Kedi (2016) - Ceyda Torun

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bluesoul
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Kedi (2016) - Ceyda Torun

Message par bluesoul » sam. déc. 30, 2017 7:54 am

[Turc: Cats ] a.k.a. Kedi - Des chats et des hommes

Depuis des siècles, des centaines de milliers de chats vagabondent dans les rues d’Istanbul. Sans maîtres, ils vivent entre deux mondes, mi sauvages, mi domestiqués – et apportent joie et raison d’être aux habitants. KEDI raconte l’histoire de sept d’entre eux. (source Allocine)

Ce n'est plus un secret sur le forum, bibi aime les chats :oops: et c(h)at ne date pas d'hier. En fait, ca date de presque 35 ans (depuis que Mme Bluesoul (mere) ait ramene un chat ramasse dehors qui m'attendais au retour de mon visionnage en salle de...Return of the Jedi(!) Non, ca ne s'invente pas! :D .

Kedi ("chats" en turc) est un documentaire turco-americain dont le concept pourrait se resumer un peu trop facilement a "Cats Istanbul'da(!)" :lol: et dresse en fait a travers le "portrait" de 7 chats des rues et des relations que certains habitants ont tisse avec ces derniers (voire plutot des relations que les insondables FELINS ont tisse avec LES HOMMES :wink: ) un portait de la capitale et de la population stambouliote, divisees entre tradition et modernite, chaos et ordre, passe et present, laicite et religion, mais etonnament unie dans son affection pour la population feline de la capitale (plus d'un million de chats des rues a ce que l'on dit :shock: ).

Pour les intervenants, les chats sont tour-a-tour des extra-terrestres radicalement differents et insondables, mais avec lesquels l'on parvient comme par magie a communiquer, des partenaires, des representants / envoyes de Dieu, voire les seuls qui parviennent a remettre a leurs places respectives: eux-memes, les hommes et Dieu, des sauveurs ou des membres de la famille, voire bien plus.

Chaque jour, les stambouliotes croiseront des dizaines, voirs centaines de felins et beaucoup auront des interactions avec ces derniers, rendant ceux-ci inseparables de la capitale et de son atmosphere.

Divisee par le Bosphore et chevauchant deux continents, l'Europe et l'Asie, Istanbul, ville cotiere et maritime depuis la nuit des temps a vu acoster navires et debarquer marchandises et...chats (embarques pour lutter contre les rats et souris), permettant a ces derniers de literalement prendre (pacifiquement) le controle de la ville...

Manquant d'un reel fil narratif, le documentaire est surtout une promenade a travers les rues de la ville, ville filmee au raz-des-pattes, mettant en evidence l'insondable mystere qui emane des felins qui regardent la capitale d'un regard tour-a-tour, joueur, severe, blase, amuse, inquiet ou tendre et l'etrange fascination qu'ont les hommes pour ces derniers.

Plus une "promenade" donc qu'un reel "film", mais neanmoins (et a moins d'avoir une reelle aversion pour les chats) un film qui suscite une empathie pour nos amis turcs, selon l'adage que "les gens sont partout semblables", et que peut-etre, c'est grace...aux chats...? :wink:

Kedi: 4.25 / 5 (un documentaire tres chat-leureux :wink: pour finir l'annee en beaute et en toute quietude)

Trailer


P.S. Pour ma part, je me rappelle de l'adage que j'entendais souvent etant gosse et selon lequel: "Dieu avait cree le chat pour que l'hommes puisse caresser un fauve..."
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.

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Manolito
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Re: Kedi (2016) - Ceyda Torun

Message par Manolito » sam. janv. 13, 2018 10:31 am

"Kedi, des chats et des hommes" est effectivement un sympathique documentaire animalier, parlant d'un animal domestiqué par l'homme (bien que comme le fait remarquer Bluesoul, en sortant du cinéma, on a plutôt l'impression que c'est le chat qui domestique l'homme). Il ne se déroule pas dans un pays sauvage, mais dans une grande ville d'Europe, Istanbul, et l'être humain est partie intégrante de l'écosystème dans lequel vivent ses chats pas trop sauvages.

Portraits croisés d'hommes et d'animaux donc, dans une ville chaotique et pourtant apaisante, où les chats font leur vie, parfois aidés par les hommes. Une agréable flânerie dans une ville d'aujourd'hui, où les chats savent nous faire regarder la vie et le temps qui passe du bon côté, sous leur regard intemporel.

Certes, le film oublie soigneusement de relever les soucis liés à une forte population de matous de gouttière dans une grande ville (maladies en particulier, pour eux et les hommes), mais on se rappelle en souriant de Psycho la jalouse, des querelles de territoire ou chaque bout de trottoir est l'enjeu de feulements et d'échanges de regards furibonds, ou de ce chat bien élevé qui gratte à la vitre du restaurant avec insistance !

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