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 FILM INFOS

 Titre original

 SHREDDER

 Année

 2002

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Greg Huson

 Scénario

 Greg Huson
 Craig Carlson

 Musique

 Alan Derian

 Acteurs

 Scott Weinger
 Brad Hawkins
 Lindsey McKeon
 Juleah Weikel
 Billy O'Sullivan
 Holly Towne
 Candace Moon

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Simple Couche

Durée

82 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Bande annonce
 • Six filmographies sélectives et défilante

 

 ON AIME

• La neige
• La tartiflette

 ON N'AIME PAS

• Un slasher très lambda
• Un cadre montagnard très sous-exploité
• Qu’est ce qu’on s’ennuie…

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 SHREDDER

 

L’hiver approche et avec lui, ce sont les montagnes qui revêtent leur blanc manteau. Encore immaculée, la neige est alors un paradis pour tout surfeur ou snowboardeur qui se respecte. Voilà qui tombe fort bien puisque justement, une belle brochette d’imbéciles heureux décide de sortir les planches pour aller souiller la poudreuse. Afin d’être sûrs qu’ils pourront œuvrer en toute tranquillité, nos «fend-la-bise» du dimanche optent pour une station désaffectée quelques années auparavant, suite à la mort accidentelle d’une fillette. Malheureusement pour eux, le passé obscur de ladite station refait bien vite surface et vient leur dicter quelques règles de bienséance à grands coups de hache dans la tête !

Photo : SHREDDER

Au début des années 90, Greg Huson œuvre dans le milieu de la vidéo érotique. Spécialisé dans le charnu, notre homme travaille essentiellement comme monteur pour les réalisations de la firme Playboy. Parmi ses faits de gloire, nous noterons qu’une poignée de ses travaux fût destinée à la mise en valeur des formes généreuses de Anna Nicole Smith. Cette activité n’est cependant pas une finalité pour Huson qui souhaite bien vite passer à quelque chose de plus ambitieux : La réalisation. Pour cela, il rédige en compagnie de sa tendre épouse le script d’une comédie romantique, DECAF, qui verra le jour en 1996. La performance n’est pas suffisamment notable pour lancer la carrière de cinéaste de Huson mais qu’importe : L’homme continue d’œuvrer pour la glorification du cuissot et attend son heure… Il faudra cependant être patient et ce n’est que plusieurs années plus tard que Greg Huson tentera à nouveau sa chance derrière une caméra. Encore une fois, il se colle au scénario et travaille en compagnie d’un certain Craig Donald Carlson. La comédie romantique est oubliée au profit de l’horreur avec pour ambition de surfer sur la vague du slasher-movie, laquelle commence toutefois à s’essouffler sérieusement… Qu’importe car les deux complices ont dans leur besace une idée plutôt originale : Envoyer leur tueur faire du ski !

Photo : SHREDDER

C’est ainsi qu’arrive SHREDDER (aucun rapport avec l’ennemi juré des tortues ninja) en 2003 dans les vidéo clubs américains. Extrêmement classique dans la forme, le métrage propose donc au spectateur un cadre peu commun pour son massacre. L’idée n’est cependant pas inédite puisqu’en 1988, Jeff Kwitny nous offrait déjà, via son ICED, une alternative montagnarde au Slasher. Le film jouait alors la carte du sexy en dénudant à outrance les futures et séduisantes victimes. Une particularité que Greg Huson va bien entendu reprendre à son compte (entre autres choses) car en l’absence de tartiflette, seule la chaleur humaine pourra maintenir nos héros aux aguets… De manière très régulière, voire insistante, les demoiselles du métrage tomberont donc culottes et bonnets C pour offrir au spectateur quelques images revigorantes. Dans le même esprit, les propos tenus prendront bien souvent une orientation provocatrice dans l’esprit AMERICAN PIERien de plus génial que de mater des filles dans les toilettes !»). Ne soyons pas dupe cependant car cette relative abondance d’allusions sexuelles et de plans fesse cache bien évidemment un gouffre scénaristique des plus terrifiants.

Photo : SHREDDER

SHREDDER se contentera donc de n’être qu’un petit jeu de massacre sans véritable tenant et aboutissant. Sept victimes sont ainsi à la disposition d’un tueur aux motivations plus que douteuses. Obsédé par les règles de bonne conduite, la sécurité sur les pistes et le respect des limitations de vitesse, notre serial killer ira jusqu’à brandir des prospectus informatifs à ses futures proies ! Quelque peu psychorigide, l’individu n’accepte guère le désordre et exècre par conséquent ces horribles surfeurs qui glissent hors des pistes à toute berzingue. Dès lors, il semble logique de les éliminer un par un et de procéder à la destruction à la hache de leurs planches, objets des délits… Voilà donc de quoi laisser le spectateur perplexe ! D’autant plus que, suivant à la lettre les règles dictées par le SCREAM de Wes Craven, l’identité du meurtrier semble avoir été tirée d’un chapeau à la dernière minute… La cohérence n’est donc pas le souci premier des deux scénaristes et le tueur se permettra même d’éliminer des individus ne répondant pas à ses curieux critères.

