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 FILM INFOS

 Titre original

 PARANOIA

 Autres titres

 A QUIET PLACE TO KILL

 Année

 1969

 Nationalité

 Italie /  Espagne /  France

 Réalisation

 Umberto Lenzi

 Scénario

 Bruno Di Geronimo
 Rafael Romero Marchent
 Marcello Coscia
 Marie-Claire Soleville

 Musique

 Gregorio Garca Segura

 Acteurs

 Carroll Baker
 Jean Sorel
 Anna Proclemer
 Luis Davila
 Marina Coffa
 Alberto Dalbes
 Jacques Stany
 Manuel Daz Velasco
 Hugo Blanco
 Lisa Halvorsen
 Calisto Calisti

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Trash Mountain

Format Disque

Simple Couche

Durée

90 minutes

Format Image

Format Sonore

Italian

Sous-titrages

Japanese

 

 SUPPLEMENTS

 •Bandes-annonces£
 • L'Harem
 • Knife of Ice§

 

 ON AIME

• un beau thriller sexy, coloré et précurseur.

 ON N'AIME PAS

• Peu de bonus, seule une version italienne sans sous-titre.

 A QUIET PLACE TO KILL

 PARANOIA

Romolo Guerrieri a ouvert la voie avec L’ADORABLE CORPS DE DEBORAH mais c’est Umberto Lenzi qui remportera le pactole avec UNE FOLLE ENVIE D’AIMER (en version originale ORGASMO). La base du «sexy-giallo», thriller érotique à l’italienne, fut jetée avec cet énorme succès de 1968. C’est donc en reprenant le triangle classique argent/sexe/meurtre que Lenzi rempile l’année suivante avec ce PARANOIA. Reprenant son égérie Carroll Baker et ralliant de nouveau le couple vedette de L’ADORABLE CORPS DE DEBORAH qu’elle a formé avec Jean Sorel, Lenzi apporte une nouvelle variation sur le thème du triangle amoureux «à la DIABOLIQUES».

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Hélène (Carroll Baker) est coureuse automobile victime d’un accident de voiture. Sortie de l’hôpital, elle retrouve son ex-mari Maurice Sauvage (Jean Sorel). Il s’est remarié depuis avec Constance (Anna Proclemer) qui ne tarde pas à faire du charme à Hélène. On apprend qu’Hélène, poussée par le désespoir, a tenté de tuer son ex mari par le passé… et la nouvelle femme, malade de son playboy de mari et de son arrogance, va pactiser avec Helène afin de l’éliminer. Mais tout ne se passe pas comme prévu et Constance meurt. Survient alors Susan (Marina Coffa), la fille de Constance qui soupçonne les deux amants à nouveau réunis. Qui plus est, quelqu’un aurait également filmé la scène du meurtre !

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Produit par la Tritone (déjà responsable d’ORGASMO) mais également par la Medusa de Luciano Martino, PARANOIA est co-écrit par l’une des scénaristes d’ORGASMO, Marie-Claire Soleville. Ceci peut expliquer d’autres similitudes se retrouvant ça et là, en dehors des mêmes scénaristes, actrices, réalisateur. Il suffit juste de regarder la volonté évidente de titiller le spectateur avec un lesbianisme naissant, le démarquage des DIABOLIQUES, des corps dénudés, une jalousie intempestive et l’appât du gain. SI DOUCES, SI PERVERSES (en version originale COSI DOLCE, COSI PERVERSA) viendra clore ce qu’on peut appeler une trilogie du suspense érotique de la haute société. Lenzi posera en effet comme jalon le fait que la jalousie, l’argent, le stupre, la luxure et le meurtre se nichent au creux des nantis de ce monde. L’opulence ostentatoire des décors n’est qu’un reflet d’une société superficielle où seule l’apparence règne en maître, ceci pour mieux masquer la vilenie du comportement humain.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Il ne faut cependant pas prendre PARANOIA pour une œuvre d’auteur . Si des références évidentes à BLOW UPAntonioni ou de HOUSE BY THE RIVER de Fritz Lang sont avancées, point de regard sociologique ni d’élégance dramaturgique à la Tessari dans UNA FARFALLA CON LE ALI INSANGUINATE. Nous sommes en plein film commercial, œuvre d’exploitation habile certes mais dénuée de tout fondement supplémentaire que celui de divertir.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Umberto Lenzi nage non pas en eaux troubles mais en plein délire swinging 60’s ! Jamais l’utilisation du format Scope ne sera aussi extravagante qu’ici. Toutes surfaces lisses, translucides, incurvées sont bonnes à laisser transparaître la lumière et les formes, ceci afin d’accentuer la sensation d’une réalité déformée. La création de la profondeur de champ le laisse aller à des excès typiques de son époque : un vrai champ d’expérimentation visuel. Un bémol, le générique de début, composé de scènes du film, révèle de manière discrète mais claire des moments clés de l'intrigue. Dommage.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Superbes utilisation de la plongée (les scènes de la grotte 11mn59 et 12mn01) couplées à des rouges flamboyants aux tendances furieusement gothiques, le réalisateur italien éclabousse le tout des couleurs flashy des vêtements de l’ensemble des protagonistes. Lenzi accentue ses effets agressifs et ludiques avec un jeu sur les miroirs, reflet de la double personnalité et de la duplicité. Eros et Thanatos sont mis en lumière de manière impeccable, parce qu’ils le valent bien. On retrouve plus loin des contre-plongées vertigineuses sous des minijupes de danseuses entamant un rock effréné !

