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28 JOURS PLUS TARD
U.K. / Etats-Unis - 2002 - 112 minutes
de Danny Boyle
avec Cillian Murphy, Noamie Harris, Christopher Eccleston,
Megan Burns, Brendan Gleeson & Noah Huntley

Un commando fait irruption dans un centre ou apparemment sont effectués des expériences sur des singes. L'un de ces pauvres primates est par ailleurs sérieusement attaché sur une table où on le gave d'images hyper-violentes d'actualité ! Alors qu'un scientifique les prévient du danger qu'ils encourent, les membres du commando décident de libérer les pauvres bêtes. Mal leur en a pris car dès la première cage ouverte, l'animal libéré se précipite sur son sauveur pour le mordre et, alors, qu'ils arrivent à peine à contenir les assauts du singe enragé, la victime de la morsure prend la relève en se transformant en une véritable machine à tuer, le massacre commence… 28 jours plus tard, Jim se réveille au milieu d'un hôpital ou règne un silence morbide, et réalise non sans difficulté que la ville entière, Londres, est complètement désertée…Son cauchemar ne fait que commencer…

Le film, entièrement tourné en DV, possède un rythme bien soutenu ne nous laissant pas une seule occasion de reprendre le fil de nos pensées… Danny Boyle possède, par ailleurs, un certain talent pour enfoncer l'accélérateur par moments et nous propulser pied au plancher, dans des scènes d'une sauvagerie si brutale qu'on se surprend presque à retenir sa respiration.

Il faut bien le reconnaître, le film donne incontestablement l'envie de le comparer non seulement aux dernières références zombiesques sur pellicule, mais également aux plus grands classiques du genre. En effet, dès le début on a vraiment l'impression que le film commence là où l'adaptation cinématographique de RESIDENT EVIL s'arrêtait, d'où la première comparaison avec un film de morts errants. En plus de la cause, un virus, la conclusion du film de Paul Anderson, nous laissait assister à la vision d'un monde en plein chaos tout en nous laissant sur notre faim.

Dans les grandes lignes, les zombies de 28 JOURS PLUS TARD sont par contre assez atypiques puisque le virus a une fâcheuse tendance à transformer en quelques secondes n'importe quels êtres vivants en prédateurs survitaminés qui ne sont pas du genre à traîner des pieds nonchalamment dans les rues. Dans le genre, ils font penser aux morts-vivants énervés de L'AVION DE L'APOCALYPSE avec une attitude bien plus véloce encore ! Chacune de leurs apparitions est d'ailleurs réellement effrayante alors qu'il n'est pas question ici d'abuser de maquillage grand-guignolesque.

Danny Boyle et son scénariste sont-ils des fans de la trilogie de Romero ? Cela peut paraître évident tant le film regorge de références ! Et quoi de plus beau que de lui rendre hommage en insérant ici et là, l'une ou l'autre séquence faisant inévitablement penser à ses modèles : l'enfant zombie de la station service, le shopping dans une grand surface désertée, la base militaire hyper protégée et ses militaires maboules, et même Mailer, le soldat cobaye enchaîné, sont par exemple autant de références à son modèle spirituel… Volontaires ou pas, la question mérite de lui être directement adressée. Mais cela ne s'arrête pas là puisque le film regorge d'autres références. Par exemple le prêtre contaminé lui aussi ne peut nous éviter de penser à FRAYEURS de Lucio Fulci.

En définitive, 28 JOURS PLUS TARD est bien le film du genre que l'on attendait, même s'il peut décevoir quelque part légèrement les fans des excès gore (quoi que le film en contient un bonne dose !). Au bout du compte, Danny Boyle nous surprend agréablement par son aisance à maîtriser le sujet.

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Dossier réalisé par Christian De Coninck et Didier Stefek

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