Break : Interviews

  Interview Matthias Olof Eich

Eric Dinkian : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Matthias Olof Eich : Mon nom est Matthias Olof Eich. Je suis le réalisateur de BREAK, un slasher qui se passe en forêt. J'ai commencé dans l'industrie en 1999 en tant que décorateur et accessoiriste. J'ai eu la chance de construire des accessoires issus des deux trilogies de STAR WARS pour LucasArts et LucasFilm pour des campagnes de publicités européennes. Ensuite, j'ai tourné quelques clips vidéos, films publicitaires et courts-métrages avec mes propres moyens. En 2005, j'ai joué un rôle dans un film appelé THE BLACK REPTILE. C'est comme ça que j'ai rencontré quelques producteurs. Ils ont aimé un scénario que j'avais écrit et j'ai eu la chance de faire un premier film appelé DEEP HOLLOW. Le fait que nous n'ayons pas assez d'argent pour faire ce que je voulais sur DEEP HOLLOW nous a amené au scénario de BREAK, qui était économique à produire. Et nous y voilà maintenant…

Quelles étaient vos principales influences pour BREAK ? On pense à DELIVRANCE mais aussi à THE DESCENT à cause des rôles principaux tous tenus par des femmes.

Vous avez trouvé. DELIVRANCE et THE DESCENT sont deux de mes films favoris et vous pouvez trouver beaucoup de similitudes avec BREAK. Mais mes plus grandes influences étaient les séries B américaines. J'ai grandi avec ces films. Mon frère aîné et ses amis avaient pour habitude de tourner des films comme ceux qu'ils voyaient au cinéma. Et quand ils ont commencé leurs premiers courts-métrages, c'était toujours gore. C'était marrant de voir ça alors que j'avais 9 ans.

Comment avez vous réuni ces comédiennes dans un film tel que BREAK ?

L'idée des personnages féminins était déjà dans le premier jet du scénario. J'ai vraiment aimé cette idée de casting. Je déteste les films qui mettent en scène des personnages d'hommes "héroïques". Donc il n'y en a pas dans BREAK. J'espère que le public va se demander qui devra faire face à ces bouseux.

Est-il difficile de produire un film d'horreur en Allemagne ?

Oui, absolument. Permettez-moi de citer Andreas Marschall, un ami et réalisateur du film TEARS OF KALI : "Si vous tournez un film d'horreur en Allemagne, la profession va vous regarder avec condescendance. Tourner un film d'horreur en Allemagne c'est comme tourner un film porno". Et il a raison. C'est très dur d'obtenir de l'argent pour vos idées. Vous ne pourrez jamais faire un film comme UNE NUIT EN ENFER en Allemagne… A moins que ce soit avec votre propre argent. L'Angleterre et la France sont bien plus ouvertes pour le cinéma de genre.

Combien de temps ont duré le tournage et la post-production de BREAK ?

Nous avons eu besoin de 21 jours de tournage et de 3 jours pour retourner quelques plans. La post-production entière, comprenant tous les effets spéciaux, musique et effets sonores, a duré 6 mois. Mais je dois dire que la post-production a été faite durant notre temps libre. N'oublions pas que BREAK est un film indépendant et qu'après les 3 semaines de tournage nous avons tous dû revenir à nos emplois courants. Je suis très fier de chaque membre de l'équipe. Ils ont effectué un super boulot et j'aimerais les revoir tous à nouveau.

BREAK est gore mais c'est un film fun à regarder. Puis arrive la scène de viol qui est très dérangeante. Quel était votre but avec cette scène ?

Yeah, la scène de viol… Je pense que c'est cette scène qui fait que le poster de mon film est maintenant punaisé au mur de chaque bureau de classification Allemand. (rires). C'est facile à expliquer. Je n'arrive pas à trouver la moindre chose amusante dans le viol d'une femme…. C'est pour ça que j'ai voulu en montrer un de la manière la plus dure qui soit. Je savais déjà sur le plateau que cette scène serait violente et dérangeante, alors j'ai tourné des scènes en plus pour me donner la possibilité de couper le viol. Après le visionnage d'un premier montage, chaque membre du public m'a dit de couper le viol parce que c'était le pire truc qu'ils avaient vu et le visionnage de la séquence leur était très inconfortable. J'ai décidé de ne pas la couper mais l'ai réduite de trois à une minute seulement. Mais, ça reste dur à regarder donc mon but était atteint. Même le fan de slasher le plus endurci devient nerveux en la regardant. C'est ce que j'aimerais que les gens retiennent de BREAK : couper les burnes d'un mec c'est marrant, violer une femme non.

Quelles ont été les réactions face à BREAK jusqu'à présent ?

La meilleure réaction que j'ai reçue c'est celle des gens stupéfaits d'apprendre que le film a été fait en Allemagne par des Allemands. Quand j'ai commencé à travailler sur BREAK, mon but était de viser l'international et pas le marché allemand. Ainsi quand les gens me disent qu'ils n'ont jamais pensé que c'était un film allemand, je me sens fier de mon travail.

Quel est le futur de BREAK ?

Le film va sortir en DVD dans pas mal de pays cet été.

Quels sont vos projets maintenant ?

Oh, je ne peux pas parler de ça… Sinon, je devrais vous tuer vous… et tous vos lecteurs ! (rires). Le cinéma indépendant a les mêmes contraintes que LucasFilm… TOP SECRET... Sérieusement, on a déjà commencé le prochain film. Je ne veux pas trop en dire pour l'instant car l'histoire est assez simple et je ne voudrais pas gâcher le fun de la découverte. Mais ce que je peux dire, c'est que ce nouveau film comptera encore plus de morts que dans BREAK. Il y aura des effets pyrotechniques et beaucoup de moments drôles. Ce sera très différent de BREAK.

 Dossier réalisé par Eric Dinkian & Sandrine Ahson.

 Remerciements à Marina Anna Eich, Matthias Olof Eich & Ivo Scheloske.

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