6ème Festival TODD-AO 70mm de Karlsruhe

  Todd AO, c’est quoi ?

Les festivals possèdent souvent une fonction de machine à remonter/avancer le temps. Découvreurs de talents, projections annonçant un nouveau futur… ou hommages à des œuvres disparues, célébrant un cinéma voué aux oubliettes. Le festival TODD-AO 70mm de Karlsruhe, projeté au mythique cinéma Schauburg sur son écran-Cinerama, est, au final, un peu des deux !

Tout d’abord : Todd AO, c’est quoi ?

Les années 50 donnèrent naissance à de nouveaux formats de films, souhaitant donner l’envie aux spectateurs de s’éloigner de la télévision pour retourner dans les cinémas. Le CinemaScope, avec son format d’image de 2.35:1 donna l’exemple à suivre. Michael Todd pensa alors à un système qui n’utilisait non plus une pellicule de 35mm, un format accepté par tous à l’époque. Mais à une pellicule de format 65mm, avec 5 perforations par image, donnant ainsi une expérience filmique nouvelle, bien plus qualitative en terme de piqué d’image : le premier exemple d’une haute définition extrême de l’image avec un son stéréophonique sur 6 pistes magnétiques. Filmé sur un négatif en 65mm, les films étaient ensuite tirés sur de la pellicule 70mm, laissant 5 mm afin d’y ajouter les pistes sonores. Le TODD-AO était né, tout comme le 70mm allait révolutionner la notion même de production cinématographique. Donnant alors une dimension épique, un cachet gigantesque pour des projets aussi divers que OKLAHOMA !, LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, CLEOPATRE, CES MERVEILLEUX FOUS VOLANTS DANS LEURS DROLES DE MACHINES

Le but de ce festival demeure non seulement de présenter des œuvres dans le format de projection initialement prévu, mais également de respecter l’ensemble du concept. A savoir la musique d’ouverture, l’intermission, la musique de reprise jusqu’au générique final. Le cinéma Schauburg est justement le lieu idéal afin de retrouver la vraie sensation d’un spectacle grandiose. Ecran incurvé étudié pour le Cinerama, rideaux, lumières qui diminuent au fur et à mesure de l’approche de la fin de la musique d’ouverture, ouverture du rideau… Et la magie opère. Sur trois jours, ce 6ème Festival de Karlsruhe choisi de présenter des œuvres aussi diverses que rares afin de proposer un panorama aussi vaste que possible sur les possibilités qu’offre le 70mm.

A commencer par deux curiosités rarissimes, disparues des écrans pendant presque 50 ans pour des raisons différentes, mais devenues depuis l’objet de certaines spéculations : SCENT OF MYSTERY et THE GOLDEN HEAD.

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 Dossier réalisé par Francis Barbier.

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