prfr depuis toujours, l'horreur. Beaucoup de choses ont t dites propos de ses deux premires tentatives, le bordlique LA MAISON AUX 1000 MORTS et l'authentique chef d'œuvre THE DEVIL'S REJECTS, mais, l'instar d'un Neil Marshall, il est absolument indniable que le genre s'est vu gratifier d'un vrai ralisateur. Ceci est autant une aubaine qu'une maldiction car les attentes places dans un tel cinaste peuvent aller trop loin et de ce fait, gcher le visionnage du rsultat final qui ne le mriterait peut-tre pas. Et tel est exactement le cas avec ce mi-prquelle mi-remake que nous propose un Rob Zombie pourtant en grande forme.

Photo : HALLOWEEN

Au-del du fait que Zombie s'est procur le matriau de base d'un autre ralisateur, ce remake reste son film de bout en bout. John Carpenter possde un style qui lui est bien propre et son mtrage tait film de la mme faon tout le long alors que Rob Zombie a choisi de diversifier son style selon les moments du film. Ainsi, la premire partie est filme camra l'paule dans un style raliste et brut o on se prend toute la crasse en pleine figure ; pour la deuxime partie qui se droule dans un hpital psychiatrique la camra est stable voire statique et tous les lments du dcor semblent craser les personnages autant par leur taille que leur strilit ; et enfin, pour la troisime partie qui reprend donc la trame du film original, la camra est de retour sur l'paule et colle au plus prs des personnages et de leurs motions. Pour la forme, Zombie rend une copie qui lui est entirement propre et de surcrot, d'une matrise blouissante qui dmontre que le bonhomme prend de l'assurance et de la maturit chaque nouvelle œuvre (et il n'en est qu' son troisime).

Photo : HALLOWEEN

C'est sur le fond que a coince un peu, commencer par le fait de vouloir expliquer l'enfance de Michael Myers et ainsi dmythifier un personnage l'aura surnaturelle et pourtant, en chair et en os. Michael s'ennuie, Michael souffre alors Michael fait du mal autour de lui. Voil ce qui transparat la vision du film mais en y regardant de plus prs, on se dit que le petit Michael est bien celui que nous prsentait John Carpenter, c'est--dire le Mal, tout court. Michael est n mauvais et l'environnement familial et social destructeur n'a tout simplement rien arrang en contribuant une volution forcment ngative. S'il avait t n et lev dans une famille dite normale, le rsultat aurait t le mme. Zombie ne s'attarde pas dessus et laisse au spectateur le choix de se faire sa propre opinion, le but n'tant pas de trouver des motivations aisment explicables au travers d'une psychologie de comptoir. Il s'aide en cela avec le personnage du Dr Sam Loomis, auquel Michael MacDowell prte son physique particulier, le rendant obsessionnel, gocentrique et quasi envot par ce qu'est Michael et qu'il lui est impossible d'expliquer et de ce fait, de gurir. Le docteur parat presque aussi fou que son patient et ira jusqu' s'attribuer les failles de Michael comme s'il tait responsable du mal indfinissable qui ronge son patient depuis toujours.

Photo : HALLOWEEN

Alors que l'environnement hospitalier est cens l'aider, Michael s'enfonce peu peu dans une dchance psychologique qui fait peine voir. Le personnage est brillamment incarn par le jeune Daeg Faerch qui avait dj une bonne quinzaine de films son actif. Visage anglique, longs cheveux blonds, son vide intrieur se lit sur son visage en permanence et lui-mme ne se trompe pas en cachant ce qu'il appelle sa laideur derrire l'un de ces masques en papier mch qu'il fabrique lui-mme. Il n'est pas ce qu'il parat et sa seule faon de l'exprimer est de porter un autre visage qui exprime la plupart du temps une tristesse infinie. La seule personne extrieure avec qui il garde un semblant de lien est sa mre Deborah qui vient rgulirement lui rendre visite. On a la curieuse impression qu'elle ne lui en veut pas pour ce qu'il a fait, leurs relations auraient gagns en profondeur si Zombie avait choisi de nous montrer une scne o elle lui crie dessus, par exemple, ou lui pose des questions en cherchant comprendre. Malgr une prestation impressionnante par Sheri Moon Zombie, les sentiments qu'elle arbore envers son fils meurtrier restent dans le flou jusqu' ce qu'il lui montre son vrai visage, faisant d'elle une victime de plus.

Photo : HALLOWEEN

Comme son habitude, Zombie aime rendre hommage ses films ou acteurs prfrs et ce remake n'y chappe pas. On y frle cependant l'overdose avec tous ces visages connus qui ne font parfois qu'une apparition et encore faut-il qu'on ait le temps de les remarquer. On voit ainsi dfiler William Forsythe, Ken Foree, Dee Wallace, Udo Kier, Brad Dourif et Bill Moseley pour ne citer qu'eux et, pour une fois, Danny Trejo a le rle d'un gentil en tant qu'employ de l'hpital et presque ami de Michael. Le tueur l'ge adulte est incarn par Tyler Mane, un acteur la carrure aussi impressionnante qu'effrayante. On ne voit jamais son visage cach soit par de longs cheveux graisseux soit par un masque mais il projette un tel sentiment de malaise qu'on ne serait pas surpris qu'il sorte littralement de l'cran.