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Les couleurs sont en effet très travaillées : en lisant Les Américains de Roger Peyrefitte, Carroll Baker porte un bikini vert et se lève pour se tenir devant deux verres rouges. Correspondance de couleurs complémentaires qui se retrouvent d’ailleurs composées le long du film. Umberto Lenzi réalise un film ouvertement commercial, mais aussi peut-être son film le plus recherché visuellement parlant.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Grâce à ORGASMO et PARANOIA, Carroll Baker va devenir une véritable star du cinéma de suspense coquin. Elle s’y dévoile largement ici, ce qui peut paraître surprenant pour une star hollywoodienne qui brillait ne serait-ce que quatre ans auparavant dans la biographie de HARLOW, LA CONQUETE DE L’OUEST ou encore LES AMBITIEUX. Des problèmes divers (dont principalement d’argent) menèrent l’héroïne de BABY DOLL en Italie pour huit années bien remplies. Elle se déshabille ainsi largement dans PARANOIA, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui réserveront également au film un grand succès. Elle restera néanmoins très vague sur ces années, y compris dans sa biographie de 1983 où elle y fait une impasse. Elle semble même confondre ces deux premiers opus réalisés par Umberto Lenzi. Rien d’étonnant puisque ORGASMO fut sorti sous le titre PARANOIA aux USA et ce PARANOIA chroniqué ici sous le titre A QUIET PLACE TO KILL (qui, hasard des hasards sera presque le même titre d’un autre film d’Umberto Lenzi datant de 1971, UN POSTO IDEALE PER UCCIDERE avec Irene Papas et Ray Lovelock !). Ceci dit, elle n’est pas la seule à confondre les deux titres ! Le DVD présente, sur le menu et dans le boîtier du disque, l’affiche… d’ORGASMO (on y reconnaît d’ailleurs Lou castel et Colette Descombes, absents de PARANOIA !).

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

La copie présentée ici offre une réelle magnificence dans le rendu des couleurs. Chatoyantes et lumineuses, elle inondent l’écran de toute leur splendeur originelle. Ainsi à la scène se trouvant à 37mn16, on y découvre la mer d’un bleu profond translucide rarement atteint. Ce qui, couplé aux yeux bleu acier du séduisant Jean Sorel appelle une mystérieuse résonance. Néanmoins, cet élan chromatique se trouve tempéré par une multitude d’aspérités et griffures remarqué le long de la copie depuis le générique de début et également lors des scènes aux minutes suivantes : 18mn09, 19mn56, 21mn55, 22mn30… 67mn31… et la liste est longue. C’est très regrettable et gâche par instants le plaisir de voir une œuvre rarement présentée dans son format original. Le DVD offre toutefois un transfert 16/9.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

La bande sonore joue la carte de la simplicité et c’est tant mieux : la piste mono italienne demeure claire, avec peu de souffle. Seul regret :une absence d’autres sous-titres que japonais. Mais il s’agit du seul moyen de voir cette œuvre au format original sur un DVD officiel à ce jour.

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

La rareté de cette coproduction franco-italo-espagnole excusera donc les griffures et poussières bien présentes. La jaquette, particulièrement hideuse, est devenue une marque de fabrique chez l’éditeur Japonais. L’intérieur offre néanmoins une photo de Carroll Baker toute jeunette en pin-up et le recto de la jaquette des photos du film. Dommage également que côté bonus, on ne retrouve aucun document rattaché au film mais deux bandes-annonces de films avec Carroll Baker présents chez le même éditeur (IL COLTELLO DI GHIACCIO et L'HAREM).

Photo : QUIET PLACE TO KILL, A (PARANOIA)

Il n’en reste pas moins que même si PARANOIA est parfois considéré comme le plus faible de la trilogie sexy d’Umberto Lenzi, il constitue un programme assurément divertissant et d’une richesse visuelle comme seule les années 60 déclinantes pouvaient offrir. C’est le film le plus ouvertement visuel d’Umberto Lenzi, une vraie démonstration par l’image pour l’image-même.

Francis Barbier

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