Photo : SHREDDER

Mais laissons de côté ces quelques «imperfections» malheureusement récurrentes dans ce genre de production pour aborder les meurtres en eux-mêmes. Très variés, les mises à mort débutent très fort via une décapitation intervenant après seulement trois minutes de métrages ! Malgré la qualité très approximative des effets spéciaux, le spectateur se cale dans son siège, ouvre ses mirettes et attend avec impatience une suite qu’il espère à la hauteur de cette mise en bouche. Malheureusement pour lui, la donne sera toute autre et SHREDDER se révèlera être un film bien timide, usant constamment du hors champ lors des séquences potentiellement réjouissantes. Seule la scène finale, d’autant plus éclatante, parviendra à marquer les esprits de par son côté totalement inattendu. Reste que globalement, on déchante bien vite à la vision de ce énième slasher incapable de surprendre ou d’éblouir graphiquement. Cette série de crimes particulièrement pudiques intervient par ailleurs de manière très sporadique et, entre temps, c’est un véritable vent de solitude qui souffle sur le métrage. L’ennui point rapidement pour ne jamais vraiment quitter les lieux. SHREDDER agit dès les premières minutes comme un puissant somnifère que même les effeuillages réguliers ne parviendront pas à juguler.

Photo : SHREDDER

De temps à autres, le réalisateur tentera de brouiller les pistes en faisant intervenir ce que le spectateur pourra prendre pour un indice. Un autocollant «mort aux surfeurs», un personnage équipé du même masque de ski grotesque que le tueur, un autre doté des mêmes moufles, etc... mais rien n’y fait, impossible d’accrocher à ce métrage étiré très artificiellement sur environ 82 minutes. Une durée bien courte qui apparaît cependant comme fort longue en compagnie de ces quelques «héros» que l’on n’a, à aucun moment, envie d’aimer. Ce dernier point se voit bien évidemment amplifié par un jeu très approximatif et des personnalités quelque peu bâclées et caricaturales… Ajoutons pour finir que SHREDDER ne parvient malheureusement pas à exploiter son cadre original et que les descentes en surf semblent directement issues d’une vidéo familiale dévoilant les débuts du petit dernier sur une planche (d’accord, on exagère un peu !)… Un bien triste constat qui fini d’achever SHREDDER pour le reléguer au même rang que les BLOODY MURDER et autre GRANNY, par exemple. Triste bilan…

Photo : SHREDDER

Si les packagings DVD devaient refléter la qualité du métrage qu’ils contiennent, nul doute que SHREDDER aurait été commercialisé dans une enveloppe de papier kraft douteuse. Il n’en est cependant rien et l’éditeur Elephant décide d’offrir au film l’apparence du prestige via un fourreau métallique. Ne nous emballons pas toutefois car ledit fourreau n’est là que pour masquer le boîtier «Keep Case» classique déjà commercialisé depuis fin 2003 en France. Une fois donc retiré ce fourreau paradoxalement vétuste et surtout bien inutile (il n’est ni joli, ni pare-balle), nous nous retrouvons avec un disque au contenu très léger et surtout, décevant.

Photo : SHREDDER

L’image tout d’abord nous est proposée au ratio 1.33 via un encodage bien évidemment 4/3. Nous sommes donc face à un premier souci puisque le métrage fût tourné avec un ratio cinéma 1.85… La copie est donc violemment rabotée sur les côtés et amplifie encore (et ce n’était vraiment pas nécessaire) l’aspect «téléfilm fauché» de la chose. Un constat d’autant plus impardonnable que les éditions américaine et britannique proposent le film dans des conditions proches du format d’origine. A côté de cela, le rendu de l’image est d’une qualité plutôt correcte et aucun véritable défaut numérique ne vient entacher le visionnage. On pourra reprocher des couleurs assez fades et des contrastes un peu mous mais globalement, SHREDDER peut s’exhiber sans trop de honte.

Photo : SHREDDER

Du côté des pistes sonores, le spectateur aura le choix entre la version originale anglaise ou le doublage en langue de Molière. La première dispose du mixage stéréo d’origine alors que le français s’étale pour sa part sur six canaux… Point d’illusion toutefois, ce dernier mixage relève du grand bluff puisque vos enceintes arrière ne seront pour ainsi dire jamais sollicitées. Lorsqu’elles le seront, ce sera pour délivrer un message identique à celui des enceintes avant… Que l’on opte pour l’une ou l’autre des deux possibilités sonores, le résultat sera quoiqu’il arrive invariablement plat. Nous noterons par ailleurs que le doublage français s’avère peu convaincant, même s’il ne dénature pas forcement les lignes idiotes de dialogues… Signalons enfin la présence d’un sous-titrage français amovible de qualité honnête.

Photo : SHREDDER

Abordons pour finir la section des bonus qui, bien évidemment, s’avère très légère. Pour un tel film, il eut été étonnant que l’on décide d’investir dans un Making-Of ou un quelconque documentaire. C’est pourquoi nous devrons nous contenter de la bande-annonce, elle aussi recadrée (disposant des mêmes options sonores que le film), ainsi que de six filmographies. Présenté sous la forme d'une succession d'images fixes, ce dernier bonus se propose donc de lister de manière extrêmement sélective les principales prestations des acteurs du métrage. Essentiellement télévisuelles et bien souvent secondaires, ces performances n'offrent en réalité que très peu d'intérêt... Aussi, nous aurions bien entendu préféré retrouver les quelques scènes coupées disponibles sur le disque Zone 1 (Etats-Unis). Dommage, elles brillent ici par leur absence et nous imaginons donc fort logiquement qu’elles ont fondu lors de leur traversée de l’atlantique…

Xavier Desbarats

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