Photo : HALLOWEEN

Tout ce beau monde met forcment la partie remake en perspective dans le sens o Zombie a choisi de relatifs inconnus pour incarner le trio d'adolescentes que poursuit Myers et avec qui nous passons le plus de temps. Certes, toute jeune fille a un ct vaporeux car majoritairement proccupe par son physique, les garons et faire la fte et John Carpenter nous l'avait dj montr dans l'original. Le problme principal serait plutt que depuis HALLOWEEN et VENDREDI 13, on ne nous montre que a alors pourquoi ne pas avoir assum entirement la rappropriation du film original et choisi de faire quelque chose d'un peu diffrent ? Les personnages de Laurie (Scout Taylor-Compton), Lynda (Kristina Klebe) et Annie (Danielle Harris) sont interchangeables tant les actrices ont un jeu identique et pauvre au possible. On sait qu'au moins deux d'entre elles vont souffrir voire mourir mais on ne se sent pas concern ? c'est peine si on retient, d'ailleurs, leurs prnoms. Les fans de la srie de films HALLOWEEN ne manqueront pas de noter que Danielle Harris incarnait la cible principale de Michael Myers dans HALLOWEEN 4 et HALLOWEEN 5 lors de ses dbuts sur grand cran.

Photo : HALLOWEEN

Le problme s'tend sur tout le dernier tiers du film. Zombie a voulu rendre hommage au film original en y restant proche mais s'est malheureusement oubli en cours de route. Le penchant pour une violence brutale et sans concession qu'on lui connat s'est volatilis, nous laissant avec la dsagrable impression de n'assister qu' un slasher de plus. Il doit tre aussi difficile pour le ralisateur que pour le spectateur de faire abstraction du matriau de base et il est sans doute intimidant de marcher sur les traces d'un autre grand ralisateur et cela s'en ressent douloureusement ici. Autant la premire partie relatant les annes manquantes est passionnante et crue, autant la deuxime est simplement moyenne jusqu' une fin qui manque terriblement de tension. On ne peut pas pour autant qualifier cette œuvre de totalement rate si on la compare avec, par exemple, MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, LE COMMENCEMENT qui expdiait la jeunesse de Leatherface durant le gnrique (!) et se contentait ensuite de refaire le remake (?) mais le mtrage ne s'inscrira pas parmi les œuvres inoubliables de Rob Zombie non plus. Le bonhomme n'est jamais aussi bon que lorsqu'il dveloppe ses projets personnels alors esprons qu'il aura d'autres occasions de nous le prouver dans le futur.

Photo : HALLOWEEN

Edit par TF1 Vido, le DVD franais propose le film avec une image dans son format d'origine, le 2.35, dont Zombie a su exploiter toutes les qualits, en particulier durant les scnes se droulant dans l'hpital psychiatrique. Techniquement, le transfert est impeccable que ce soit dans le domaine du rendu granuleux pour le ralisme ou bien lisse et froid dans le centre mdical. Les pistes sonores en anglais sous-titr ou franais sont, comme souvent chez l'diteur franais, toutes deux prsentes au choix en Dolby Digital 5.1 et DTS, aucunement un luxe pour un film de Rob Zombie o la musique et les dialogues tiennent une place aussi primordiale que l'image. Ici, nous sommes servi, autant par le travail bien fait sur les effets sonores que sur la musique, qu'elle soit instrumentale comme le thme de l'original immdiatement reconnaissable et repris par Tyler Bates ou sous forme de morceaux connus ou pas du grand public. Un vrai rgal.

Photo : HALLOWEEN

La section supplments peut se regarder en continu ou par modules individuels et s'avre agrablement fournie. On ne peut alors que regretter la curieuse absence du commentaire audio prsent sur le disque amricain. On commence donc avec douze scnes coupes sur une dure totale de vingt minutes. Il n'y a aucun commentaire ni carton explicatif mais on devine que les coupes ont t faites par souci de rythme. La fin alternative est carrment dcevante et on se demande pourquoi elle a t tourne car elle est encore pire que celle prsente dans le film. Ensuite vient un btisier franchement drle qui dure une dizaine de minutes. L'ambiance tait de toute vidence dtendue et un tel film se prte bien sr moult blagues douteuses concernant le tueur et ses armes. La conversation avec Rob Zombie est une interview filme sur prs de neuf minutes o il voque son intrt pour le film, sa perception du ralisme dont il est bien conscient que cela semblera ridicule pour une autre personne et sa dcouverte du genre tant enfant. Les diffrents masques de Michael Myers est un module d'un peu plus de six minutes qui revient sur la fabrication des masques avec de brves interventions de Daeg Faerch, du monteur et de la costumire. "Rimaginer Halloween" ne dure que six minutes o Zombie et autres intervenants reviennent sur la gense du film et ensuite, nous passons au module "Les dcors" qui, comme son nom l'indique, voque la construction des dcors et les diffrentes astuces employes pour faire ressembler une Californie printanire un lieu automnal. Les effets spciaux, accessoires et costumes dure un peu plus de sept minutes et donne la parole au crateur d'effets spciaux Wayne Toth, l'accessoiriste John Brunot et la costumire Mary McLeod et nous passons ensuite aux modules les plus longs. Rencontre avec les acteurs dure dix-huit minutes et prsente des interviews des acteurs principaux qui voquent leur rle et le travail sur le plateau. Les deux derniers modules sont moins passionnants que le reste, par contre. Le casting des acteurs dure un peu plus de dix-huit minutes et nous les voyons faire la lecture devant la camra qui parat, l'arrive, bien trop long. Les "tests cran" clture cette section bonus en dvoilant les tests devant la camra de Scout Taylor-Compton en compagnie d'autres acteurs sur prs de huit minutes.

Marija Nielsen

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